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Certains cancers sont dépistés systématiquement à partir d’un certain âge. D’autres, comme le cancer de la prostate, le sont au cas par cas. Pourquoi ? La Haute Autorité de Santé (HAS) explique.

 

Avant d’organiser un dépistage systématique, le ministère de la Santé et des Sports doit être sûr que ce dépistage comporte plus d’avantages que d’inconvénients. C’est le cas du cancer du sein et du cancer colorectal, qui, lorsqu’ils sont détectés tôt, ont plus de chance d’être guéris.

Concernant le cancer de la prostate, la HAS recommande aux médecins d’inviter les hommes à se faire dépister au cas par cas, et à les informer des conséquences des traitements. En effet, certaines formes de cancer évoluent lentement. Pour l’HAS, systématiser leur dépistage risquerait de :

  • détecter des cancers précoces, qui ne se seraient jamais déclarés du vivant de la personne, ou qui n’auraient pas forcément évolué ;
  • soumettre les patients à des traitements parfois inutiles, et aux effets secondaires non négligeables : incontinence, troubles de l’érection…

 

Pour en savoir plus


  • Le site internet de la HAS, www.has-sante.fr et plus particulièrement :
    - les recommandations de la HAS
    - des éléments d’information des hommes envisageant un dépistage individuel du cancer de la prostate
    HAS, 2 avenue du Stade de France, 93218 Saint-Denis La Plaine cedex.
    Tél. : 01 55 93 70 00.
  • Cancer Info Services : 0 810 810 821 (prix d’un appel local), du lundi au samedi de 9 h à 19 h. Des spécialistes vous informent, vous écoutent et répondent à vos questions juridiques.
    Des informations sont également disponibles sur www.e-cancer.fr/cancer-info. Concernant les dépistages, consultez le mini-site dédié.
  • Des brochures d’information sur le site de l’Institut National du Cancer, www.e-cancer.fr :
    - Traitements du cancer et chute des cheveux
    - Douleur et cancer
    - Vivre pendant et après un cancer
    - Comprendre la chimiothérapie
    Institut national du Cancer, 52, avenue André Morizet, 92513 Boulogne-Billancourt cedex. Tél. : 01 41 10 50 00.
  • La Ligue contre le cancer : www.ligue-cancer.net, pour échanger sur des forums, ou participer à des groupes de paroles.
    - Ligue contre le cancer, 14 rue Corvisart, 75013 Paris. Tél. : 0 810 111 101 (prix d’un appel local).

 

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Par Pierre Elion


1 Commentaire
  • leote95 a dit :
    21 décembre 2010 à 18 h 49 min - Signaler un abus
    Mon mari a 63 ans et est atteint depuis 2005 d'un cancer de la prostate. Ce cancer a été découvert de façon fortuite à l'occasion d'une première visite chez le médecin référent qui avait souhaité faire faire des analyses de routine sur un patient qu'il ne connaissait pas.
    Le résultat des analyses a fait apparaitre un PSA de 700. Malheureusement, des métastases étaient déjà présentes dans les os.

    Un dépistage systématique aurait permis un traitement localisé par curithérapie ou radiothérapie. Or, il a fallu dès le départ un traitement par hormonothérapie + chimiothérapie.

    Nous ne comprenons pas, alors qu'il a fait un bilan sécurité sociale à 57 ans, qu'un dosage n'ait pas été fait à ce moment-là.Il aurait permis de déceler ce cancer et de le traiter plus rapidement, ce qui aurait éviter beaucoup de souffrances à mon mari et moins de frais pour la communauté (connaissant le coût ehorbitant des traitements).
    Aujoud'hui après 3 chimio différentes en 5 ans, et une 4ème en cours, mon mari est devenu résistant aux taxanes, principes actifs utilisés en injection dans le traitement des cancers de la prostate et autres types de cancers.
    Nous attendons que le Ministère de la Santé homologue un nouveau produit destiné à ceux sur qui les traitements à base de taxanes ne sont plus possibles : le Cabazitaxel(Laboratoire AVENTIS). Ce produit déjà utilisé aux USA donne d'excellents résultats et fait regresser la mortalité. Il a fait l'objet d'études cliniques en France au début de l'année qui elles aussi ont donné de bons résultats.

    Nous l'attendons avec impatience. Là encore, il y a des blocages administratifs.

    Aujourd'hui, d'après les statistiques je crois qu'1 homme sur 3 risque d'être atteint d'un cancer de la prostate.

    Personnellement, je suis pour le dépistage systématique.
    Comme cela n'existe pas, j'en parle autour de moi et encourage tous les hommes à faire un dosage du PSA à partir de 50 ans.

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