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10 conseils pour choisir son ostéopathe

10 conseils pour choisir son ostéopathe

L’ostéopathie peut s’avérer utile lorsqu’elle est exercée par des professionnels compétents. Mais sur quels critères choisir un ostéopathe, et peut-on reconnaître les «bons» des «mauvais» ?

1. Ce que soigne l’ostéopathe

L’ostéopathe a pour mission d’identifier les problèmes fonctionnels et d’y remédier par des techniques manuelles. Il peut s’agir de troubles musculo-squelettiques (mal de dos ou douleurs articulaires par exemple) ou liés à l’appareil circulatoire ou digestif. Et la douleur peut être aiguë (suite à un choc notamment) ou chronique (causée par une mauvaise posture). L’ostéopathe est tenu de vous orienter vers un médecin dès lors que les symptômes dépassent son champ de compétences, persistent ou s’aggravent.

 

2. Ce que l’ostéopathe ne soigne pas

En aucun cas, l’ostéopathe ne peut guérir des maladies graves telles que le cancer. Par contre, il peut intervenir, parfois, en complément d’un traitement pour soulager certains troubles liés à la maladie, mais uniquement après avis du médecin traitant. Méfiez-vous des charlatans qui promettent monts et merveilles, notamment de vous soigner à distance. Un ostéopathe n’a rien à voir avec un guérisseur, un magnétiseur ou un rebouteux.

 

3. Un bon ostéopathe effectue un bilan complet à la première consultation

L’ostéopathe a une approche globale. C’est pourquoi, la première consultation est consacrée à une « révision complète ». Celle-ci débute par un questionnaire détaillé sur les antécédents (maladies, opérations, traitements…), l’activité professionnelle et les loisirs. N’hésitez pas à venir avec votre dossier médical et vos radios si vous avez subi une opération ou si vous avez été victime d’un accident récemment. Il pourra ainsi s’assurer que l’ostéopathie n’est pas contre-indiquée dans votre cas.

Deuxième temps fort : l’inspection. L’ostéopathe ne vous fait pas allonger tout de suite. Il observe d’abord comment vous vous tenez debout, vous vous penchez en avant… D’où la nécessité d’être en sous-vêtements pour qu’il puisse voir comment le corps se comporte (vertèbres, muscles, articulations…). Ensuite, il fait des tests de mobilité de la tête aux pieds, pour déceler d’éventuels points de blocages et cela, quel que soit le motif de consultation.

À la fin de la première consultation, et au cours des suivantes, il procède aux réajustements nécessités par les troubles décelés. Toujours en douceur, sans forcer ni provoquer de douleurs, même si certaines articulations peuvent parfois « craquer ».

 

4. Une consultation d’ostéopathie dure au moins 30 minutes

Autre critère indispensable : le temps passé, même si cela ne donne aucune garantie quant à la qualité des soins apportés. L’ostéopathe doit consacrer au moins une demi-heure par consultation.

 

5. Le cabinet de l’ostéopathe doit être bien tenu

Également gage de sérieux, le cabinet de l’ostéopathe doit être propre et non pas situé dans les locaux insalubres d’une arrière-boutique. La table sur laquelle le patient s’allonge doit elle aussi respecter les normes d’hygiène. Et s’il y a une assistante, son bureau ne doit pas être dans la même pièce, pour respecter l’intimité.

 

6. Des premiers résultats dès la 2e ou la 3e consultation

Des signes d’amélioration de la mobilité apparaissent en général après deux ou trois consultations, parfois dès la fin de la première. Ce qui ne signifie pas que la douleur, elle, disparaisse immédiatement. Il n’est souvent pas nécessaire de poursuivre les ajustements ostéopathiques au-delà de 3 consultations. Méfiance donc si un ostéopathe multiplie les consultations sans explications. Et surtout s’il ne respecte pas un intervalle d’environ 3 semaines entre chacune, indispensable pour laisser le corps se reposer. D’ailleurs, en général, il vous indique les mouvements à proscrire dans les jours qui suivent, pour ne pas nuire au travail effectué.

 

7. Un ostéopathe ne peut utiliser ce titre sans diplôme ou autorisation spécifique

Pour pouvoir utiliser le titre d’ostéopathe, il faut être titulaire d’un diplôme spécifique délivré par un établissement reconnu par le ministère de la Santé ou avoir obtenu son autorisation pour exercer.

Il existe plusieurs profils de praticiens. Certains sont exclusivement ostéopathes et n’ont suivi que ce cursus ou sont d’anciens médecins, kinésithérapeutes, infirmiers, sages-femmes… D’autres enfin continuent d’exercer leurs deux spécialités en parallèle.

 

8. Le coût moyen d’une consultation se situe entre 40 et 80 euros

Les honoraires des ostéopathes sont totalement libres. Néanmoins, en moyenne, une séance coûte entre 40 et 80 euros. Pour éviter les mauvaises surprises, pensez à poser la question avant de prendre rendez-vous. Par ailleurs, le droit de la consommation oblige les praticiens à afficher leurs tarifs. L’ostéopathie n’est pas remboursée par l’Assurance maladie.

 

9. Pour être remboursé par votre mutuelle, votre ostéopathe doit être agréé

Beaucoup de complémentaires santé prennent en charge, selon la garantie souscrite, les séances d’ostéopathie (en partie ou en totalité), et sur présentation d’un justificatif (facture ou note d’honoraires). Celui-ci doit indiquer le n°Adeli du praticien qui atteste de son agrément. Pour connaître les professionnels agréés dans votre département, vous pouvez contacter l’Agence régionale de santé qui doit normalement vous fournir une liste sur demande (voir la carte de France des ARS). Mais vous pouvez aussi tout simplement demander à votre ostéopathe son n°Adeli, avant de prendre rendez-vous.

 

10. Méfiez-vous des annuaires d’ostéopathes qui circulent sur internet

On trouve de nombreux annuaires d’ostéopathes sur le Net qui offrent souvent peu de garantie quant à la qualité des praticiens. Plusieurs syndicats ou associations d’ostéopathes donnent eux aussi des coordonnées sur leur site, dont certains assurent exiger un niveau d’études élevé pour pouvoir y figurer.

 

La formation des ostéopathes bientôt mieux encadrée

Un décret publié récemment au Journal officiel permettra de mieux encadrer la formation des ostéopathes, dont le nombre a explosé en France ces dernières années pour atteindre actuellement les 22 000 praticiens. Les procédures d’agrément de ces écoles et l’hétérogénéité du niveau de leurs formations avaient été largement critiquées par un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) en 2012.

À partir de septembre 2015, pour obtenir leur agrément, les écoles d’ostéopathie devront répondre à vingt-quatre critères de qualité, parmi lesquels l’obligation d’employer des formateurs ayant acquis une expérience professionnelle d’au moins cinq ans. Pour bénéficier du titre d’ostéopathe, l’étudiant devra avoir validé une formation de 4 860 heures et une pratique clinique incluant 150 consultations complètes. Des mesures attendues de longue date par la profession et qui, selon le Syndicat français des ostéopathes (SFDO), devraient permettre d’améliorer la qualité des enseignements.

Source : ANPM

 

Pour en savoir plus

  • Angélique Pineau
  • Crédit photo : Adam Gregor / Shutterstock

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