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Comment devenir « donneur de voix »

Vous avez du temps libre ? Vous aimez et maîtrisez la lecture à voix haute ? Alors vous pouvez peut-être « donner votre voix » pour enregistrer un livre.

Une voix claire et sans accent prononcé

« Il faut aimer ce qu’on lit et avoir envie de partager son plaisir, de faire vivre le livre. Une simple lecture ne suffit pas ». Jean-Louis Blonde, créateur de « lecturesonore », bibliothèque sonore virtuelle précise quelques règles pour devenir un bon « donneur de voix ». La voix doit également être claire, sans accent prononcé. Comme « lecturesonore », plusieurs associations sur Internet ou dans des bibliothèques font appel à des « donneurs de voix » pour enregistrer des livres et des revues pour les personnes dans l’incapacité de lire (aveugles, malvoyants et certains handicapés moteur…).

 

En bibliothèque ou sur Internet

Si vous voulez franchir le pas, deux solutions : contactez la bibliothèque sonore la plus proche de chez vous ou choisissez sur Internet une des nombreuses associations de malvoyants. Elles vous feront probablement passer un petit test, souvent l’enregistrement d’un texte court. « Nous le soumettons ensuite à un comité de lecture », explique Catherine Chazé, secrétaire nationale de l’association des donneurs de voix (ADV). S’il est validé, vous pourrez vous lancer dans l’enregistrement de votre premier livre.

 

Des exigences et des logiciels différents

Chaque association a une méthode différente, selon son logiciel et ses exigences. « Le donneur de voix envoie le livre quand il est prêt et s’il traîne, ce n’est pas bon signe. Un « bon donneur de voix » enregistre un livre par mois et lit chaque jour, comme un coureur a besoin de courir chaque jour. S’il n’éprouve pas ce besoin et lit par obligation, il vaut mieux qu’il laisse tomber », précise Jean-Louis Blonde.

« Nous conseillons de ne pas lire plus de 30 minutes sans interruption car après la voix se fatigue », ajoute Catherine Chazé. Quelle que soit l’association choisie, en devenant donneur de voix bénévole vous permettez à des malvoyants d’accéder à la « lecture ».

 

Quelques exemples

L’association des donneurs de voix (ADV) anime les 120 bibliothèques sonores de France et 350 000 ouvrages sont déjà disponibles. Certaines d’entre elles organisent des rencontres entre des audiolecteurs et des donneurs de voix. Renseignez-vous dans la bibliothèque sonore la plus proche de chez vous ou sur le site de l’association des donneurs de voix.

Lecturesonore est la bibliothèque sonore virtuelle de l’UNADEV (union nationale des aveugles et déficients visuels). Elle compte environ 400 ouvrages. « La qualité de nos enregistrements est appréciée. Nous privilégions la qualité à la quantité », rappelle Jean-Louis Blonde.

Le GIAA (groupement des intellectuels aveugles ou amblyopes) a une librairie sonore de plus de 4800 ouvrages. « Après un test de voix, nous proposons au donneur de voix, une formation de 3 heures à l’utilisation de notre logiciel. Nous demandons une disponibilité de 5 heures par semaine », explique l’une des responsables. Renseignements sur le site du GIAA pour devenir bénévole.

  • Cécile Fratellini
  • Crédit photo : Crédit photo : Getty Image / Maskot

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