Le moniteur compagnon facilite la chirurgie ambulatoire à la Clinique Jules Verne

Le moniteur compagnon illustre les choix technologiques opérés par la Clinique Jules Verne, pour rassurer le patient et faciliter sa prise en charge.

Pourquoi ? Comment ?

Le moniteur compagnon arrive à la Clinique Jules Verne de Nantes. Elle se positionne comme leader pour certaines prises en charge, en ambulatoire. Jusqu’à 200 patients quotidiens, avec une croissance de 5 à 10 % par an, passent par l’Unité de Chirurgie Ambulatoire (UCA). Et pour des interventions de plus en plus complexes. Une des grandes priorités est de savoir organiser les flux de patients, en préservant leur sécurité, leur information et leur confort ; tout en réduisant sans relâche les temps inutiles.

À quoi sert le moniteur compagnon ?

Dès son arrivée dans l’unité de soins et, ce, jusqu’à son départ, le patient est équipé d’un moniteur de petite taille dit « compagnon ». Il assure le recueil et l’affichage permanent de ses constantes vitales, et la mise en réseau de ces informations. Une fois en tenue de bloc, le patient est installé dans un box, sur un fauteuil opératoire, où une infirmière intervient pour l’équiper de son monitorage, assurant la surveillance des constantes vitales, et effectuer les soins pré-opératoires.

En quoi est-ce un choix stratégique du projet médical de la Clinique ?

La Clinique Jules Verne a choisi d’optimiser le développement de l’UCA en individualisant, sous le terme de circuit court, les flux de patients concernés par des interventions de durée moyenne à brève, standardisées et à forte activité. La construction de l’extension livrée en février 2016 a permis de repenser ces parcours, de restructurer les espaces dédiés à l’ambulatoire et de prévoir une entrée clairement identifiée et distincte.

Que doivent ces progrès aux nouvelles techniques ?

Désormais, la chirurgie mini-invasive et des techniques anesthésiques très ciblées, permettent des interventions chirurgicales dites en « circuit court », sur une durée de présence limitée, souvent à moins de 2 heures. Les différentes étapes du parcours ont, donc, été pensées pour réduire les temps d’attente et, de fait, le stress associé.

Quels sont les avantages pour le patient ?

La prise en charge en circuit court contribue à dédramatiser l’intervention. La meilleure fluidité de chaque étape diminue l’attente, selon le concept de la « marche en avant ». Information du patient et vérification de sa bonne compréhension demeurent fondamentales, avant et après l’intervention. Les patients, et plus particulièrement les patients âgés, sont moins désorientés. Le service Hospi Services, proposé par Jules Verne, permet de supprimer le risque d’isolement, grâce à des aides à domicile ; elles facilitent la préparation de l’hospitalisation et le retour à domicile.

La chirurgie en ambulatoire améliore les conditions de sécurité, avec une sortie sans douleur ni nausées et avec une maîtrise des effets secondaires de l’anesthésie et de la chirurgie. Récupération et remobilisation améliorées sont les deux premiers avantages de cette chirurgie.

Quelles différences entre chirurgie ambulatoire et circuit court ?

La chirurgie ambulatoire est une hospitalisation de moins de 12 heures. Cette prise en charge est proposée pour plus de 70 % des interventions. Le patient est conduit en chambre afin de se préparer pour passer au bloc. Installé sur un brancard, têtière levée, le patient sera conduit en salle de pré-anesthésie puis d’intervention. Une fois l’opération terminée, il passe en salle de réveil conventionnelle, puis revient dans sa chambre pour être surveillé, se reposer et prendre sa collation.

Un parcours de moins de 3h est appelé circuit court. Il est surtout adopté pour les interventions de brève durée comme la chirurgie ophtalmologique, la chirurgie de la main. Le circuit court est également caractérisé par une proximité immédiate avec le bloc opératoire. Une fois en tenue de bloc, le patient est installé dans un box sur un fauteuil opératoire. L’anesthésie et l’opération sont effectuées sans changement de fauteuil. Et c’est toujours sur le même fauteuil qu’il est conduit dans un box pour se reposer et prendre sa collation. La surveillance de ses constantes vitales n’a jamais cessé durant son parcours et est centralisée dans le PC infirmier.

Pourquoi le circuit court constitue-t-il un progrès ?

La prise en charge en ambulatoire est, avant tout, un concept organisationnel. Le parcours du patient doit être parfaitement « balisé ». Rigueur, qualité et sécurité sont les maîtres-mots de cette démarche. Le séjour en ambulatoire est proposé par le chirurgien au moment de la consultation, et validé lors de la consultation d’anesthésie. Information et anticipation dominent cette étape. Il est recommandé que les ordonnances de médicaments, de matériels et/ou de soins soient remises au patient dès cette étape pour que tout soit prêt lorsqu’il rentrera chez lui après l’intervention ou en post-opératoire. Le passeport ambulatoire, remis lors de sa consultation chirurgicale, est le support qui rassemble tous les éléments du parcours.

La part de l’ambulatoire va-t-elle se stabiliser ?

Déjà près de 30 000 interventions en ambulatoire sont réalisées, par an, à la Clinique Jules Verne. Soit un taux de 74 % de prise en charge en ambulatoire, sur l’ensemble des interventions chirurgicales.

Le circuit court a été organisé autour de l’activité d’opthalmologie, avec environ 5 000 interventions par an, et la chirurgie de la main qui a démarré en septembre dernier ; de ce fait, il est prématuré de donner un chiffre représentatif de cette activité.

Galerie photos

Borne d’identification pour les patients en ambulatoire.
L’infirmière installe le moniteur compagnon qui accompagnera le patient durant son séjour à la clinique.
Le moniteur compagnon accompagnera le patient durant tout son séjour à la clinique.
Chambre destinée à l’accueil des patients en chirurgie ambulatoire.
  • Bernard Delion

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