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Des start-up au service de la santé

De jeunes entreprises investissent le champ de la e-santé. Elles innovent en espérant changer la vie des patients et faciliter le quotidien des médecins.

Des start-up au service de la santé

Applications de prévention ou de suivi des pathologies chroniques, prise de rendez-vous médicaux en ligne, objets connectés, téléconsultations médicales… Derrière ces innovations se cachent bien souvent des start-up. De jeunes entreprises qui ont choisi de dédier leur activité à la santé.

« Il existe aujourd’hui entre 200 et 250 start-up dans notre pays », estime le Dr Guillaume Marchand, psychiatre et président de la start-up dmd Santé et de France eHealthTech. Cette association en fédère environ 140. « La plupart sont réellement motivées par l’envie de trouver des solutions pour résoudre des problèmes concrets que les fondateurs ont rencontrés. Même si, évidemment, une petite partie d’entre elles voit aussi la santé comme un eldorado. »

 

C’est quoi une start-up ?

On appelle « start-up » ou « jeune pousse » une entreprise récente, innovante car utilisant une technologie nouvelle ou investissant un marché nouveau. Et dont le potentiel de croissance est fort.

 

Améliorer le suivi des patients

Après avoir suscité des craintes, la e-santé (ou santé connectée) apparaît désormais comme une chance. Elle permet d’offrir de nouveaux outils aux médecins pour améliorer la qualité de vie de leurs patients. Et à ces derniers de prendre davantage leur santé en main.

Certains médecins ont déjà intégré ces innovations dans leur quotidien. C’est le cas du Dr Éric Couhet, généraliste dans le Maine-et-Loire et président de l’association Connected Doctors. « Cela fait quatre ans que j’utilise des objets connectés dans mon cabinet : tensiomètres, glucomètres, oxymètres de pouls, pèse-personnes… »

Trois cents de ses patients possèdent également des objets connectés. Ils lui envoient des données de santé régulièrement par mail. « Pour des pathologies chroniques comme l’hypertension artérielle, le diabète ou encore l’insuffisance cardiaque, cela me permet de voir éventuellement des choses à distance. Et quand on sait que le désert médical avance en France, cela ouvre des possibilités. »

 

À lire aussi : E-santé : Éric Couhet, médecin «connecté»

Notre interview de ce médecin généraliste qui se sert des objets connectés pour soigner ses patients.

 

Fiabilité et protection des données

Tous les professionnels de santé ne partagent pas l’enthousiasme du Dr Couhet. À cela, deux raisons selon le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM). Ils craignent que ce suivi à distance ne leur prenne trop de temps et ils veulent des garanties sur la fiabilité de ces outils numériques. « Prenons l’exemple d’un patient qui a eu un accident cardiaque et qui utilise un bracelet pour prendre son pouls quand il fait son jogging. Si les mesures de cet appareil ne sont pas exactes, celui-ci peut vite devenir dangereux », prévient le Dr Jacques Lucas, vice-président du CNOM et délégué général aux systèmes d’information en santé (voir aussi le n°50 du Bulletin du CNOM consacré aux applications en santé).

Le Conseil national de l’Ordre des médecins milite donc pour la mise en place d’une labellisation indépendante des objets connectés et des applications santé. L’objectif ? Vérifier la fiabilité et la protection des données personnelles (voir son Livre blanc sur la santé connectée, janvier 2015). « Car en conseillant l’un d’entre eux, le médecin engage sa responsabilité », ajoute le Dr Lucas. Aujourd’hui, il existe déjà des labels, créés par des start-up, comme mHealth Quality (dmd Santé) et Medappcare.

 

100 000 applications sur le marché

En 2016, environ 100 000 applications mobiles en santé étaient disponibles sur les plateformes de téléchargement. Et on prévoit 20 milliards d’objets connectés dans le monde en 2020.

Source : rapport du groupe de travail 28 du CSF Santé (document PDF, 214 pages).

 

Des médecins créent leur start-up

Tous s’accordent à dire que les professionnels de santé et les malades doivent être associés dès la conception de ces outils. Parmi les start-up de l’association France eHealthTech, un tiers a été créé par des médecins ou des patients. Et les professionnels de santé sont de plus en plus présents dans les comités scientifiques et d’éthique des entreprises de la e-santé. « Car, même si vous avez une idée géniale, encore faut-il qu’elle réponde à un vrai besoin, résume le Dr Éric Couhet. Sinon, personne ne l’utilisera. »

 

VIDÉO : E-santé : un accélérateur de start-up à Nantes

La Creative Care Factory accompagne 10 start-up qui innovent dans le champ de la santé, du bien-être et du mieux vivre. Essentiel Santé Magazine a rencontré deux d’entre elles.

  • Angélique Pineau
  • Crédit photo : a-image / Istockphotos

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