Pourquoi le vaccin contre le tétanos est obligatoire et celui contre l’hépatite B seulement recommandé ? À partir du 1er janvier 2018, la question ne se posera plus. En effet, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé a annoncé que les 8 vaccins (contre la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le méningocoque C, le pneumocoque et l’haemophilius influenzae B) deviendront obligatoires au 1er janvier 2018. En plus des 3 déjà obligatoires (contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite).
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère qu’il faut que 95 % de la population soit vaccinée pour éviter les maladies. En France, ce taux est atteint pour les trois maladies contre lesquelles le vaccin est obligatoire. Mais pas pour les huit autres maladies dont le vaccin est seulement recommandé. Un exemple : le taux de vaccination pour la rougeole est de 78 %. Ainsi entre 2008 et 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été recensés en France. Et les complications de cette maladie infantile très contagieuse peuvent être sérieuses. Ainsi, près de 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique et 10 sont décédés.
Autre exemple : l’hépatite B où 40 % des adolescents sont vaccinés et 60 % des adultes. Plus de 2000 cas d’hépatite B sont survenus en France entre 2006 et 2013. Cette maladie peut être mortelle ou entraîner une infection chronique (cirrhose, cancer du foie).
Concrètement, le passage à onze vaccins obligatoires représentera 10 injections pour les enfants étalées sur deux ans. 70 % des enfants connaissent déjà ces 10 injections. Tous les vaccins obligatoires seront pris en charge à 100 % : 65 % par l’Assurance maladie et 35 % par les complémentaires santé proposant un « contrat responsable ». À noter qu’il existe des centres de vaccination (renseignez-vous auprès de votre mairie) où la prise en charge est gratuite.
Pour les enfants de 6 ans, lors de l’entrée à l’école qui est obligatoire, ils doivent pouvoir fournir leur carnet de vaccination à jour. Quand le calendrier vaccinal sera modifié, avec des vaccinations obligatoires, il sera nécessaire d’effectuer des rattrapages, afin d’être à jour. Ceux-ci sont définis selon plusieurs schémas.