5 conseils pour éviter de tomber dans le piège des fake news

Les fake news sont nombreuses sur les sites internet et sur les réseaux sociaux. Mais comment réussir à les déjouer ? Voici 5 conseils pratiques pour être plus vigilants à l’avenir.

5 conseils pour éviter de tomber dans le piège des fake news

1. Avoir conscience que tout le monde peut se faire avoir.

Il est illusoire de penser qu’on ne peut pas tomber dans le panneau des fake news (qu’on appelle aussi des « infox », la contraction d’info et d’intox). Si on en a conscience, on sera ainsi plus vigilant.

2. Faire confiance aux experts plutôt qu’aux fake news.

Sur certains sujets, on n’a ni le temps ni les capacités de faire la différence entre vraies et fausses informations. Il faut accepter de ne pas tout savoir et déléguer à ceux qui savent : les experts du sujet abordé. C’est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit de santé.

3. Se méfier des nouvelles trop alléchantes.

Si une information paraît incroyable et que personne n’en a parlé auparavant, méfiance ! Il s’agit peut-être d’une fake news. Il faut aussi se demander qui en est à l’origine : cette personne, cet organisme ont-ils un intérêt (commercial, politique…) à nous convaincre ?

4. Recouper les informations.

Si un site internet affirme quelque chose, on peut vérifier si des médias reconnus ou les sites des ministères, de grandes institutions l’évoquent également. Si ce n’est pas le cas, c’est peut-être tout simplement faux !

5. Bien réfléchir avant de relayer une information.

Pour toutes ces raisons, mieux vaut ne pas partager immédiatement une information, même si elle nous semble importante. Car il s’agit peut-être d’une fake news. Et on participerait alors à sa propagation. Or, en matière de santé, cela peut être dangereux. Alors mieux vaut s’abstenir !

À lire aussi : Pourquoi notre cerveau aime les fake news

Notre interview d’Albert Moukheiber, docteur en neurosciences cognitives.

  • Angélique Pineau-Hamaguchi (avec Albert Moukheiber, docteur en neurosciences cognitives)
  • Crédit photo : Getty Images

3 commentaires pour cet article

  1. Guillaume Sirdesei

    Cher Magazine,

    Il est très heureux que notre magazine nous mette en garde contre les « fausses nouvelles ». Encore faudrait-il qu’il se garde lui-même de diffuser des nouvelles et des informations qui ne sont peut-être pas « fausses » mais qui n’apportent pas grand-chose de nouveau pour éclairer la vérité et qui sont loin de nous être utiles. Par exemple, vous écrivez p. 21 :
    • « Notre cerveau a tendance à réorganiser la réalité pour nous convaincre de choses auxquelles on croit déjà. »
    Dans ce cas, ce n’est pas notre « cerveau » qui est en cause, mais notre éducation, nos capacités d’analyse critique et de recherche de la vérité, d’identification et d’évaluation de la source, de notre rapport aux connaissances livresques et médiatiques et à la connaissance en général, mais encore de notre capacité à démêler le faux du vrai, à savoir comment faire pour s’adresser aux meilleurs sources, etc. Rien à voir avec le « cerveau ». Par exemple, les scientifiques qui ont nié en France les causes anthropiques du réchauffement climatique ont diffusé des « fake news » sciemment parce qu’ils haïssaient les écologistes et l’écologie. Ils ne cherchaient la vérité.
    • « Il se pourrait qu’il y ait une sorte d’attractivité cognitive des fakes news. »
    On admirera la « précision » et le niveau de recherches scientifiques nécessaires pour en arriver à cette affirmation non vérifiée. S’agit-il ici de tous les cerveaux de tous les êtres humains de tous les temps ? Car, parmi les scientifiques aujourd’hui, certains pensent que les OGM sont potentiellement dangereux et d’autres non. Ils ont pourtant tous un « cerveau ».
    D’autre part, « il se pourrait » est une expression qui relève du principe d’insinuation, que l’on trouve souvent d’ailleurs pour faire croire à des « fakes news ».
    • « On aurait tendant à y croire, plutôt que de prendre le risque de ne pas y croire. »
    Mais qui « on » ? Tous les êtres humains ? De Gaulle comme Zemour ? Socrate comme Mme Soleil ?
    • L’exemple des « chasseurs-cueilleurs »
    Quel rapport avec les neurosciences ? L’auteur est-il aussi expert en anthropologie historique ?
    Cet exemple concerne-t-il tous les chasseurs-cueilleurs de la planète et de tous les temps, même ceux qui vivent dans les savanes ou les grandes étendues australiennes désertiques ?
    D’autre part, faut-il considérer les « chasseurs-cueilleurs » comme des demeurés pour leur attribuer un tel comportement ?

    On souhaiterait que notre magazine ait davantage de discernement dans le choix des intervenants et nous apporte des renseignements mieux étayés et donc plus utiles pour nous.
    En vous remerciant à l’avance.

    1. La rédaction

      Bonjour,
      Et merci pour votre commentaire sur notre site et pour votre lecture attentive de notre magazine.
      Concernant notre dossier sur les fake news en santé, paru dans notre numéro de mars, nous avons essayé de faire de notre mieux en interviewant plusieurs personnes différentes, référentes dans leur domaine.
      Par ailleurs, notre mission est avant tout de vulgariser afin d’être compréhensible par le plus grand nombre. Il ne nous est donc pas possible de tout dire, de citer toutes les références dans un dossier de 5 pages.
      En complément, nous avons d’ailleurs publié d’autres articles sur le thème des fake news sur notre site internet.

  2. Renaudon Monique

    Sur les vaccins il y a de quoi être vigilant… Si on s’informe un tant soit peu !
    Il devrait y avoir un vrai débat public et contradictoire. Au lieu de cela on nous affirme que les vaccins ça ne se discute pas ! Il y en a pourtant de la littérature d’experts totalement indépendants des lobbys et qui n’ont jamais droit à la parole sur les médias.
    Je ne demande qu’à être convaincue mais il est normal de se poser quelques questions quand les scandales sanitaires ont tant de mal à émerger… Vioxx, dépakine, médiator etc…

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