Dépistage du cancer : vos témoignages

Dans notre magazine de septembre 2020, nous avions lancé un appel à témoignages sur le dépistage du cancer. Vous avez été nombreux à nous répondre. Voici vos retours.

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Avec cet appel à témoignages, nous voulions savoir si grâce à un dépistage précoce d’un cancer, vous aviez pu bénéficier d’une prise en charge rapide. Vous nous racontez comment vous avez vécu ces tests et même parfois les opérations qui ont suivi. Extraits.

« Que se serait-il passé si je n’avais pas fait ce test ? »

Roger

« Depuis mes 50 ans et tous les deux ans, lorsque j’étais sollicité, j’effectuais les contrôles pour le dépistage du cancer du côlon. Tout allait bien et puis l’année de mes 66 ans, test positif. Rendez-vous avec mon médecin traitant puis un hépato-gastroentérologue, il fallait faire une coloscopie. Résultat, il y avait bien un polype, qui fut retiré, mais plus grave, un cancer du cæcum. Là, tout s’écroule…

Rendez-vous avec le chirurgien, opération, une partie de l’intestin enlevée, une petite semaine à l’hôpital et la délivrance. Pour l’instant tout va bien, je suis suivi tous les trois mois pendant trois ans, puis tous les six mois les deux années suivantes. Pas de rayons et pas de chimiothérapie. Que se serait-il passé si je n’avais pas fait ce test ? Certainement des contraintes de traitement et peut-être une fin de vie prématurée. Mais prise à temps, la maladie n’a pas le temps de s’installer, comme me l’ont confirmé les différents médecins. Alors n’hésitons pas et faisons les tests. Ne disons pas comme encore beaucoup de personnes “ça n’arrive qu’aux autres”. La vie est trop courte, ne la gâchons pas. »

« Un cancer du sein repéré tôt est un cancer plus facile à guérir »

Sophie

« Pendant des années j’ai eu des kystes aux seins. Ils étaient traités par simple ponction, et sans suite. Une amie docteure m’avait montré comment repérer les kystes. Si on sent une petite grosseur qui roule sous les doigts, c’est un kyste en général. Cette autopalpation est recommandée une fois par mois. On finit par connaître ainsi ses seins et leur structure habituelle, pour mieux repérer une anomalie. Ainsi en novembre 2007, lors de cette autopalpation, j’ai senti un petit quelque chose au sein gauche. Panique ! J’ai téléphoné au centre de sénologie. La mammographie ne montrait pas grand-chose mais l’échographie a détecté une petite tumeur à opérer rapidement. J’ai été opérée le jour de mes 60 ans que je n’aurais jamais pensé devoir passer à l’hôpital ! Mon cadeau d’anniversaire ? J’ai gardé mon sein… On m’a enlevé une tumeur de 9 mm et une autre, juste à côté, de 3 mm. Je n’ai pas eu de chimio, seulement 28 séances de radiothérapie. Mon conseil à toutes les femmes, quel que soit leur âge : ne vous contentez pas du dépistage organisé. Tâtez vous-mêmes vos seins régulièrement et si quelque chose ne vous semble pas habituel, consultez immédiatement. Un cancer du sein repéré tôt est un cancer plus facile à guérir. »

« J’en ai parlé à mes frères et sœur qui doivent se faire dépister »

Dominique

« En janvier 2018, des douleurs inhabituelles au niveau des intestins m’ont rendu un peu soucieuse mais sans vraiment m’alarmer. Au bout de 3 jours, du sang dans les selles m’a tout de même un peu inquiétée. Par chance, j’avais un rendez-vous chez mon médecin généraliste la semaine suivante, je lui ai parlé de ces symptômes. Il m’a fait passer une fibroscopie, en février, qui a révélé un fibrome très important ne pouvant être enlevé durant l’exploration. J’ai donc dû subir une opération importante en mars au niveau du côlon. Après analyse, il s’avère que c’était une tumeur de type T1. Grâce à la rapidité du dépistage et de l’intervention, je n’ai depuis, aucun traitement. Dans deux ans, un nouveau contrôle sera nécessaire. Et surtout, j’en ai parlé à mes frère et sœur, qui doivent tous les deux se faire dépister sans attendre. »

« Un grand merci au dépistage »

Michel

« En 2018, j’ai effectué, comme tous les 2 ans, le dépistage pour les traces de sang dans les selles. Début septembre 2018, j’ai été convoqué par mon médecin pour être informé que des traces de sang avaient été détectées lors de ce dépistage, et que je devais passer une coloscopie. Chose faite rapidement, avec détection d’un polype et ablation de celui-ci. Au retour de l’analyse : trace cancéreuse donc ablation d’une partie d’intestin. Opération fixée début novembre 2018, ablation de la partie pouvant être infectée, problème et risque d’occlusion intestinale qui nécessite une seconde opération 4 jours après et 21 jours en soins intensifs. Heureusement, tout se termine bien, après analyse de la partie intestinale enlevée, aucune trace cancéreuse et donc aucun traitement à effectuer. À présent, aucune séquelle, prochain contrôle en juin 2021. Alors un grand merci à ce dépistage, sans lequel cela aurait pu être beaucoup plus grave. Je dis à tous : n’hésitez pas à effectuer ce contrôle pas contraignant mais ô combien utile. »

  • Crédit photo : Getty Images
Auteur article
Cécile Fratellini

rédactrice en chef adjointe d’Essentiel Santé Magazine, spécialisée dans les sujets relatifs à la santé (handicap, prévention, maladies…)

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