Eviter les petits maux en avion

Estomac retourné par les turbulences, bourdonnements d’oreille, jambes lourdes : l’avion réserve son lot de petits maux dont on peut, pourtant, se préserver.

Eviter les maux en avion

Comme les roulis du bateau, les turbulences aériennes ravivent le mal des transports, aussi appelé cinétose. Trois millions de Français en souffrent. Les premiers symptômes du mal de l’air sont les maux de tête, les nausées, les sueurs et les vertiges.

Si vous y êtes sujet, demandez, à la réservation, une place au centre de l’avion, plus stable. Evitez de prendre un repas trop copieux et limitez votre consommation d’alcool et de boissons gazeuses, qui favorisent les ballonnements intestinaux, amplifiés par le changement de pression dans la cabine.

 

Gardez la tête droite

Pour chasser les nausées, il y a deux écoles : fermer les yeux et se concentrer sur sa respiration profonde et lente, ou s’occuper l’esprit en regardant un film ou en écoutant de la musique. Quoi qu’il en soit, il faut garder la tête le plus immobile possible et éviter la lecture et l’écriture (comme en voiture).

À savoir : les personnes anxieuses et souffrant de mal de l’air peuvent être nauséeuses avant même que l’avion n’ait décollé. Si tel est votre cas, parlez-en à votre médecin, qui pourra éventuellement vous prescrire un traitement préventif (anti-histaminique), à prendre une heure avant le décollage.

 

Echappez à l’ankylose

Mal de dos, cervicales tendues, jambes lourdes… : la pressurisation de la cabine, cumulée à la position assise plusieurs heures de suite, favorise les tensions et l’engourdissement. Le voyage est de longue durée ? Apportez un appui-tête pour vos cervicales. Si vous voulez soulager vos lombaires, vous pouvez aussi intercaler une écharpe ou un petit coussin entre le dossier et le bas du dos.

Le meilleur remède reste encore de bouger, de s’étirer et de se dégourdir les jambes. La classe économique n’étant pas conçue comme un espace de gym, il s’agit surtout de marcher dans l’allée centrale et de faire des petits mouvements de chevilles en flexion-extension, une quinzaine toutes les deux heures. Vous réactivez ainsi la « pompe musculaire » de vos jambes et favorisez le retour veineux.

 

Prévenez la thrombose veineuse

Casser l’immobilité du voyage est tout aussi important pour prévenir la thrombose veineuse – la formation d’un caillot dans les veines. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le risque est multiplié par deux après quatre heures de voyage. Un voyageur sur 6 000 en souffre, les facteurs aggravants étant l’obésité, les troubles sanguins héréditaires, les contraceptifs oraux et la taille (plus de 1,90 mètre ou moins de 1,60 mètre).

Soyez prévoyant en portant des vêtements amples, décroisez les jambes, retirez vos chaussures et, si vous faites partie des personnes à risque, portez des bas de contention. Il faut bien penser à s’hydrater, toutes les heures environ, l’air de la cabine étant généralement très sec. Pour cette raison, mieux vaut ne pas porter des lentilles oculaires ; emportez un collyre ou des « larmes artificielles ».

 

Préservez vos oreilles

Le voyage tire à sa fin, les aérodromophobes (phobiques de l’avion) sont rassurés. Pourtant, l’atterrissage n’est pas anodin, car, en descente, la pression de l’air dans l’oreille devient inférieure à la pression extérieure. Cette différence de pression crée un vide, repoussant le tympan vers l’intérieur, d’où la sensation d’oreilles bouchées. Les plus petits, qui ne savent pas encore déglutir « sur commande », sont les plus gênés. L’allaitement, le biberon ou un simple verre d’eau les aide.

Pour les plus grands, bâiller, avaler sa salive ou mâcher un chewing-gum suffit. Si la gêne ne passe pas et s’amplifie avec des douleurs dans les sinus puis dans les oreilles, c’est le signe d’une sinusite ou d’une otite : consultez un médecin dès votre arrivée. Les porteurs de prothèses auditives, quant à eux, doivent être vigilants et penser à les débrancher au décollage comme à l’atterrissage pour ces mêmes questions de variations de pression.

Et si vous êtes enrhumé à la sortie de l’avion alors que vous n’aviez aucun symptôme à l’embarquement, c’est peut-être un « cadeau » de votre voisin qui n’a pas cessé d’éternuer, la promiscuité de l’avion et le système de ventilation aidant…

 

L’avion n’est pas pour eux

Vous aurez peu de chance de croiser, dans la cabine de l’avion, une femme enceinte de plus de huit mois – le voyage ne lui est pas strictement interdit, mais (fortement) déconseillé. Les nourrissons de moins de 7 jours, trop fragiles, doivent eux aussi patienter.

Quant aux amateurs de plongée, il est important qu’ils respectent un délai entre la fin de la dernière plongée et le retour en avion : douze heures pour une plongée de moins de deux heures, vingt-quatre heures au-delà. Enfin, les personnes récemment opérées doivent être prudentes et attendre plusieurs jours avant de prendre l’avion, notamment en cas de chirurgie gastro-intestinale ou oculaire, d’intervention neurochirurgicale ou de traumatisme abdominal.

 

Pour en savoir plus

  • Michel Coladon (ANPM)
  • Crédit photo : Shutterstock

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