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Le rire, une vraie thérapie ?

Le rire, une vraie thérapie ?

Vous rappelez-vous votre dernier fou rire ? Il date un peu… En découvrant tous les bienfaits du rire sur votre organisme, vous allez sûrement essayer d’y remédier !

Rire est bon pour la santé.

VRAI. Si le rire ne guérit pas les maladies, il améliore quand même votre santé. Et ce dans plusieurs domaines. Rire, c’est faire de l’exercice en quelque sorte car une douzaine de muscles travaillent quand nous rions. « Rire est une gymnastique douce que j’aime appeler “jogging stationnaire”. Il peut être efficace pour retrouver le sommeil, pour traiter la constipation, pour favoriser l’élimination du cholestérol… Comme on oxygène davantage l’organisme, le rire sert également de stimulation cérébrale », précise Henri Rubinstein, neurologue spécialiste de l’exploration du système nerveux.

 

Le rire aide à lutter contre le stress.

VRAI. Quand nous rions, le système nerveux central et les glandes endocrines produisent des substances relaxantes. « C’est comme si le rire était l’antidote au stress. Quand on est trop stressé, un bon fou rire à la machine à café peut redonner de l’énergie. Quand on arrive à mettre du rire dans les moments de stress, on arrive à rester équilibré », explique Corinne Cosseron, fondatrice de l’École internationale du rire.

 

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L’interview de Corinne Cosseron fondatrice de l’école du rire

 

Plus on vieillit, moins on rit.

VRAI. Quand on est enfant, on rit environ 300 fois par jour contre une quinzaine de fois quand on est adulte.

Eh oui, plus on vieillit, plus on perd cette faculté à rire facilement. Pourtant, comme le souligne le Dr Rubinstein : « Plus on vieillit, plus on doit rire. Le rire est une façon de rompre l’isolement, c’est un moyen de communication. Le rire a une fonction sociale. Chez l’enfant, le rire n’est pas inhibé par les convenances sociales. Mais cela change quand on grandit. Les personnes âgées ont des dizaines d’années de répression du rire ».

 

Le rire ne peut rien contre la douleur.

FAUX. Le rire augmente la tolérance à la douleur. Quand on rit, on libère des endorphines qui sont notre morphine naturelle sans effet secondaire. « Par exemple, le passage des clowns de l’association le Rire Médecin dans les chambres des enfants à l’hôpital permettrait de diminuer les médicaments antidouleurs de 30 % environ », indique le Dr Rubinstein.

Ainsi, une centaine de clowns de l’association se rendent régulièrement au chevet des enfants hospitalisés pour les distraire et améliorer leur quotidien. Ils sont présents dans 15 hôpitaux différents (Angers, Marseille, Nancy, Paris…).

 

On ne peut pas rire sur commande.

FAUX. On peut apprendre à rire. Il existe même des clubs de rire où l’on pratique le yoga du rire par exemple. Le rire y est déclenché par des exercices physiques. On y rit souvent sans raison avec des inconnus. « On peut se forcer à rire. Peu importe ce qui déclenche le rire, il se passera la même chose dans le corps. Il faut faire confiance au rire qui est en nous, ne pas le retenir ou le limiter », précise Henri Rubinstein.

Certains clubs proposent également de la rigologie, technique inventée par Corinne Cosseron. « L’objectif est de se reconnecter authentiquement à sa joie de vivre. On ne se force pas. Notre état naturel est un état de bien-être d’optimisme et de joie de vivre. Le rire n’est pas un but mais un outil éventuel parmi plein d’autres », explique-t-elle.

 

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Reportage dans un club du rire à Albi, dans le Tarn

  • Cécile Fratellini
  • Crédit photo : Illustration : Bérengère Staron

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