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Le sommeil des enfants

Le sommeil est un moment de vie à part entière. Chez les enfants, il revêt une importance particulière. Or, certains troubles spécifiques peuvent perturber leur sommeil.

Le sommeil des enfants

Les besoins de sommeil d’un enfant sont très différents de ceux d’un adulte, et ils évoluent avec l’âge. Un enfant dort en moyenne 15 heures par jour à 6 mois, puis 13 à 14 heures vers l’âge de 2 ans, et enfin, 12 heures entre 3 et 5 ans. Une des siestes disparaît entre 9 et 12 mois, et la dernière persiste généralement jusqu’à l’âge de 4 ans. Ensuite, la durée du sommeil diminue progressivement de 10 heures à 9 heures, vers l’âge de 5 ans jusqu’à l’adolescence.

 

À quoi sert le sommeil ?

De nombreuses études scientifiques permettent de mieux comprendre les fonctions du sommeil. Les plus importantes sont :

  • La récupération : de toutes les phases du sommeil, le sommeil lent/profond est celui qui permet le mieux au corps et au cerveau de se reposer. Ce sommeil lent/profond est surtout important en début de nuit, c’est pourquoi il est conseillé de coucher les enfants tôt, plutôt que de leur faire faire la grasse matinée.
  • La croissance : pendant le sommeil, la production d’hormones de croissance est plus importante. Elle participe à la croissance osseuse, ainsi qu’à la régénération cellulaire.
  • La mémoire : le sommeil permet de consolider l’apprentissage. Il a été récemment démontré que, chez des enfants de 2 à 5 ans, la sieste permet de renforcer ce qui a été appris le matin même*.
  • La protection immunitaire : une durée de sommeil insuffisante par rapport aux besoins naturels, réduit l’efficacité du système immunitaire. Le corps est donc moins apte à se protéger contre les infections.
  • L’alimentation : certaines hormones, impliquées dans la régulation de l’appétit, sont contrôlées, entre autre, par le sommeil. Ainsi, un sommeil de mauvaise qualité peut entraîner des problèmes de surpoids.

* Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, octobre 2013

 

Les principaux troubles du sommeil chez l’enfant*

Les parasomnies sont fréquentes dans l’enfance et, la plupart du temps, passagères et sans gravité. Elles sont souvent favorisées par des périodes de stress important (entrée à la crèche ou l’école, changements dans les habitudes de vie…), de maladies (fièvre, difficulté respiratoire) ou d’irrégularité dans le rythme veille/sommeil.

  • Les terreurs nocturnes : elles surviennent en général en début de nuit, moins de 3 heures après l’endormissement. L’enfant semble éveillé, il a les yeux ouverts. Il est très agité, hurle ou pleure, se débat lorsqu’on le touche et rien ne semble le calmer. L’épisode dure quelques secondes jusqu’à une vingtaine de minutes. Il faut attendre qu’il se calme de lui-même. Les terreurs nocturnes sont différentes des cauchemars, qui surviennent plutôt en deuxième partie de nuit et réveillent l’enfant, qui peut donc être consolé.
  • Le somnambulisme : il survient, lui aussi, plutôt en début de nuit. L’épisode dure en moyenne une dizaine de minutes. L’enfant se lève, a les yeux grands ouverts, mais ne paraît pas voir les personnes qui se présentent à lui. Il déambule lentement et maladroitement. Il peut facilement se laisser reconduire, avec douceur, jusqu’à son lit et reprendre le cours normal de son sommeil. Il peut aussi chercher à s’échapper si on le force à se recoucher, dans ce cas, il ne faut surtout pas le contraindre, ni essayer de le réveiller. Pour les parents, il convient de ne pas s’inquiéter, ni réagir violemment sur l’instant. Les traitements médicamenteux ne sont pas nécessaires. Bien souvent, restaurer une période de sieste dans la journée, pour les plus jeunes, ou rétablir des horaires réguliers de coucher et de lever (et s’assurer que l’enfant n’a pas des journées trop stressantes), suffit à ce que les troubles disparaissent peu à peu. En cas de somnambulisme, on doit, par précaution, sécuriser l’environnement de l’enfant pour qu’il ne se fasse pas mal pendant la nuit, en se cognant dans un meuble ou en faisant tomber une lampe de chevet, par exemple. Si les crises sont répétées sur plusieurs semaines, parlez-en à votre médecin traitant.

 

Pour en savoir plus

  • Émilie Gillet
  • Crédit photo : Carlos Ciudad Photos/Getty Images

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