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Un club où il fait bon rire

Un club où il fait bon rire

Un club du rire, ça existe ? Et qu’est-ce qu’on y fait alors ? On ne peut quand même pas « apprendre à rire » ? Nous avons donc franchi les portes du club d’Albi « J’Ôh’z en rire », dans le Tarn, pour en savoir plus. Reportage en rire et en images.

Tout commence avec quelques accessoires : des chapeaux et casquettes colorées, des colliers, des ceintures, des foulards… Chacune (ce soir-là, il n’y avait que des rieuses !) choisit parmi les trésors de Joalie, rigologue professionnelle. Tous les mardis soir, le club de rire se réunit pour une séance d’1 h 30 dans une maison de quartier à Albi ou dans un parc quand il fait beau.

 

Où trouver un club de rire ?

Il en existe dans de nombreuses régions françaises. Vous pouvez retrouver les adresses des clubs sur le site de l’école du rire.

Leur motivation ? Lâcher prise. Myriam, aide-soignante, vient depuis 4 ans. « Au début, je suis venue par curiosité. Je voulais voir par moi-même ce qu’était la rigologie. La première fois, j’ai été assez surprise par les jeux en me demandant pourquoi on faisait cela. Et j’ai vite compris : je me sens tellement bien après chaque séance. Je lâche prise complètement », explique-t-elle. Même écho chez sa fille, Lou, 20 ans, la benjamine du groupe, qui partage ces bons moments avec sa maman. « C’est une passion de plus que je partage avec elle, raconte la jeune fille et ça me permet de me libérer l’esprit ».

 

Des jeux d’improvisation

Les jeux, ce sont des rondes, des mimes, des chansons, de l’improvisation, de l’expression corporelle… Aucune séance ne se ressemble. « J’en prépare toujours deux avant de venir car je ne sais jamais combien nous serons. Chacun est libre de venir. On compte de 15 à 30 participants. Et donc je m’adapte », explique Joalie Rolland, rigologue formée auprès de Corinne Cosseron, fondatrice de l’école du rire.

 

A lire aussi : « Ne plus rire, rend malade », parole de rigologue

L’interview de Corinne Cosseron, fondatrice de l’école du rire

 

Ce soir-là, les rieuses ont commencé par une ronde. « Allez, on joue à la chaîne emmêlée », lance Joalie. « Comme dans la vie, tout est emmêlé et avec beaucoup de douceur et de bienveillance, on va démêler ce grand sac de nœuds », poursuit-elle. Les participantes, en se tenant la main, se dirigent donc vers les unes, passent sous les bras des autres… Et finalement essayent de démêler cette ronde et reviennent au point de départ dans un fou rire. Beau et contagieux.

 

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Les jeux s’enchaînent. On danse, on imite, on frappe dans les mains et bien sûr on rit. Même en étant spectateur ! Joalie en profite pour rappeler les bienfaits du rire : cela libère les endorphines, fait travailler le diaphragme… Bienfaits que les participantes du soir connaissent et ressentent surtout. « Je viens ici depuis septembre, ça m’interpellait ce club du rire, raconte Nicole, auxiliaire de puériculture. On peut se dire “qu’est-ce que c’est que ce cirque ? ” ou “ ils rigolent bêtement ”. Eh bien pas du tout ! Et en venant ici, je me suis découverte, je ne pensais pas pouvoir autant me lâcher. C’est une vraie thérapie. Je ne suis pas devenu addict mais presque. Et puis cela crée du lien social. C’est la première séance la plus difficile car on se contient, on n’ose pas. Et puis assez vite, on retrouve son âme d’enfant».

 

« Quand je sors d’ici, je ne suis plus la même »

Tout le monde est à l’aise, se tutoie et semble se connaître depuis toujours. « Je suis d’une nature timide mais j’aime rire. Ici, il n’y a pas de jugement, on s’entraide. Ce sont de très bons moments. Quand je sors d’ici, je me sens pousser des ailes, je ne suis plus la même », raconte Pauline, retraitée.

À 15 minutes de la fin, retour au calme, les rires se sont tus, la lumière se fait plus douce. Place à la sophrologie pour « se détendre » et se « recentrer sur soi pour repartir en pleine forme » rappelle Béatrix Jacquot-Rehse, sophrologue. Puis dernier « tour de table » avec les impressions de chacune sur la séance : « J’avais oublié que cela faisait autant de bien », lance Magali. Et nous, nous l’avons découvert !

  • Cécile Fratellini
  • Crédit photo : Daniel Vijorovic

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