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Vrai/Faux sur l’activité physique

Vrai/Faux sur l’activité physique

L’activité physique améliore la qualité de vie. Chacun peut s’y adonner quels que soient ses capacités, son expérience et son âge. Et il n’est jamais trop tard pour débuter !

Pratiquer une activité physique, c’est bon pour la santé.

VRAI. Les bénéfices d’une activité physique sont réels : un meilleur tonus musculaire mais aussi un bien-être qui se traduit par moins de stress, d’anxiété et de prise de médicaments. Ses vertus vont même au-delà en agissant sur le système cardiovasculaire, les os et même la longévité avec une diminution de 34 % des décès prématurés. Des études* ont également montré les effets positifs de l’activité physique dans la prévention des cancers du côlon, du sein, de l’endomètre, du poumon ou de la prostate.

 

L’activité physique, c’est l’affaire des sportifs.

FAUX. L’activité physique, ce n’est pas seulement enfiler ses baskets pour pratiquer un sport. Aller travailler à vélo, faire ses courses à pied ou prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur permet déjà d’améliorer sa condition cardiaque et musculaire. Une véritable activité sportive sera un pas de plus mais pas besoin de se tourner vers une pratique intensive et exigeante. De multiples activités, comme la marche, la natation ou le vélo, peuvent être débutées facilement par tout un chacun.

 

On risque surtout de se blesser.

VRAI ET FAUX. Les blessures surviennent souvent quand on ne s’est pas suffisamment échauffé ou quand on oublie de s’étirer avant et après l’effort. Il faut aussi bien s’équiper notamment de chaussures en bon état, et adaptées à l’activité car les contraintes ne sont pas les mêmes pour pratiquer la course à pied, le vélo ou le tennis par exemple.

 

Je peux me lancer dans n’importe quelle discipline sportive.

FAUX. Il faut choisir une activité adaptée à sa condition physique et à son âge car la masse musculaire diminue dès l’âge de vingt ans. C’est ce que les médecins appellent la sarcopénie, un processus inévitable dont on peut limiter les effets… en faisant du sport. Avec l’âge, il faut privilégier l’endurance, le renforcement musculaire et la stabilité, au détriment des efforts brefs et intenses. Pas question non plus de négliger ses goûts (histoire de ne pas abandonner !) ni le temps dont on dispose (pour que ce soit gérable dans son emploi du temps). L’idéal est de s’inscrire dans un club pour se motiver au contact des autres participants ou de faire appel à un coach personnel pour progresser à son rythme. Il existe aussi beaucoup d’applications avec des programmes personnalisés, dont certaines avec des vidéos explicatives ou « tutos », pour progresser en solo.

 

Je bouge, donc je maigris.

VRAI ET FAUX. La pratique d’une activité physique brûle des calories mais elle accroît également la masse musculaire. Dès lors, les effets positifs ne se ressentiront pas nécessairement sur la balance. L’exercice régulier permet surtout de lutter contre la prise de poids lié à la sédentarité à condition d’adopter une alimentation équilibrée.

 

L’activité physique rend « accro ».

VRAI ET FAUX. L’addiction au sport existe, c’est la bigorexie qui est liée à la production d’endorphines, une hormone du bien-être qui agit comme une drogue avec un phénomène de dépendance. Il n’existe pas de seuil défini mais tant que votre pratique sportive reste modérée et que son interruption ne crée pas de frustration, il n’y a pas de risque de devenir un « sport addict ».

* Les études internationales ont été recensées par l’INSERM in Activité physique, contextes et effets sur la santé, expertise collective, 2008.

 

Point de vue

Docteur Marc Rozenblat, président du Syndicat national des médecins du sport santé (SNMS Santé)

« Il est important d’être conseillé et accompagné quand on débute ou reprend un sport »

Docteur Marc Rozenblat ©DR
Docteur Marc Rozenblat ©DR

« Les glucides (sucres) sont indispensables, puisqu’ils représentent le principal « carburant de l’organisme ». À commencer par le cerveau qui a besoin de sucres lents (pommes de terre, riz, pâtes, pain…) et de sucres rapides (glucose, fructose) pour fonctionner. Un enfant a par exemple besoin de 180 g de sucres chaque jour, qu’il trouve en mangeant chaque jour des fruits mûrs ou des compotes maison et des sucres lents (pommes de terre, pain, riz, pâtes) accompagnés de légumes. Inutile d’en rajouter. Les gâteaux, viennoiseries et biscuits industriels riches en sucres et en graisses doivent rester exceptionnels, tout comme les sodas et les jus de fruits. Si les parents tiennent absolument à ce que leur enfant boive du jus de fruit, il faut privilégier un fruit pressé à la maison, dilué dans 2/3 d’eau. »

  • Jean-Philippe Arrouet
  • Crédit photo : piolo666 / Istockphotos

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