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La sclérose en plaques en trois questions

La sclérose en plaques en trois questions

Souvent méconnue, la sclérose en plaques est une maladie neurologique. Elle est la première cause de handicap non traumatique chez l’adulte jeune en France. Le point avec le Dr Sophie Pittion-Vouyovitch, neurologue au CHRU de Nancy.

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire chronique du cerveau et de la moelle épinière. Les cellules de l’immunité (lymphocytes) attaquent et détruisent la myéline, une membrane qui favorise une transmission rapide de l’information entre le cerveau et le reste du corps. Il existe deux formes de sclérose en plaques : l’une évolue par poussées (85 % des cas) et l’autre de façon progressive et continue.

 

Qui est touché ?

En France, 100 000 personnes sont atteintes de sclérose en plaques et dans trois quarts des cas, ce sont des femmes. La maladie débute en moyenne vers l’âge de 30 ans, mais aussi plus rarement dans l’enfance ou chez des personnes âgées. Ce n’est pas à proprement parler une maladie héréditaire, mais il y a sans doute une susceptibilité génétique associée à des facteurs environnementaux (carence en vitamine D, tabagisme…).

 

Quelles sont ses répercussions ?

Elle peut entraîner des symptômes variés, différents d’une personne à l’autre : troubles visuels (baisse de la vision d’un seul œil, vision double…), moteurs (problème d’équilibre, de marche, perte musculaire..), de la sensibilité (fourmillements et douleur d’un membre), urinaires, cognitifs… Et une grande fatigue chez environ 80 % des malades. On n’en meurt pas, mais la qualité de vie est dégradée en raison des handicaps qui s’installent. L’évolution de la maladie est très variable d’une personne à l’autre.

 

Comment la soigne-t-on ?

Malgré les récentes avancées thérapeutiques, il n’existe pas, actuellement, de traitement permettant de guérir la sclérose en plaques. Pour autant, on sait de mieux en mieux diminuer la fréquence des poussées et ralentir la progression de la maladie, grâce à un diagnostic plus précoce, une prise en charge pluridisciplinaire et des traitements plus efficaces.

Pour traiter les symptômes lors des poussées, les médecins prescrivent des corticoïdes à forte dose (en perfusion ou comprimés oraux). A cela s’ajoutent des traitements de fond à prendre pendant plusieurs années. Les médecins ont le choix entre différents immunomodulateurs et des immunosuppresseurs, des médicaments agissant sur les cellules immunitaires pour modifier et diminuer leur réponse.

Mais plus les traitements sont agressifs, plus les effets indésirables peuvent être importants. Selon les cas, il faut y ajouter des séances de rééducation avec un kinésithérapeute, un orthoptiste, un ergothérapeute, un orthophoniste, un neuropsychologue… L’objectif des traitements étant de prévenir l’aggravation de la maladie et la progression du handicap.

 

Pour en savoir plus

Ligue Française contre la Sclérose en Plaques : www.ligue-sclerose.fr
Association Française des Sclérosés en Plaques : www.afsep.fr
Notre Sclérose  : www.notresclerose.org

  • Isabelle Blin
  • Crédit photo : Getty Images

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