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Retravailler après un cancer

Après la phase aiguë de la maladie et l'arrêt des traitements, la question de la reprise du travail se pose. Comment l’appréhender au mieux ?

homme atteint d'un cancer

Mettre toutes les chances de son côté

Le retour à l’emploi après une longue interruption ne s’improvise pas.

Bien connaître ses droits est une condition essentielle pour qu’il se déroule au mieux. Mais les personnes concernées les connaissent souvent peu. Absorbées dans leur parcours thérapeutique, elles ont d’autres préoccupations.

 

Garder un lien avec le travail

Un accompagnement est souvent nécessaire pour que l’information soit bien perçue. La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé est entourée de beaucoup d’a priori négatifs que des explications permettent d’atténuer. Ce statut est en effet « temporaire et s’accompagne de nombreux droits en matière de logement, de transport et de travail, explique Agnès Lecas, déléguée aux actions pour les personnes malades à Ligue contre le cancer. L’entreprise bénéficiera d’aides pour aménager le poste de travail de la personne. Le salarié sera également protégé contre certains licenciements. » Cela rend aussi plus acceptable aux yeux des autres des aménagements qui pourraient passer pour un traitement de faveur…

Aussi, beaucoup de professionnels de l’accompagnement encouragent les personnes malades à maintenir un lien avec leurs collègues, si ce n’est leurs supérieurs hiérarchiques. Les personnes qui vivent l’expérience du cancer n’ont pourtant pas toujours envie d’en parler à leurs collègues ou à leur hiérarchie. Certains craignent un licenciement ou un frein à leur carrière.

Le tabou de la maladie reste fort au sein des entreprises. Mais dire la vérité permet souvent de mieux préparer la reprise du travail et le retour dans le collectif de travail, le moment venu.

Outre le fait de maintenir le lien personnel entre collègues, conserver une relation « permet de savoir ce qui se passe dans l’entreprise durant les mois d’absence, ajoute Agnès Lecas, et d’être au courant de ce qui s’est passé quand on revient ». On sait ainsi par qui on a été remplacé, quels nouveaux projets ont été lancés ou comment l’organigramme a évolué.

Rester en contact avec sa hiérarchie peut être utile aussi, notamment pour prévoir comment le retour du salarié sera annoncé en interne. Parfois, personne dans l’entreprise ne sait que le salarié absent souffre d’un cancer. Et les autres salariés ne comprennent pas, lorsqu’il revient, pourquoi il travaille moins qu’avant ou dispose d’un aménagement de poste particulier.

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  • Géraldine Langlois
  • Crédit photo : PeopleImages/Istock

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