Un numéro d’écoute pour les victimes

Écouter et aider les victimes. Voilà les objectifs de la nouvelle plate-forme téléphonique 116 006. Elle remplace le « 08VICTIMES ».

Femme regardant dans le vide

Qui peut appeler le 116 006 ?

Ce numéro s’adresse à toutes les personnes victimes d’infraction (cambriolage, violence physique, harcèlement, escroquerie) mais aussi d’accidents de la route ou de catastrophe naturelle. Ce numéro, animé par la fédération France Victimes est gratuit et ouvert 7 jours sur 7 de 9 h à 19 h. Depuis l’étranger, les Français peuvent joindre cette plate-forme en appelant le 00 33 1 80 52 33 76. Une messagerie est également à la disposition des victimes si les lignes sont occupées ou si le service est fermé. Elles peuvent ainsi laisser leurs coordonnées et seront rappelées ultérieurement. En complément de ce dispositif, une adresse mail est mise à disposition : victimes@france-victimes.fr

Les personnes ne sont pas obligées d’avoir déposé plainte pour accéder à ce service. Les proches des victimes peuvent également appeler. Pour France Victimes, une personne peut être considérée comme victime même si l’auteur n’a pas été identifié.

Une journée de mobilisation le 22 février

Tous les ans, France Victimes se mobilise à l’occasion de la journée européenne des victimes le 22 février. Objectif ? Sensibiliser le grand public sur la situation des personnes victimes.

Quelle aide les victimes trouvent-elles en appelant ce numéro ?

Dans un premier temps, une écoute qui rompt le sentiment d’isolement et d’insécurité ressenti parfois par les victimes. Ensuite, l’écoutant dirige la personne vers une association d’aide aux victimes ou un service spécialisé de sa région. Le tout de manière confidentielle et anonyme.

Quant aux victimes d’acte de terrorisme et d’accidents collectifs, elles sont dirigées vers des numéros et des structures de prise en charge spécifiques.

Quel est le rôle des associations d’aide aux victimes ?

France Victimes compte 130 associations d’aide aux victimes locales dans toute la France et plus de 800 lieux d’accueils. Ces associations sont inscrites dans le tissu social local et proposent une aide gratuite et confidentielle. 320 000 personnes sont prises en charge chaque année.

Comment ? Elles bénéficient d’une écoute pour libérer la parole et identifier leurs difficultés, d’une aide psychologique en cas de choc émotionnel ou stress post-traumatique par exemple. Elles sont informées sur leurs droits et orientées si nécessaire vers des services spécialisés (avocats, services sociaux…).

  • Cécile Fratellini
  • Crédit photo : JGalione / Getty

Aucun commentaire pour cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Glossaire