Santé et environnement : 20 conseils à appliquer à la maison

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Chez soi, il est possible à la fois d’agir sur l’environnement et de préserver sa santé et celle de ses proches. Comment ? En suivant quelques conseils simples. Tour d’horizon des bonnes pratiques pour se faire du bien, ainsi qu’à la planète.

Environnement maison santé

Comment allier santé et écologie à la maison ? Comment avoir un intérieur propre et sain, sans rejeter trop de polluants dans l’air ? Et comment manger mieux pour être en meilleure santé, tout en protégeant la planète ? Cela vous paraît très compliqué ? Il existe pourtant des écogestes, à la fois bons pour l’environnement et bons pour la santé, que l’on peut faire chez soi au quotidien. En voici vingt.

Air intérieur : comment limiter les polluants ?

1.    Aérer son logement au moins deux fois par jour

Pour améliorer la qualité de l’air à la maison, il est fortement recommandé d’aérer votre habitation au moins une dizaine de minutes, matin et soir, et quelle que soit la saison. En évitant toutefois les pics de trafic routier. Un bon moyen de prévenir la stagnation de polluants dans l’air. C’est encore plus important en période de pandémie de Covid-19 où l’on conseille même d’aérer son logement plusieurs fois dans la journée.

2.    Entretenir sa ventilation et son chauffage

Toujours pour réduire la présence de substances nocives dans l’air intérieur, entretenez votre ventilation et vos appareils de chauffage (chaudière, cheminée…) qui, sinon, peuvent dégager notamment du monoxyde de carbone. Cela limite aussi leur consommation et permet de faire des économies d’énergie, et donc des économies tout court.

3.    Opter pour une cheminée à foyer fermé plutôt qu’à foyer ouvert

Pour votre cheminée, préférez un foyer fermé (insert ou poêle) à un foyer ouvert. Plus efficace en termes de rendement, il disperse également moins de particules fines dans l’air. Par ailleurs, mieux vaut choisir du bois non traité pour vous chauffer. Attention au bois de récupération qui peut être verni ou traité et provoquer ainsi des émanations de gaz toxiques au moment de sa combustion.

À savoir : il existe des labels pour les appareils de chauffage, en particulier le label Flamme Verte, lancé par les fabricants avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Il fait la promotion d’appareils de chauffage au bois performants en termes de rendement énergétique et d’émissions polluantes.

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Ouvrir la fenêtre pour aérer son logement : un geste à faire au quotidien, été comme hiver. Crédit photo : Getty Images.

4.    Limiter les produits chimiques inutiles

Si vous aérez votre logement régulièrement, l’air intérieur sera suffisamment renouvelé. Et il ne sera pas nécessaire d’avoir recours à des parfums d’ambiance, des diffuseurs d’huiles essentielles, de l’encens et autres bougies parfumées. « Car la plupart de ces produits émettent des substances polluantes qui détériorent la qualité de l’air intérieur », explique le Dr Pierre Souvet, cardiologue, président et cofondateur de l’association Santé Environnement France (ASEF)*

5.    Éradiquer les pesticides à la maison

Autre source de pollution possible : les produits insecticides comme les prises antimoustiques, les antiacariens ou antipuces pour chiens et chats, les pulvérisateurs pour plantes… Les insecticides font partie des produits phytosanitaires et appartiennent à la famille des pesticides.

Ces derniers sont interdits depuis janvier 2019 dans les jardins privés alors qu’on les utilise encore parfois à l’intérieur même de notre maison à travers ces produits. Or, ils peuvent présenter un risque à la fois pour la santé et pour l’environnement. « L’exposition domestique aux pesticides entraîne, entre autres, davantage de leucémies chez l’enfant », informe le Dr Pierre-Michel Périnaud, médecin généraliste et président de l’association Alerte des médecins sur les pesticides (AMLP).

* L’ASEF propose notamment sur son site internet des guides pratiques, rédigés par des médecins. Différents thèmes sont traités : Mon enfant, Ma maison, Mon alimentation, Ma beauté et mon bien-être, Mon jardin, Mon air extérieur, Mon téléphone, Ma planète.

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

C’est une substance chimique, d’origine naturelle ou artificielle, qui agit sur notre système hormonal. Elle peut interférer dans son fonctionnement au point, parfois, de nous rendre malades. Les perturbateurs endocriniens (PE) sont suspectés de favoriser certaines pathologies comme l’obésité, le diabète de type 2, les cancers hormono-dépendants (sein, prostate, testicules), des malformations chez l’enfant… Ils pourraient également avoir un effet sur la fertilité.

On les retrouve dans de nombreux produits puisque les pesticides, les bisphénols, les phtalates ou les parabènes par exemple sont tous des perturbateurs endocriniens. On peut être en contact avec eux via notre alimentation, dans l’air que l’on respire ou encore sur la peau.

Alimentation : du bio et des produits bruts

6.    Boire l’eau du robinet plutôt que l’eau en bouteille

Il est préférable de choisir l’eau du robinet car l’impact environnemental est moindre qu’avec l’eau en bouteille. Et sinon, ne laissez pas vos litres d’eau au soleil car ce dernier peut altérer le plastique qui, une fois détérioré, risque de se répandre en fines particules dans l’eau. Les bouteilles doivent ainsi être conservées à l’abri de la lumière et de la chaleur.

7.    Éviter les produits industriels ultratransformés

Pour votre alimentation, privilégiez des produits bruts (fruits, légumes, céréales, viande, poisson…) que vous cuisinerez ensuite vous-même. Sans oublier de manger varié et équilibré. Souvent pauvres en nutriments, les plats préparés, les encas sucrés ou salés sont des produits industriels très transformés qui contiennent des additifs (comme des conservateurs) dont on ne connaît pas toujours les effets. Il est donc recommandé de limiter leur consommation.

« Par ailleurs, il est important d’augmenter sa consommation de produits végétaux [les fameux 5 fruits et légumes par jour, N.D.R.L] et de légumineuses, souligne le Dr Laurent Chevallier*, médecin nutritionniste attaché au CHRU de Montpellier. Car c’est bénéfique à la fois pour la santé et pour l’environnement. » En effet, ils rejettent en général moins de gaz à effet de serre que la viande par exemple.

Autre conseil : acheter le plus possible en vrac. Car comme pour les bouteilles d’eau, les emballages en plastique peuvent s’abîmer et migrer vers les aliments. « Or, ces emballages contiennent souvent des microparticules qui pourraient favoriser notamment des maladies auto-immunes, des allergies en altérant la muqueuse des intestins laissant ainsi pénétrer des éléments déclenchant des réactions immunologiques », indique le Dr Chevallier.

Sur le thé en sachets, en particulier, le médecin nutritionniste alerte sur le fait qu’on ne connaît pas toujours « la provenance exacte du contenu, les modes de culture, ni la composition du contenant ». Le magazine 60 millions de consommateurs a d’ailleurs publié une étude, en février 2022, qui montre la présence récurrente de résidus de pesticides dans les sachets de thé et de tisane, dont certains sont interdits en France ou en Europe.

Fin des emballages plastiques pour les fruits et légumes frais

Le saviez-vous ? Depuis le 1er janvier 2022, les emballages en plastique de certains fruits (pommes, poires, bananes, kiwis, citrons, ananas…) et de certains légumes (poireaux, courgettes, concombres, pommes de terre et carottes non-primeurs…) sont interdits.

Il n’est ainsi plus possible de vendre les fruits et légumes frais, non transformés, emballés dans du plastique, avec toutefois une application progressive pour les produits plus fragiles. Le Gouvernement espère que cette mesure, prévue par la loi anti-gaspillage, permettra de supprimer un milliard d’emballages inutiles chaque année.

8.    Manger si possible des produits bios labellisés

Dans l’idéal, il est conseillé de manger des produits labellisés issus de l’agriculture biologique, de saison, et si possible locaux. Ce qui permet de réduire l’impact lié à leur production sur l’environnement et, pour vous, d’éviter au maximum les pesticides. Si vous ne pouvez pas consommer uniquement que du bio, commencez par les fruits et légumes. Et sinon, mieux vaut bien les laver et les peler avant de les manger.

« Certains résultats de l’étude NutriNet-Santé plaident en faveur du bio, souligne le Dr Pierre-Michel Périnaud de l’association Alerte des médecins sur les pesticides. Ils montrent que si on mange beaucoup d’aliments bios (autour de 70 %), il y a une réduction des risques d’obésité, de diabète et même de certains cancers. »

conseil maison santé environnement
Les confinements liés à la crise du Covid-19 ont redonné envie de cuisiner à beaucoup de Français. Une bonne nouvelle quand on sait que les produits industriels transformés, comme les plats préparés, ont des effets sur la santé comme sur l’environnement. Crédit photo : Getty Images.

9.    Ne pas faire chauffer les aliments dans des contenants en plastique

Pour conserver les aliments, et encore plus pour les réchauffer au micro-ondes, évitez le plastique ou les assiettes en carton. Ces matériaux ne font pas bon ménage avec la chaleur. Préférez le verre.

Et pour leur cuisson, mieux vaut se servir de poêles en fonte, en émail ou en inox, sans revêtement antiadhésif. Car une fois abîmé, ce dernier peut libérer des produits toxiques, comme des composés perfluorés, dans les aliments. Or, ils ont la capacité de rester ensuite longtemps dans notre organisme et sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

10. Bannir les conserves en métal et les cannettes

Si vous tenez à manger des conserves, choisissez plutôt celles en verre qu’en métal. C’est la même chose pour les boissons. Car ces emballages peuvent présenter des risques pour la santé. Les cannettes et conserves en métal contiennent bien souvent des composants de la famille des bisphénols. Le bisphénol A (ou BPA), dont la nocivité est reconnue, est interdit en France depuis 2015 dans tous les contenants alimentaires. « Mais il peut être remplacé par des cousins dont on ne connaît pas encore précisément tous les effets », indique le Dr Pierre Souvet de l’association Santé Environnement France (ASEF).

D’une manière générale, il faut éviter les sodas pour préserver sa santé. « Je vois souvent en consultation des enfants très jeunes qui sont déjà habitués à boire sucré, alors qu’on a la chance en Europe d’avoir une eau potable, insiste le Dr Chevallier. Sauf que si les parents eux-mêmes consomment ce type de boissons, il est difficile de convaincre les plus jeunes de ne pas en faire autant. »

Le médecin nutritionniste souhaiterait donc une amélioration du NutriScore, qui prendrait en compte non seulement la qualité nutritionnelle des produits mais aussi leur toxicité.

*Le Dr Laurent Chevallier est l’auteur de nombreux livres sur l’alimentation, parmi lesquels « Alors, on mange quoi ? Le guide du bon sans toxique » et « Les 100 Meilleurs Aliments pour votre santé et la planète » (éditions Le Livre de poche).

Hygiène et entretien de la maison : revenir au naturel

11. Pour sa toilette, choisir les produits les plus simples possible

Les cosmétiques et leurs emballages renferment bien souvent des conservateurs et d’autres produits chimiques. Donc il est conseillé de se tourner vers les plus naturels pour se laver ou se raser, comme les pains de savons par exemple. « C’est un bon moyen d’éviter le passage de produits toxiques dans son organisme : phtalates, triclosan, parabènes, phenoxyethanol… », décrit le Dr Pierre Souvet de l’association Santé Environnement France.

De plus en plus de marques proposent aussi des shampooings solides, bios notamment, avec souvent moins d’ingrédients et pas (ou peu) d’emballages. Le shampooing ne stagne pas dans un contenant en plastique avant d’être acheté puis une fois ouvert. C’est vrai également pour le dentifrice.

Et pour la toilette de bébé, privilégiez un gant avec de l’eau. Les lingettes ne sont recommandées ni pour l’environnement ni pour la santé.

12. Se passer des crèmes industrielles pour la peau

Comme pour la toilette et le rasage, mieux vaut choisir des produits naturels pour avoir une peau douce plutôt que des crèmes dont la liste d’ingrédients est parfois très longue. Les huiles (d’amande ou de coco) peuvent être une option pour s’hydrater. Mais mieux vaut demander conseil à votre dermatologue, surtout si vous avez une peau atopique (très réactive).

13. Pour le maquillage, préférez des produits labellisés

Plus généralement, vous pouvez aussi opter pour des produits d’hygiène disposant d’un label bio. « C’est particulièrement recommandé pour le maquillage car il reste tout de même plusieurs heures durant sur la peau, insiste le Dr Souvet. Et de façon générale, au moment de la grossesse, les femmes doivent être encore plus prudentes que d’habitude avec les cosmétiques. Évitez notamment les produits « sans rinçage ». »

14. Faire le ménage « à l’ancienne »

Comme pour l’hygiène, il vaut mieux revenir à la simplicité pour le ménage avec des produits comme le vinaigre blanc, le savon noir ou encore le bicarbonate de soude. « Ainsi, vous limiterez l’usage de solvants pour vous-même et éviterez de les libérer dans l’environnement », explique le Dr Pierre-Michel Périnaud de l’association Alerte des médecins sur les pesticides. Et quels que soient les produits employés, ne les laissez jamais à la portée des enfants. Mettez les plutôt en hauteur ou sous clé pour qu’ils n’y aient pas accès.

Vous pouvez également utiliser des produits écolabellisés ou vous tourner vers le nettoyage à la vapeur qui ne nécessite aucun produit d’entretien. Ce dernier est le plus économique aussi car vous n’utiliserez que de l’eau (et un peu d’électricité).

environnement nettoyage vapeur
Le nettoyage à la vapeur présente l’avantage de n’utiliser aucun produit d’entretien et limite donc l’exposition aux polluants. Crédit photo : Getty Images.

15. Avoir un filtre HEPA pour son aspirateur

Toujours pour le ménage, il est préférable d’utiliser un aspirateur équipé d’un filtre HEPA (High Efficiency Particulate Air). Celui-ci retient les polluants et les allergènes. Car contrairement à ce qu’on imagine, un aspirateur ne fait pas qu’aspirer, il rejette des particules dans l’air intérieur. Le filtre HEPA est particulièrement recommandé pour les personnes qui souffrent d’allergie à la poussière ou aux acariens.

Dans tous les cas, lorsque vous passez l’aspirateur ou lavez les sols chez vous (même avec des produits naturels), n’oubliez pas d’ouvrir la fenêtre.

Meubles et décoration : l’aération est la clé

16. Vérifier les étiquettes des matériaux de construction et produits de décoration

Vous avez le projet d’acheter du parquet, de la peinture ou du papier peint ? Avant de faire votre choix, pensez à regarder les étiquettes. Comme pour l’électroménager, les produits de construction ou de décoration sont classés de A+ à C, non pas en fonction de leur performance énergétique mais de leur émission de polluants volatils. Elle est ainsi faible s’ils sont étiquetés « A+ », forte si c’est « C ».

Tous ces produits dégagent en effet des composés organiques volatils (COV) qui se dispersent dans l’air intérieur de votre maison. Selon l’Anses, ce terme regroupe des substances appartenant à différentes familles chimiques dont le point commun est de « s’évaporer plus ou moins rapidement à température ambiante ». Il s’agit par exemple du benzène, du styrène, du toluène, du trichloroéthylène et d’autres substances très volatiles comme le formaldéhyde et l’acétaldéhyde.

étiquette air intérieur environnement
Grâce à cette étiquette, obligatoire sur les produits de construction et de décoration, on peut connaître leur niveau d’émissions de polluants volatils. Crédit photo : DR ministère de la Transition écologique.

17. Acheter de préférence des meubles en bois massif non traité

À la différence des meubles en aggloméré ou panneaux de particules, les meubles en bois massif ne sont pas réalisés à partir de copeaux de bois. Comme leur nom l’indique, ils sont découpés dans la masse et n’utilisent donc pas de colles pour « agglomérer » la matière. Si par ailleurs ces meubles sont en bois massif « non traité », cela signifie qu’ils ne sont pas recouverts de peinture, vernis ou autre lasure. Or, ces derniers contiennent le plus souvent des substances chimiques qui peuvent être nocives pour la santé comme pour l’environnement.

18. Laisser les meubles et produits neufs s’aérer avant de les utiliser

Quand on vient d’acheter quelque chose de nouveau, on a tendance à vouloir s’en servir tout de suite. Mais il peut être judicieux de défaire d’abord les emballages et de les laisser prendre l’air pendant quelques jours, en ouvrant la fenêtre le plus souvent possible. Et idéalement de les entreposer dans une autre pièce que les pièces de vie (un garage, un atelier…). Cela permettra de limiter votre exposition aux polluants.

« Quand les futurs parents préparent la venue d’un bébé, ils vont souvent vouloir acheter un lit et des accessoires tout neufs, refaire la peinture de la chambre… Déjà, il faut être attentifs au choix des produits. Par ailleurs, il est essentiel que ce ne soit pas la future maman qui fasse tout ça (le montage, la peinture) », conseille le Dr Pierre-Michel Périnaud de l’association Alerte des médecins sur les pesticides. Et mieux vaut s’y prendre assez à l’avance pour avoir le temps de bien aérer la chambre avant l’arrivée de l’enfant.

« Autre achat fréquent des jeunes parents : une voiture neuve. Là encore, on n’y pense pas toujours mais il est conseillé de bien l’aérer avant de l’utiliser », précise le Dr Périnaud.

19. Acheter de l’occasion : une alternative

Vous pouvez aussi tout simplement renoncer à acheter du neuf. Opter pour des meubles et objets d’occasion peut être une autre solution. Ils auront eu le temps de disperser les fameux composés organiques volatils chez leur précédent propriétaire et ne sentiront plus « le neuf ». Ce qui vous évitera d’être trop exposés aux fameux COV, les composés organiques volatils.

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Lors de travaux de rénovation, il est impératif d’aérer au maximum la pièce pour renouveler l’air intérieur. Crédit photo : Getty Images.

20. Penser à ouvrir la fenêtre quand on bricole

Comme pour le ménage ou toute autre activité susceptible de rejeter des polluants dans l’air, pensez là encore à ouvrir la fenêtre de la pièce à chaque fois que vous faites du bricolage ou que vous montez un meuble.

Prudence chez les femmes enceintes et les jeunes enfants

Tous ces conseils pour une maison plus saine sont d’autant plus importants pour les couples qui ont un désir d’enfant, les femmes enceintes ou qui allaitent, mais aussi pour les enfants et les adolescents. Des populations plus vulnérables aux perturbateurs endocriniens, ces substances qui ont un impact sur notre système hormonal.

  • Crédit photo : Getty Images
Auteur article
Angélique Pineau-Hamaguchi

rédactrice en chef adjointe d’Essentiel Santé Magazine, spécialisée dans les sujets de société (environnement, économie sociale et solidaire…).

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