S’engager dans le cadre d’un service civique

En cinq ans d’existence, le service civique a bénéficié à 100 000 jeunes hommes et femmes. Quelques clés pour mieux comprendre ce dispositif.

S’engager dans le cadre d’un service civique

Qu’est-ce que le service civique ?

Rendre visite à des personnes âgées, aider à l’animation d’activités périscolaires, mener des actions de sensibilisation sur la santé ou l’environnement… Le service civique est un engagement volontaire en faveur de l’intérêt général, dans des domaines tels que la solidarité, l’éducation, la culture ou encore le sport.

Il prend la forme d’une mission réalisée le plus souvent auprès d’une association, mais aussi au sein de structures publiques (mairies, hôpitaux, conseils départementaux, Pôle emploi…), qui interviennent en France ou à l’étranger.

 

Pour qui ?

Ce dispositif est réservé aux jeunes de 16 à 25 ans (jusqu’à 30 ans pour les personnes handicapées), quelle que soit leur qualification. Il est ouvert aux étrangers originaires des pays de l’Union européenne et de l’Espace économique européen ou en séjour régulier en France depuis plus d’un an.

 

Combien de temps ?

La mission dure entre six et douze mois, à raison de 24 à 48 heures par semaine et donne droit à deux jours de congés par mois de service accompli. Ces seuils sont adaptés pour les mineurs, qui bénéficient de trois jours de repos et ne peuvent travailler plus de 35 heures hebdomadaires. L’expérience ne peut en principe pas être renouvelée.

 

Quelle indemnisation ?

Pendant la durée de son service, le volontaire est indemnisé : il perçoit 467,34 euros net de la part de l’État et la structure d’accueil lui verse 106,31 euros minimum (en nature ou en espèces) pour l’aider à payer ses frais de logement, de repas ou de transport. Pour les plus modestes, le montant total peut être majoré de 106,38 euros. Tous bénéficient par ailleurs d’une protection sociale de base complète. La mission permet par d’ailleurs d’ouvrir des droits à la retraite, mais pas au chômage.

 

Comment ?

Toutes les offres de missions de service civique sont diffusées sur le site dédié au dispositif. Les jeunes intéressés postulent en ligne et rencontrent le ou les organismes que leur candidature intéresse. Un contrat d’engagement est ensuite conclu, où sont précisés le lieu d’exercice, les tâches à réaliser…

« Attention, ce n’est pas un contrat de travail, souligne Hélène Paoletti, directrice de l’Agence du service civique. Le volontaire n’est pas en situation de subordination, mais collabore au projet. Il doit pouvoir prendre des initiatives, dans un cadre clair. »

 

Quel accompagnement ?

Au quotidien, le principal référent de la jeune recrue est le tuteur qui lui a été désigné. Le service civique est aussi l’occasion de bénéficier d’une formation civique et citoyenne, dont le volet pratique permet d’obtenir l’attestation Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1). Elle valide la maîtrise des gestes de premiers secours.

 

Et après ?

L’intéressé reçoit une « attestation de service civique ». Le descriptif de sa mission ainsi que les connaissances et les compétences qu’il a acquises sont consignées dans un document annexe. Il pourra les faire valoir dans le cadre d’une démarche de validation des acquis de l’expérience (VAE), par exemple. Les établissements d’enseignement supérieur sont également encouragés à valoriser le service civique dans leur cursus, via des dispenses d’enseignement par exemple. Enfin, la durée effective de la mission est prise en compte pour le calcul de l’ancienneté dans la fonction publique.

 

Pour en savoir plus

  • Aurélia Descamps
  • Crédit photo : Antonio Diaz / iStock

Aucun commentaire pour cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.