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Jardins partagés : cultiver ensemble

Des habitants d’un même immeuble ou d’un même quartier aménagent un terrain pour y créer un jardin. Bien plus que des légumes, c’est surtout la solidarité qui se cultive au sein d’un jardin partagé.

Jardins partagés

Qu’est-ce qu’un jardin partagé ?

Mis à disposition par une municipalité ou un bailleur privé, un jardin partagé est un terrain géré par une association d’habitants. Ils y cultivent des légumes, des fruits, des plantes aromatiques ou encore des fleurs. Certains disposent même de ruchers et y fabriquent leur propre miel. Au départ, un jardin partagé n’est bien souvent qu’une simple friche, que les habitants vont aménager progressivement afin d’en faire un jardin collectif et un lieu d’animation dans leur quartier.

Il existe plus de 450 jardins partagés en France. Parfois appelés aussi « jardins communautaires », ils sont surtout répandus en milieu urbain. Mais ils fleurissent de plus en plus en périphérie des villes, et même en milieu rural.

 

Quelle différence avec les jardins familiaux ?

Contrairement aux jardins familiaux, dans la plupart des jardins partagés, les décisions sont prises en concertation entre les adhérents, que ce soit pour le choix des cultures ou pour le partage de la récolte. Certains jardins proposent des parcelles individuelles, d’autres des parcelles collectives. On y pratique en général un jardinage naturel, respectueux de l’environnement.

 

En quoi un jardin partagé favorise-t-il la solidarité ?

Véritable lieu de convivialité et de mixité sociale dans un quartier, un jardin partagé permet à ses habitants – toutes générations confondues – de jardiner ensemble et d’échanger. Des repas, des fêtes et diverses autres animations (expositions, concerts…) peuvent y être également organisés. Et des écoles du quartier ou des alentours y participent (visites, jardinage…). Autant d’occasions de tisser des liens entre voisins, au-delà du simple « bonjour-bonsoir ».

 

Comment créer un jardin partagé ?

Pour créer un jardin partagé, il est préférable de constituer d’abord un petit groupe d’habitants, intéressés par l’idée et prêts à s’investir dans le projet. Reste ensuite à explorer les moindres recoins du quartier pour y dénicher une friche et, le plus difficile, à convaincre ses propriétaires (la municipalité ou un bailleur privé) de le mettre à disposition gratuitement.

Autre solution : contacter directement ces interlocuteurs, et d’autres comme les paroisses par exemple, pour savoir s’ils possèdent un terrain inutilisé. Mieux vaut éviter d’investir un espace sans autorisation, au risque d’en être délogé et de voir ainsi disparaître son jardin.

Dans tous les cas, les correspondants en régions du réseau national « Le jardin dans tous ses états » peuvent vous donner plus d’informations et vous appuyer dans vos démarches.

 

Pour en savoir plus

  • Angélique Pineau

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