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La plate-forme Benevolt met en contact des retraités bénévoles et des associations

Nombreux sont les retraités souhaitant donner de leur temps et s’engager bénévolement. Mais parfois, il est difficile de s'y retrouver parmi les milliers d'associations existantes. La plate-forme numérique Benevolt tente de répondre à cette problématique. En quelques clics, les bénévoles sont mis en relation avec des structures associatives, selon les envies et les besoins de chacun.

La plate-forme Benevolt met en contact des retraités bénévoles et des associations

Ils sont retraités, ont envie de donner de leur temps pour des associations, mais ne savent pas à quelle porte frapper : Benevolt va les aider. L’idée a germé dans l’esprit d’Anne-Laure Mesguen, cofondatrice de la plate-forme, alors qu’elle était manager dans une grande banque. « Elle a accompagné des membres de son service vers la retraite et a constaté beaucoup d’angoisse, explique Amélie Arcile, psychologue et deuxième membre du binôme fondateur. Les futurs retraités craignaient d’être inutiles et de s’ennuyer, alors qu’ils étaient encore plein d’énergie. »

Le secteur associatif, lui, manque de bénévoles, Amélie Arcile le sait pour y avoir travaillé. Ne restait qu’à créer l’outil pour mettre les deux parties en relation : la plate-forme numérique Benevolt était née. Lancée en 2017 à l’échelle de la Loire-Atlantique, elle est maintenant étendue à 80 départements et regroupe plus de 1 500 bénévoles et près de 1 200 associations.

Les fondatrices de Benevolt
Amélie Arcile (à gauche) et Anne-Laure Mesguen (à droite) sont les deux fondatrices de la plate-forme Benevolt. Crédit photo : Benevolt.

Benevolt : une plate-forme dédiée aux plus de 55 ans

Sur le site, quelques clics suffisent pour créer gratuitement son profil. Le seul critère à respecter ? Avoir plus de 55 ans. « Les utilisateurs sont aussi invités à détailler leurs compétences et disponibilités », précise Amélie Arcile.

Ensuite, la plate-forme fait le tri. Édith Demeulemeester, une utilisatrice vivant près de Lille, confirme : « Benevolt m’a rapidement proposé des missions qui correspondaient à ce que j’avais renseigné. Cela m’a évité de m’éparpiller sur des milliards de sites pour trouver un engagement qui me convenait. »

Deux jours après son inscription, elle a été contactée par Webassoc, une communauté de professionnels du numérique qui aide les associations humanitaires. « Depuis mon domicile, je trie leurs courriers électroniques. Cela me prend entre 15 et 30 minutes par jour. » Dans le même temps, cette bénévole âgée de 60 ans a été contactée par le Secours catholique, également pour des tâches administratives : secrétariat, relecture de documents et rédaction de comptes rendus de réunion.

Satisfaite de ses missions en cours, la sexagénaire a désactivé son profil sur Benevolt. « Elles sont suffisamment riches pour que je n’éprouve pas le besoin d’en chercher d’autres. » Si ses envies changent, il suffira d’une manipulation sur le site pour le réactiver.

Un engagement sur la durée ou plus ponctuel

« Nous avons des bénévoles engagés de manière régulière avec une ou deux associations, mais qui restent actifs sur la plate-forme pour chercher des missions ponctuelles », souligne Amélie Arcile. En effet, si les structures associatives sont à l’initiative pour contacter des utilisateurs, ces derniers peuvent aussi postuler à des tâches bien précises, par exemple lors d’un événement sportif ou culturel. Dans ce cas, l’engagement se concentrera sur un moment restreint.

Les missions bénévoles peuvent d’ailleurs être régulières, mais peu fréquentes. Deux heures par mois, c’est le temps que consacre Michel Berger à l’association Vie.Toit.44, qui organise des activités pour des personnes en situation de handicap psychique en Loire-Atlantique. « Il y a un peu plus de dix ans, j’ai eu l’idée d’associer et de conjuguer le tango argentin et le yoga, deux disciplines que je pratique depuis longtemps, explique le musicien retraité qui s’est inscrit sur Benevolt avant la rentrée de septembre 2018. Je ne me voyais pas proposer autre chose que ce que je connais, car je sais le bien que cela apporte aux personnes. »

Pour autant, Amélie Arcile rappelle qu’aucune compétence particulière n’est exigée. « On part du principe que tout le monde sait faire quelque chose. La retraite, c’est aussi un moment où l’on a envie de découvrir de nouvelles pratiques. Tant que les bénévoles sont motivés, ils peuvent tout apprendre ! »

  • Lola Cloutour
  • Crédit photo : Getty Images

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