Déconfinement : vos témoignages

À la rédaction d’Essentiel Santé Magazine, nous nous demandions comment vous vous sentiez depuis le 11 mai. Date de la fin du confinement en France, suite à l’épidémie de Covid-19. Nous avons donc lancé un appel à témoignages sur notre site et sur nos réseaux sociaux. Et voici vos retours.

Déconfinement : vos témoignages

En lançant notre appel à témoignages « Coronavirus : comment vivez-vous le déconfinement ? », nous voulions savoir comment vous, nos lecteurs, viviez ce retour à une vie plus « normale ». Entre joie et angoisse. Et nous vous remercions pour vos récits, très sincères. Voici quelques extraits de vos témoignages.

Se protéger et protéger les autres

Éliane (64 ans)

« J’étais euphorique à l’idée de retrouver ma liberté… Et puis le 11 mai, tout était différent. La crainte de me retrouver dans une foule, le masque à porter, le gel à utiliser. Il m’a fallu une semaine pour reprendre mes marques.

Je ne cours pas dans les magasins. Je fais mes courses moins souvent qu’avant : je consomme autrement. J’ai appris à déterminer l’indispensable du futile. J’ai retrouvé mes petits enfants avec un grand bonheur, tout en prenant des précautions. J’ai repris mes randonnées en campagne et en forêt. J’ai retrouvé mes amis : plus de bises.

La majorité a pris conscience du rôle à jouer pour se protéger et protéger ceux qu’on aime. Mais à la rentrée, plus de gastro, plus de rhino… Il faut voir le positif ! »

Un déconfinement qui fait peur

Stéphanie (45 ans)

« J’ai eu beaucoup de mal à sortir de notre cocon sécurisé. J’ai été plus angoissée par le déconfinement que pendant le confinement. Nous avons découvert un nouveau rythme de vie entre mon conjoint, mon fils et moi et le temps de faire des choses seuls ou ensemble. Par contre, la relation aux écrans et la prise de poids ont largement été modifiées et accentuées pendant le confinement.

La réaction des gens exagérée a été anxiogène pour moi à la sortie du déconfinement. La position jamais claire du gouvernement a été aussi déroutante. Je n’ai pas non plus été séduite par le télétravail « imposé » par la situation et non préparé (malgré un soutien des collègues et de mon chef de service). »

Un changement de rythme

Hervé (71 ans)

Désormais, je vis beaucoup plus au ralenti. Je sors beaucoup moins qu’avant, non pas par peur mais parce que j’en ai pris l’habitude. Du coup, les activités physiques (la simple marche) me sont plus fatigantes. Lorsque je sors, je suis beaucoup plus sensible qu’auparavant aux problèmes du bruit et de la pollution en ville. Face au risque d’une seconde vague, le port du masque dans les lieux très fréquentés me paraît un geste citoyen. Je déplore la désinvolture de certains à cet égard.
Sinon, j’ai bien sûr été extrêmement heureux de revoir enfants et petits-enfants, ainsi que Grand Papy à l’EHPAD. Souffrant d’une affection de longue durée, j’ai été heureux également de pouvoir bénéficier de nouveau de séances de kiné (à domicile désormais) et de pouvoir revoir les spécialistes qui me suivent à l’hôpital. La téléconsultation est un pis-aller, rien ne remplace le contact direct avec le médecin.

Lorsque je regarde autour de moi, j’ai l’impression de ne pas être le seul à avoir ralenti le rythme de vie, tout en étant conscient de compter parmi les privilégiés par rapport à toutes les familles ayant de fortes contraintes matérielles ou financières, pour lesquelles le confinement a été très éprouvant. La crise a fait redécouvrir la valeur des choses et fait également prendre conscience de l’importance des inégalités dans nos sociétés.

Pas un retour à la vie normale

Émeline

« Pendant le confinement je sortais une fois par semaine pour les courses alimentaires. Depuis, et progressivement, je sors un peu plus souvent mais pas tous les jours pour autant. Je prends toujours autant de précautions (gants, masque).

Je prends plus souvent mon vélo pour les déplacements courts (moins de 3 km) et les transports en commun si je dois aller plus loin. J’ai découvert avec joie que des pistes cyclables avaient été rajoutées dans ma ville ce qui est très appréciable. Reprise en douceur, mais pas retour à une vie normale… »

Se tenir à distance de ceux qu’on aime

Annie (64 ans)

« Le déconfinement me fait peur. Les gens font n’importe quoi : plus de masques dans certains commerces et pas de gel !

J’ai revu avec grand plaisir mes enfants et petits-enfants (pas tous hélas) mais pas de bisous et de câlins. Je trouve que cela a cassé quelque chose. Pourvu que tout rentre dans l’ordre et très vite. »

Le confinement : un temps utile

Ramdane

« Cette pandémie est venue chambouler le train de notre vie. Un drame auquel personne ne s’attendait. Aussi, l’avenir nous réserve toujours ses secrets. La vigilance est de mise.

Armé toujours d’une volonté farouche, j’ai personnellement bien profité de ce confinement, en m’attelant à des travaux pédagogiques. J’ai réalisé trois projets. Ce temps m’a été d’une utilité capitale et je m’en réjouis. »

Il est encore temps de nous écrire

Vous aimeriez nous envoyer votre témoignage pour nous raconter votre vécu du déconfinement ? Il n’est pas trop tard ! Vous pouvez le faire en vous rendant sur cette page de notre site.

  • Crédit photo : Getty Images
Auteur article
Angélique Pineau-Hamaguchi

rédactrice en chef adjointe d’Essentiel Santé Magazine, spécialisée dans les sujets de société (environnement, économie sociale et solidaire…).

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