Paiement sans contact : ce qu’il faut savoir

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Le paiement sans contact a le vent en poupe. En 2020, il a représenté près de 80 milliards d’euros, soit la moitié des transactions. Fraudes, montant minimum, paiement via mobile… Des idées fausses circulent sur ce mode de règlement. Faisons le point.

paiement sans contact

Un commerçant peut m’imposer un montant minimum pour le paiement sans contact

VRAI. Votre boulanger refuse de vous laisser payer votre baguette avec le sans contact ? Sachez qu’il est en droit de le faire, mais à une condition : que le client en soit clairement informé via une affiche bien visible. Si la loi n’impose pas de montant minimum pour le sans contact, en pratique certains commerces exigent que la transaction atteigne 10 ou 15 euros. La raison ? Gratuit pour le consommateur, le sans contact engendre des frais de transaction, fixes et variables, pour le commerçant. Les règlements de petits montants peuvent donc lui coûter plus cher que les transactions plus importantes.

Je peux réaliser autant de paiements sans contact que je veux

FAUX. Depuis le 11 mai 2020, il existe un plafond de 50 € par opération et par commerçant. Pour des raisons de sécurité, certaines banques fixent également un plafond cumulé d’utilisation sur une période donnée (par semaine, jour ou mois), ainsi qu’un nombre ou un montant maximum de paiements sans contact consécutifs. Au-delà de ce seuil, le code secret vous sera automatiquement réclamé.

Je peux bloquer ou suspendre le sans contact de ma carte

VRAI. Le sans-contact n’est ni une option payante ni un service obligatoire. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a demandé que le client soit informé de la fonction « paiement sans contact » et qu’elle ne soit activée qu’avec son accord. Si vous ne souhaitez pas en bénéficier, votre banque est dans l’obligation de vous fournir une autre carte ou de désactiver l’option sans contact.

paiement sans contact
©Shutterstock

Avec un smartphone, je paye comme avec une carte bancaire

VRAI. Et c’est même plus simple et sécurisé ! Il suffit de vérifier que votre téléphone soit équipé du système NFC puis d’installer une application dédiée (Google Pay, Apple Pay ou Paylib). Au moment de payer, vous déverrouillez le téléphone selon une méthode d’authentification qui vous est propre (reconnaissance faciale, code, empreinte digitale…) puis vous approchez ce dernier à quelques centimètres du terminal et bip, l’achat est validé !

Bon à savoir : contrairement aux paiements sans contact limités à 50 euros, le seul plafond via mobile est celui de votre carte bancaire.

Les escroqueries sont de plus en plus répandues

FAUX. Le télé-pickpocketing, l’arnaque consistant à s’approcher d’une personne dans un lieu bondé équipé d’un TPE (terminal de paiement) pour effectuer un paiement à son insu, reste marginal. Selon le rapport de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiements (OSMP) paru en 2020, le taux de fraude s’élève à 0,013 %. Les risques sont donc limités. Et pour cause : la technologie NFC (permettant l’échange de données entre deux appareils) ne fonctionne pas à plus de 2 cm de distance. Enfin, sachez que les cartes bancaires sans contact bénéficient de la même protection juridique que les autres. En cas de fraude, le consommateur a 13 mois pour contester la transaction.

Les étuis antiondes protègent des fraudeurs

VRAI. Les étuis et portefeuilles protecteurs d’ondes, qui empêchent le piratage de la puce de votre CB, sont une solution efficace dans les lieux où la promiscuité est grande. Moins raffinée, une feuille d’aluminium fait également très bien l’affaire.

  • Céline Durr (ANPM-France Mutualité)
  • Crédit photo : Shutterstock/Ciem

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