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Apprendre à réparer soi-même

Pour éviter le gaspillage, la réparation est depuis toujours une solution. Aujourd’hui, des initiatives se développent pour apprendre à réparer soi-même son vélo, sa voiture… Et faire ainsi des économies.

Faire réparer vos chaussures chez le cordonnier, vos vêtements chez une couturière. Des gestes simples – parfois oubliés – qui permettent de donner une seconde vie à vos objets. Mais pour éviter de jeter, vous pouvez aussi apprendre à les réparer vous-même. Une pratique qui se développe notamment dans des lieux basés sur l’entraide et la solidarité.

 

Son vélo dans un atelier participatif

Au lieu d’abandonner votre vélo pour une simple roue voilée ou un pédalier abîmé, vous pouvez vous rendre dans un atelier participatif et solidaire. Le principe : des salariés et/ou des bénévoles vous aident à le remettre en état. Mieux : ils vous apprennent les gestes de base pour devenir autonome. Des véritables passeurs de savoirs en somme. Il suffit pour cela de vous acquitter de la cotisation annuelle à l’association (de 5 à 25 euros selon les ateliers) et de payer les éventuelles pièces détachées nécessaires à la réparation (elles peuvent aussi, parfois, être fournies gratuitement).

Et si vous n’avez pas encore de vélo mais que vous souhaitez vous y mettre, vous pouvez également en acheter un d’occasion dans l’un de ces ateliers, récupéré dans une déchetterie ou donné par un particulier.

 

Sa voiture dans un garage associatif ou solidaire

Le Garage Moderne, à Bordeaux, dispose lui aussi d’un atelier vélo. Mais sa première activité reste l’entretien et la réparation de voitures (et de deux-roues). Dans ce garage associatif, vous pouvez mettre la main à la pâte, encadré par un mécanicien. En plus de la cotisation annuelle et du prix des pièces détachées (le plus souvent d’occasion), le temps passé par le professionnel vous sera facturé : de l’ordre de 25 euros de l’heure si vous êtes présent à ses côtés.

Côté réparations, elles ne se limitent pas à la simple vidange. Le Garage moderne est équipé d’une valise électronique et la plupart des réparations y sont possibles. Ce qui n’est pas toujours le cas dans les garages associatifs ou solidaires. Des lieux qui se développent pour faire face à la crise ou simplement pour créer du lien dans un quartier, dans un village.

 

D’autres types d’objets grâce à internet

Il existe aussi de nombreux livres au rayon bricolage pour apprendre à réparer vous-même différents objets (un évier bouché, un appareil photo, une machine à laver…). Et depuis quelques années, des sites internet voient le jour, fondés eux aussi sur le partage de connaissances, à l’image de commentreparer.com.

Toutefois, au moment de passer à la pratique, vous serez seul et non pas accompagné par un spécialiste, comme dans les ateliers vélo et les garages solidaires ou associatifs. Avec le risque éventuel de causer des dégâts ou de vous mettre en danger. Alors prudence.

 

Pour en savoir plus

  • Angélique Pineau
  • Crédit photo : Association uN p’Tit véLo dAnS La Tête / DR

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