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Tatouages : quels risques pour la peau ?

Un tatouage où je veux, quand je veux ? Oui, à condition de rester vigilant, qu'il s'agisse d'un tatouage permanent ou d'un dessin temporaire au henné.

Très en vogue, les tatouages ne sont toutefois pas sans risque. Ils peuvent parfois provoquer des atteintes cutanées. Des précautions s’imposent donc pour éviter ces désagréments.

 

Des mesures d’hygiène à respecter

Pour limiter au maximum le risque d’infection microbienne, il est impératif de respecter certaines règles d’hygiène. Les tatoueurs sont d’ailleurs tenus d’avoir suivi une formation aux règles d’hygiène et de salubrité (concernant les locaux) pour pouvoir exercer. Ils doivent, en outre, informer chaque client des risques encourus par les tatouages, information qui doit également être affichée dans leurs locaux.

Avant un tatouage, le professionnel doit désinfecter la peau, se laver soigneusement les mains et porter des gants stériles. Il doit utiliser un matériel jetable stérile ou stérilisé par autoclave.

La personne tatouée devra maintenir une bonne hygiène de peau après l’intervention et appliquer, quotidiennement et pendant 15 jours, un produit de cicatrisation gras sur le tatouage. « Il s’agit d’éviter la formation d’une croûte sèche et, surtout, l’apparition d’une cicatrice qui serait visible, plus tard, si la personne souhaite effacer son tatouage », précise le Dr Fusade, dermatologue à Paris.

Si des démangeaisons, de l’eczéma, une inflammation ou toute autre réaction allergique apparaît après un tatouage récent, consultez votre médecin traitant.

À noter : l’hôpital Bichat-Claude Bernard, à Paris, a ouvert, en avril 2017, la première consultation dédiée à la prise en charge des complications liées au tatouage, qu’elles soient infectieuses ou immuno-allergiques.

La fabrication, la composition et l’étiquetage des produits de tatouage répondent à des normes strictes définies par les réglementations européenne et française. Aussi, il vaut mieux éviter de se faire tatouer à l’étranger sans connaître la réglementation locale, sur la plage ou lors d’un festival en plein air, par exemple, car ces situations ne garantissent pas toujours le respect des règles d’hygiène ni la sécurité des produits utilisés.

 

Le tatouage : adapté à toutes les peaux ?

« Il n’existe pas de contre-indication en fonction du type de peau, plus ou moins clair, que l’on a », souligne le Dr Thierry Fusade. En revanche, chez les personnes souffrant de sarcoïdose (maladie inflammatoire), le tatouage peut provoquer des réactions cutanées. Il est également déconseillé aux individus ayant tendance à avoir une mauvaise cicatrisation (par exemple formation de masses rougeâtres ou d’excroissance sur la peau). « Pour les personnes atteintes de psoriasis, le tatouage peut entraîner la reproduction d’une lésion qui sera alors à traiter comme les autres plaques de psoriasis », précise le dermatologue. En cas de vitiligo, « le seul inconvénient d’un tatouage utilisé pour camoufler les plaques est que la couleur de certains pigments peut passer avec le temps », note le médecin.

Enfin, des réactions immunoallergiques peuvent se produire chez certaines personnes, généralement après une exposition au soleil, parfois plusieurs années après le tatouage. Il est alors conseillé de faire effacer le tatouage.

À noter : la réglementation interdit aux tatoueurs de pratiquer leur art sur une personne mineure, sauf si celle-ci dispose d’une autorisation parentale écrite.

 

Le laser pour effacer les tatouages

La seule façon de faire disparaître un tatouage est d’utiliser un laser, une intervention que seuls les médecins sont habilités à effectuer. Le faisceau du laser fragmente les pigments en très petites particules qui sont ensuite éliminées par l’organisme.

Il faut compter entre deux et quinze séances de laser, non prises en charge par l’Assurance maladie, selon le tatouage. « Plus il existe de pigments, plus le tatouage est dense ou plus il est profond et plus il faudra un grand nombre de séances pour l’effacer. Le vert et le bleu sont plus résistants donc plus difficiles à faire disparaître. Dans la plupart des cas, les traces laissées sont très discrètes même si certains tatouages, notamment ceux qui sont profonds et denses, peuvent laisser de petites cicatrices », précise le Dr Fusade.

 

Attention aux dessins éphémères au henné

L’application de henné sur la peau peut entraîner de l’eczéma de contact voire des réactions allergiques graves. En cause ? L’ajout de para-phénylènediamine (PPD) au henné naturel pour accentuer la coloration noire du produit. Évitez donc les hennés noirs que l’on vous propose et préférez le henné naturel, de couleur orangé à brun verdâtre. Si vous avez un doute, demandez à voir l’étiquette indiquant sa composition.

 

Pour en savoir plus

  • Stéphany Mocquery
  • Crédit photo : skynesher / Istockphotos

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