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« Voter est un acte citoyen »

Jusqu’au 29 mars, les adhérents d’Harmonie Mutuelle sont appelés à élire leurs représentants. Pourquoi faut-il voter ? Mithé Berder, vice-présidente d’Harmonie Mutuelle, revient sur le rôle de l’élu.

Voter est un acte citoyen

Pourquoi est-ce important, pour chaque adhérent d’Harmonie Mutuelle, de prendre quelques minutes afin de voter pour ses représentants ?

Mithé BerderMithé Berder : Pour de multiples raisons. Tout d’abord parce c’est en votant que les 2,4 millions d’adhérents participeront à la création d’une assemblée proche d’eux et de leurs préoccupations. La gouvernance d’Harmonie Mutuelle est par nature proche du terrain, avec 2 100 délégués. Et l’adhérent s’y retrouve toujours car l’élu lui ressemble. Toutes les catégories sociales et socio-professionnelles y sont représentées.

Par ailleurs, voter c’est défendre un modèle participatif. Et c’est, d’une certaine manière, un acte citoyen. C’est mandater un élu pour porter ses propres préoccupations autour de l’action sociale, de la protection sociale, du logement ou encore des déterminants de santé. Cet élu reviendra ensuite vers l’adhérent pour lui rendre des comptes. Nous faisons plus que jamais le pari qu’une mutuelle reste un lieu d’engagement citoyen. Et plus la participation de nos adhérents est élevée, plus elle légitime notre modèle d’économie sociale.

En quoi est-il essentiel d’obtenir la plus grande représentativité possible des adhérents ?

M.B. : Cette représentativité est cruciale parce qu’elle nous permet d’obtenir des réponses pour toutes et tous. Pour être représentatifs, les élus doivent être à l’image de la société dont ils sont issus. Il doit y avoir des jeunes, des moins jeunes, des femmes, des hommes, des actifs, des retraités, des adhérents en contrat collectif ou en contrat individuel. Et les délégués ont une tendance naturelle et légitime à mettre sur la table des sujets qui correspondent à leur profil. Pour schématiser, des jeunes aborderont rarement le sujet de la dépendance et, de leur côté, des retraités seront peut-être moins enclins à développer des actions sur la petite enfance. D’où l’importance de la variété des profils.

Que fait concrètement un élu ? À quoi sert-il ?

M.B. : Sur le terrain, l’élu engage des partenariats, s’implique dans l’action sociale et la prévention et promotion de la santé. Si je dois prendre une image, je dirai qu’il déploie toutes ses antennes pour exercer une véritable écoute. Il est à la fois un accompagnateur et un promoteur des services d’accompagnement. Grâce à cette oreille attentive, il est amené à ouvrir des dossiers d’action sociale, ce qui peut permettre à l’adhérent qui en bénéficie d’avoir un précieux coup de pouce dans une période difficile. Dans les territoires, l’élu agit de façon concrète, en proximité. L’énergie qu’il apporte est essentielle : c’est grâce à elle que les choses avancent sur le terrain. En assemblée générale, 300 délégués sont plus particulièrement chargés de porter la voix de l’adhérent sur les cotisations, les modifications statutaires, ou plus largement sur la vie de la mutuelle et sur sa stratégie générale.

Les délégués sont élus pour six ans. La nouvelle assemblée va se réunir en juin pour la première fois. Comment pourrait se dessiner l’assemblée idéale ?

M.B. : Une assemblée idéale, c’est une assemblée qui débat et qui respecte les positions de chacun afin de porter ensuite unanimement les décisions une fois qu’elles sont votées. Je dirais aussi que c’est une assemblée qui est équilibrée sur le plan des profils, pour les questions de représentativité évoquées.

Le vote n’ayant pas encore eu lieu, on ignore pour l’instant comment la prochaine assemblée sera composée. Cependant, on note que 63 % des adhérents qui se sont portés volontaires le font pour la première fois, ce qui très élevé. De son côté, la proportion de femmes à l’assemblée générale atteint 44 %. Ce n’est pas encore la parité, mais cela représente une nette évolution par rapport aux élections précédentes. Nous constatons aussi que les adhérents actifs sont désormais majoritaires. Par ailleurs, la répartition de candidats en contrat collectif et en contrat individuel est mieux représentée. Et il va y avoir pour la première fois une section professionnelle, avec de nouvelles voix portées, en l’occurrence celles des entreprises de moins de 8 000 salariés.

La première assemblée va se réunir en juin et on peut d’ores et déjà supposer que, du fait de cet équilibre, les débats pourraient être empreints de nouveauté. Les contrats collectifs, par exemple, peuvent générer une nouvelle nature de débats. On peut donc s’attendre à un nouveau dynamisme de la part de cette future assemblée qui correspond toujours mieux à la composition de nos adhérents.

Pour plus d’informations sur le déroulement des élections, rendez-vous sur engages.harmonie-mutuelle.fr

Comment voter ?

Sur internet :

Par courrier :

  • Renvoyez les deux bulletins papier (les délégués à l’assemblée générale et les délégués de votre territoire) via l’enveloppe pré-affranchie reçue à votre domicile fin février.
  • Propos recueillis par Jean Chezaubernard
  • Crédit photo : DR Harmonie Mutuelle - Portrait : Youssef Larayedh

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