Les troubles du comportement alimentaire : anorexie et boulimie

L’anorexie et la boulimie sont des troubles du comportement alimentaire (TCA). Leurs répercussions sur la santé physique et mentale sont importantes.

Quels sont les symptômes des troubles anorexiques ?

L’anorexie restrictive est la plus fréquente. Il s’agit d’un rejet de toute nourriture avec une phobie de la prise de poids et/ou un plaisir à maigrir. L’anorexie se caractérise par une perte de poids régulière et importante, pouvant aller jusqu’à mettre sa vie en danger.

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Quels sont les symptômes des troubles boulimiques ?

La boulimie se caractérise par une absorption importante de nourriture, dans un temps très limité et jusqu’à l’inconfort gastrique. Dans le cas où la personne ne cherche pas à compenser cette ingestion massive, on parle de boulimie hyperphagique. De manière générale, les personnes boulimiques hyperphagiques souffrent de surpoids ou d’obésité.
Lorsqu’une personne compense cette frénésie alimentaire en se faisant vomir, en faisant beaucoup d’activité ou en consommant des médicaments laxatifs ou diurétiques, on parle de boulimie non hyperphagique. La boulimie est généralement associée à l’anxiété, au stress ou à la dépression.

Quelles sont les personnes concernées ?

La plupart des troubles du comportement alimentaire commence à l’adolescence. Les troubles anorexiques concernent principalement les adolescentes de 12 à 20 ans. La boulimie touche les femmes, un peu plus tardivement : autour de 19 ans en moyenne. 2 à 3 % de la population féminine est concernée, mais la proportion atteint 8 % chez les adolescentes. A noter que les hommes comme les femmes sont autant touchés par la boulimie hyperphagique.

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Comment détecter les troubles du comportement alimentaire ?

Les troubles anorexiques ou boulimiques avec prise de poids (hyperphagiques) sont plus facilement identifiés par l’entourage que les troubles boulimiques sans prise de poids (non hyperphagiques), qui peuvent être dissimulés pendant des années.

Il n’est pas facile de savoir quand et comment agir face à une personne présentant des symptômes qui font penser à un trouble du comportement alimentaire. Lorsque celle-ci veut maigrir au-delà du raisonnable, devient obsédée par son alimentation ou la pratique d’exercices physiques, maigrit ou marque un arrêt dans sa croissance, il convient de s’inquiéter et de prendre rendez-vous pour elle chez un médecin. Les autorités de santé recommandent un repérage ciblé chez les personnes appartenant à des groupes à risque : étudiant-e-s, sportive-f-s, personnes en surpoids, par exemple.

Diagnostic et traitement

L’hospitalisation reste indispensable et très utile dans beaucoup de situations, mais il est recommandé de commencer le traitement par les soins en ambulatoire. S’il y a un risque vital, si le patient a des envies suicidaires (moment dépressif caractérisé) ou que l’environnement est débordé, l’hospitalisation est nécessaire. Les soins continuent ensuite dans le cadre d’un suivi par une équipe pluridiciplinaire : médecin, nutritionniste et psychiatre ou psychologue.

Quelle attitude adopter en cas d’anorexie ou de boulimie ?

Les familles des personnes atteintes de ces types de maladie mentale sont souvent désemparées. Les parents d’adolescent-e-s concernés peuvent se sentir coupables et ne pas savoir comment se comporter. S’ils essaient d’inciter l’adolescent-e à s’alimenter normalement, la situation peut empirer ; s’ils décident de ne pas imposer de règles, ils ont peur pour sa santé. De plus, le déni de l’anorexique vis-à-vis de sa maladie rend difficile tout dialogue. L’embarras suscité par le regard des autres, surtout quand la personne anorexique est très maigre, peut être culpabilisant et isoler la famille de ses relations sociales et amicales.
Le meilleur conseil est d’accompagner le plus rapidement possible la personne concernée chez un médecin, voire dans un service spécialisé dans le traitement des troubles alimentaires.

Plus la prise en charge sera précoce, meilleur sera le pronostic. Il ne faut pas reculer devant l’éventualité d’une hospitalisation, même contre l’avis de la personne anorexique. Il peut s’agir d’une urgence médicale mettant sa vie en jeu.

Article proposé par le groupe de rédaction des délégué-e-s Harmonie Mutuelle de Moselle


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Un commentaire pour cet article

  1. Legrand Marceline

    Bonjour,
    Ce sujet est très pertinent en cette période de confinement car, en plus de toucher plus généralement les adolescents, la boulimie-anorexie peut perturber une population plus âgée à cause du confinement ressenti comme un enfermement et un regard « des autres » continuel encore plus lourd à gérer.
    Toutes les mauvaises habitudes que nous prenons vis-à-vis de l’alimentation en ce moment auront un impact d’autant plus difficile à supporter que nous sommes , avec nos proches, confrontés aux troubles du comportement alimentaire.
    Une véritable prise en charge thérapeutique sera nécessaire pour tout un tas de personnes qui jusqu’ici, n’en avaient pas besoin.
    Il y a un secteur d’activité qui va bien repartir : les métiers liés à l’alimentation (diététiciens, thérapeutes du TAC, etc…)

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