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Veufs et veuves : quelles sont les aides ?

Des prestations financières spécifiques existent pour les veufs et les veuves dont le conjoint était ou avait été salarié du secteur privé. Pour y accéder, il faut remplir certaines conditions d’âge, de ressources ou encore de situation familiale.

Veufs et veuves : quelles sont les aides ?

Si vous êtes veuf ou veuve, vous avez droit à des aides financières spécifiques, qu’il faut demander auprès de différents organismes : caisses de retraite, caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) et caisse d’allocations familiales (CAF).

À noter : les prestations listées dans cet article ne concernent que les veufs ou veuves de salariés (ou retraités) du secteur privé. D’autres règles peuvent s’appliquer si le défunt était fonctionnaire, indépendant, agriculteur…

Ces aides peuvent se cumuler, sous certaines conditions, avec une rente au conjoint survivant prévue par un contrat de prévoyance individuel ou collectif.

Vous avez 55 ans ou plus

Si vous avez au moins 55 ans*, vous pouvez recevoir une pension de réversion mensuelle. Pour cela, il faut que vous ayez été marié avec le défunt et non pas pacsés ou en concubinage.

La pension correspond à une partie (54 %) du montant de la retraite dont bénéficiait ou aurait bénéficié votre conjoint, sans compter d’éventuelles majorations (si vous avez atteint l’âge de la retraite à taux plein, si vous avez eu au moins trois enfants…).

Elle peut être réduite voire annulée en fonction des ressources que vous percevez par ailleurs. Tous vos revenus sont pris en compte (revenus professionnels, biens immobiliers, placements…) ainsi que ceux de votre ménage, si vous ne vivez pas seul.

La pension de réversion n’est pas attribuée automatiquement, il convient d’adresser le formulaire « Demande unique de retraite de base de réversion » à votre caisse régionale d’assurance retraite « Carsat » si vous êtes vous-même retraité du régime général. Sinon, elle est à faire parvenir à la caisse qui versait sa retraite au défunt ou, s’il était en activité, à la Carsat la plus proche de chez vous.

Et la retraite complémentaire ?

Vous pouvez aussi percevoir une retraite complémentaire de réversion si votre conjoint a cotisé à des régimes complémentaires (Agirc, Arrco…).

Vous avez moins de 55 ans

Si vous êtes âgé de moins de 55 ans et que vos ressources (revenus professionnels, biens immobiliers, placements…) ne dépassent pas 771 euros par mois, une allocation de veuvage peut vous être versée. Il faut que vous ayez été marié avec la personne décédée. À noter : vous perdez ce droit si vous êtes remarié, pacsé ou que vous vivez en concubinage.

L’allocation s’établit à 617 euros par mois. Elle est octroyée pendant deux ans maximum (ou jusqu’à 55 ans si vous aviez au moins 50 ans à la date du décès).

L’aide n’est pas allouée d’emblée, il faut envoyer la « Demande d’allocation de veuvage » par courrier postal au Centre national de traitement de l’allocation veuvage (21 044 Dijon Cedex).

Êtes-vous éligible ?

L’Assurance retraite propose un simulateur en ligne pour tester votre éligibilité à la pension de réversion ou à l’allocation de veuvage.

Vous avez moins de 55 ans et vous êtes invalide

Si vous avez moins de 55 ans et que vous êtes vous-même invalide, vous pouvez prétendre à la pension de veuf ou de veuve invalide. À condition d’avoir été marié avec le défunt.

Son montant correspond à 54 % de la pension d’invalidité de votre conjoint (s’il était lui-même invalide) ou de la retraite qui lui était versée ou à laquelle il aurait eu droit. Une majoration s’applique si vous avez eu au moins trois enfants.

Le versement de la pension s’arrête si vous vous remariez. À partir de 55 ans, elle ne se cumule pas avec la pension de réversion : c’est le montant de la prestation la plus avantageuse qui vous est attribué.

La demande doit être faite avec le formulaire « Demande de pension d’invalidité de veuf(ve) » auprès de votre CPAM.

Vous avez des enfants à charge

Si vous vous retrouvez seul à élever des enfants, vous pouvez percevoir l’allocation de soutien familial. Mais pour cela, vous ne devez pas vivre avec un partenaire, même en concubinage.

L’allocation mensuelle s’élève à 115 euros par enfant à charge, sans condition de ressources. Pour la percevoir, il faut déclarer votre situation à la CAF et envoyer le formulaire de demande de la prestation.

Vous étiez à la charge de votre conjoint

Quel que soit votre âge, si vous ne perceviez vous-même aucun revenu, vous pouvez recevoir un capital décès. Seulement si vous étiez mariés ou pacsés.

Sa valeur est de 3 450 euros, versé en une fois. La demande de capital décès fait l’objet d’un formulaire, à transmettre à la CPAM de l’assuré décédé.

Concernant les remboursements de frais de santé, le concept d’ayant droit pour les personnes majeures a été supprimé en 2016. Vous êtes donc couvert personnellement au titre de la protection maladie universelle, même si votre conjoint est décédé.

À noter

Le capital décès revient aux personnes à la charge complète du défunt et, par ordre de priorité, au conjoint ou aux enfants ou aux ascendants. Si aucun bénéficiaire prioritaire ne le réclame, le capital est versé au conjoint, même s’il a des ressources propres.

*51 ans si la personne est décédée avant 2009.

NB : attention, tous les montants indiqués sont valables au 1er janvier 2019. Ils sont réévalués régulièrement.

En savoir plus

  • Auprès de la Fédération des associations de conjoints survivants et parents d’orphelins (Favec)
  • « Je dois faire face au décès d’un proche » : les conseils du site service-public.fr
  • Aurélia Descamps
  • Crédit photo : iStock

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