Mois sans tabac : le bon moment pour arrêter de fumer

Pas besoin d’attendre le 1er janvier pour prendre de bonnes résolutions, si le mois de novembre était le bon moment pour arrêter de fumer ? Le #MoisSansTabac vous en donne l’occasion.

Mois sans tabac : le bon moment pour arrêter de fumer

Vous avez envie d’arrêter de fumer ? Profitez de ce mois de novembre pour vous lancer. Pour la quatrième année, l’opération #MoisSansTabac est organisée par le Ministère des Solidarités et de la Santé et Santé Publique France, en partenariat avec l’Assurance Maladie. Pourquoi commencer maintenant ? Tout simplement parce que le dispositif multiplie par deux les chances d’arrêter à un an par rapport aux taux observés pour des tentatives d’arrêt sans aide extérieure. Participer à un défi collectif facilite la démarche de l’arrêt du tabac. Ce défi court sur 30 jours car les symptômes de manque sont réduits à partir de cette durée.

Tout au long du mois de novembre, des actions sont organisées dans toute la France. Ainsi, jeudi 7 novembre, les étudiants et le personnel de l’Université Champollion d’Albi dans le Tarn ont été sensibilisés au #MoisSansTabac. « Nous proposons par exemple aux fumeurs le test de monoxyde de carbone dans l’air expiré, explique Brigitte Benezech, pneumologue-tabacologue au centre hospitalier d’Albi. Plus on fume, plus le taux est élevé. Il diminue si on baisse la consommation ou si on arrête. Et ceux qui décident d’arrêter se souviennent longtemps du chiffre du premier test qu’ils ont fait ».

« Pas de solution miracle mais il faut une forte motivation »

Il n’existe pas de recette toute faite pour arrêter de fumer. Il est possible d’arrêter seul ou en se faisant aider par des professionnels de santé. « Il n’y a pas de solution miracle mais il faut une forte motivation. Le tabagisme est une addiction qui répond à trois dépendances : comportementale (l’habitude du geste…), psychologique (on fume quand on est heureux ou quand on est stressé) et physique (dépendant à la nicotine). On part de cela pour proposer une aide aux personnes qui souhaitent arrêter de fumer. On donne des conseils à suivre chaque jour : éviter les excitants comme le café par exemple, boire de l’eau, manipuler un objet si le geste manque, modifier ses habitudes, trouver une compensation en commençant d’autres activités comme le sport par exemple… », précise Brigitte Benezech.

À l’aide psycho-comportementale, s’ajoute l’aide physique, le cerveau réclamant de la nicotine. Des substituts nicotiniques (patchs, gommes, pastilles…) voire des médicaments peuvent être prescrits par un professionnel de santé. Depuis le 1er janvier 2019, certains substituts nicotiniques sont remboursés à 65 % par l’Assurance maladie.

Des consultations de tabacologie à l’appli d’ecoaching de Tabac info service

À chacun sa méthode pour arrêter. Des consultations de tabacologie existent et permettent une prise en charge globale. « Beaucoup de fumeurs craignent la prise de poids s’ils arrêtent de fumer. Rappelons quand même que la prise de poids n’est pas une fatalité. 35 % des fumeurs ne grossissent pas. Mais il est vrai qu’avec l’arrêt de la cigarette, la personne brûle moins de calories et son équilibre glycémique est modifié. Elle peut avoir envie de produits sucrés. Nous proposons donc une consultation avec un(e) diététicienn(e) si la personne craint la prise de poids. D’autres peuvent ressentir le besoin de consulter un(e) psychologue. C’est à la carte », explique Brigitte Benezech.

Les plus jeunes se tourneront peut-être plus facilement vers l’application d’ecoaching mise en place par Tabac info service. L’accompagnement est personnalisé et la personne peut contacter un tabacologue en cas de besoin. « Peu importe la méthode, le principal étant d’arrêter de fumer », conclut Brigitte Benezech.

  • Cécile Fratellini
  • Crédit photo : Getty Images

3 commentaires pour cet article

  1. Titan Micheau

    Plutôt synthétique et pragmatique, avec une certaine objectivité exprimée.
    Reste à regretter une des questions posées (souvent la même) qui, indépendamment du fait que sa formulation orientée puisse induire le lecteur en erreur, prouve également l’existence persistante d’une mauvaise approche du sujet:
    Ce n’est PAS une dépendance REMPLACÉE par une autre, c’est la MÊME. Elle est simplement satisfaite par un moyen différent qui exclut la quasi-totalité des substances toxiques qui nous emmènent habituellement au cimetière et qui sont présentes dans le tabac.

    1. La rédaction

      Tabac ou cigarette électronique, il s’agit bien de la même dépendance à la nicotine, mais avec les substances cancérigènes en moins dans la e-cigarette. Par ailleurs, la concentration de nicotine dans un e-liquide varie entre 18 mg/ml et 0 mg/ml suivant les produits. Il est donc aussi possible de vapoter sans nicotine, c’est ce vers quoi tendent de nombreux ex-fumeurs.

      1. Tangerine Lher

        Substances cancérigènes en moins, oui, mais c’est la COMBUSTION du tabac et de toutes les autres substances présentes dans les cigarettes, qui génère des cancers. Si vous fumez de la paille ou des feuilles de bouleau ou toute autre matière, la combustion fera que, même sans tabac, ce sera cancérigène.
        C’est pourquoi le vapotage, quelle que soit la toxicité qu’on lui trouve un jour peut-être, est, de l’avis des scientifiques, au moins 90% moins toxique que le tabagisme. Simplement parce qu’il n’y a pas de combustion.

        Par ailleurs il faut souligner que le risque lié au tabac est double : le cancer ET les maladies cardiovasculaires.

        Rappelons aussi que la nicotine, à part créer et entretenir une dépendance (très forte), n’est pas toxique. Donc, pour ceux qui sont passés à l’e-cigarette et qui n’arriveraient pas à arrêter, ça reste un moindre mal.

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