Perturbateurs endocriniens : les bons gestes à adopter

Si les perturbateurs endocriniens sont présents dans notre environnement, il est néanmoins possible de changer quelques-unes de nos habitudes, afin de diminuer leur champ d’action.

Perturbateurs endocriniens les bons gestes à adopter

S’il est difficile d’éviter d’être en contact avec les perturbateurs endocriniens, chacun peut cependant modifier ses habitudes pour en limiter l’impact.

A table !

« Dans l’alimentation, mieux vaut privilégier les produits bio, explique le Dr Sika Nassouri, médecin endocrinologue-diabétologue. Ils permettent d’éviter l’impact des pesticides. » Ces derniers sont en effet présents dans de nombreux fruits et légumes qui n’ont pas été cultivés selon les normes bio, en particulier les pommes, les raisins et les tomates.

L’alimentation s’avère un domaine clé où les mesures à prendre sont nombreuses, notamment sur la question de l’emballage. Aux aliments en sachets plastiques ou en conserve qui peuvent contenir du bisphénol A (interdit en France depuis 2015), on préférera les contenants en verre, non nocifs.

La chaleur aggrave le phénomène de libération des substances chimiques. C’est pourquoi il est mieux de ne pas réchauffer au four à micro-onde un plat dans une boîte en plastique (on privilégie plutôt le verre ou la céramique) et de remplacer de préférence les poêles antiadhésives qui contiennent des perfluorés par des casseroles et poêles en terre cuite, inox ou fer.

Les vêtements et les cosmétiques

Acheter des vêtements bio évite d’être en contact avec certains colorants chimiques, imperméabilisants et filtres anti-UV, suspectés d’être perturbateurs endocriniens. Avec des textiles classiques, les laver avant de les porter pour la première fois est préférable. « L’utilisation des cosmétiques, des vernis à ongles et des teintures pour cheveux est à limiter au strict nécessaire si possible, en particulier pour les femmes enceintes ou ayant un désir de grossesse. Et mieux vaut choisir des produits avec un écolabel, pour diminuer l’impact du parabène et des phtalates au quotidien », remarque le Dr Nassouri.

L’air des logements

Nos foyers ne nous protègent hélas pas de la pollution. « L’air de nos maisons est deux à cinq plus pollué que l’extérieur, explique Laure Blanchon, conseillère médicale en environnement intérieur (CMEI) à la Mutualité Française Bourgogne Franche-Comté. Aérer son logement au minimum 10 à 15 minutes par jour, hiver comme été, et veiller à ce que sa ventilation et son système d’aération soient bien entretenus et non bouchés sont des gestes utiles. »

Les produits ménagers, les peintures et les meubles

Pour diminuer la pollution intérieure, mieux vaut revenir aux produits utilisés par nos aïeux : vinaigre blanc, bicarbonate de soude et savon noir. « Les produits ménagers avec des pictogrammes blancs avec un losange rouge (auparavant des carrés oranges) qui indiquent leur dangerosité sont irritants, surtout sur le plan respiratoire, poursuit Laure Blanchon. Les parfums d’ambiance, bougies parfumées et diffuseurs le sont également. Ils polluent davantage les logements, tout en affirmant l’inverse. »

Bien choisir ses peintures et ses sols permet d’éviter qu’ils ne libèrent pendant longtemps des composés organiques volatiles dangereux pour la santé. De même, préférez – si possible – des meubles en bois qu’en aggloméré. Dans la maison et au jardin, on veillera aussi à éviter les désherbants et insecticides.

Pour en savoir plus

  • Les conseils de la Mutualité Française Bourgogne Franche-Comté pour un habitat sain.
  • Les recommandations du Centre Léon Bérard, un hôpital de Lyon spécialisé en cancérologie, à propos de cancérigènes avérés et de cancérigènes suspectés, dont les perturbateurs endocriniens.
  • Le site national des CMEI et pour contacter le service CMEI de la Mutualité Française Bourgogne Franche-Comté : 03 80 50 87 91.
  • Corinne Renou Nativel
  • Crédit photo : Ferrerivideo / iStockphoto

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