Ce qu’il faut savoir sur Stop Covid

L’application de traçage numérique a été lancée par le gouvernement afin de limiter la propagation du coronavirus. Le 26 mai, la CNIL a donné son aval pour sa mise en service.

Ce qu’il faut savoir sur Stop Covid

À quoi sert l’application Stop Covid ?

Stop Covid est une application mobile. Elle s’inscrit dans un ensemble de mesures et de dispositifs mis en place par le gouvernement dans le cadre du déconfinement du 11 mai 2020. La menace d’un rebond de l’épidémie est toujours présente. Stop Covid a été pensé dans l’optique de casser les chaînes de transmission et de contamination. Ce système de traçage de contacts complète l’action menée par les médecins, l’Assurance maladie et les brigades sanitaires sur le terrain.

Comment fonctionne-t-elle ?

Stop Covid est conçu pour les smartphones. Disponible sur tous les systèmes d’exploitation mobile (Android et iOS), l’application doit être téléchargée par son usager pour pouvoir être active. Elle n’est utilisable que sur les mobiles munis de la technologie Bluetooth, qui permet la communication à courte distance entre appareils électroniques.

Son fonctionnement est simple. Une fois activé, Stop Covid enregistre les identifiants anonymisés des utilisateurs croisés tout au long de la journée, à moins d’un mètre, durant au moins quinze minutes. Quand un utilisateur est testé positif au coronavirus, il rentre sur l’application mobile un code QR* fourni par le laboratoire où le test a été effectué. Les personnes croisées, durant les deux semaines précédant le test, sont alors averties et peuvent prendre les précautions qui s’imposent : consulter un médecin, effectuer un test…

* Un code QR est un code-barres constitué de modules noirs disposés dans un carré à fond blanc.

Doit-on obligatoirement télécharger ce dispositif ?

Stop Covid est destiné à tous les particuliers, du moins à ceux qui possèdent un smartphone doté du Bluetooth. Son utilisation se fait sur la base du strict volontariat et quand le Bluetooth est actionné. L’outil numérique n’est donc pas obligatoire et, de ce fait, ne doit pas être imposé. Il peut être désinstallé à tout moment par l’utilisateur.

Quand sera mis en service Stop Covid ?

Le 26 mai 2020, la Commission nationale de l’information et des libertés (CNIL) a donné son feu vert pour sa mise en place. À la suite du débat et du vote à l’Assemblée Nationale, le 27 mai, pour établir le décret de son encadrement, le dispositif pourra être téléchargé. Ce sera le cas à partir du 2 juin.

Y a-t-il un risque de diffusion des données personnelles et de la vie privée des utilisateurs et personnes tracées ?

Aucune information personnelle, tels que le nom ou le lieu de résidence, ne sera demandée par l’application Stop Covid. Le téléchargement effectué restera anonyme, ainsi que le traçage des contacts croisés. Cela n’induit donc pas la création de listes de personnes déclarées malades mais de listes d’identifiants chiffrés.

L’application est limitée dans le temps, c’est-à-dire qu’elle court durant la gestion de la crise du Covid-19. Elle ne fonctionne pas par la géolocalisation des personnes, via les données GPS. Ce qui signifie qu’elle ne renseigne pas sur leurs déplacements.

Les données récoltées restent provisoires. Elles peuvent être supprimées par l’utilisateur lui-même. Le code source de l’application sera public pour que les codeurs intéressés puissent vérifier son fonctionnement.

  • Crédit photo : DR
Auteur article
Patricia Guipponi

journaliste généraliste spécialisée notamment en social et santé.

2 commentaires pour cet article

  1. christiane

    Moi aussi personne âgée je suis tout à fait en accord avec les points que vous soulevez.
    Je vais devoir partir de mon expérience pour éclairer mon propos. Je vis seule depuis plus de 20 ans, ce n’était pas mon choix, mais la vie a fait que… et j’allais bien grâce au contact avec la nature notamment, mais aussi aux relations que je pouvais avoir autour de moi… même si quasiment dépourvue de famille ce n’était pas toujours facile. Etant autonome je pouvais aller à la rencontre des autres.
    Aujourd’hui, alors que je ne suis pas en établissement, que je n’ai besoin d’aucun soin physique… la solitude est de plus en plus difficile… et la seule personne très proche, en chair et en os, que j’aurais pu rencontrer autrement que par téléphone habite à 128 ou 123 Kms selon la méthode de calcul… et la règle des 100kms me paraît totalement arbitraire… et me semble ne jamais pouvoir avoir de fin.
    Et ce que je trouve sidérant c’est que le confinement comme le déconfinement se font à partir de chiffres financiers, de chiffres en nombre de morts… en km… en heures.
    Pour nous qui sommes définis en tant qu’humains, comme des êtres de relation la santé physique et la santé psychique me semblent là complètement déconnectées l’une de l’autre. On s’attend à ce qu’il y ait de gros dégâts psychiques… mais on s’en occupera, séparément, après… si ce n’est pas trop tard… alors que les capacités à avoir une réponse adaptée en termes d’immunité est justement très reliée à l’état psychique et relationnel.
    Je ne minimise pas du tout la nécessité du confinement, alors que moi j’ai rencontré le virus bien avant le confinement et malgré les précautions que j’avais prises, et que ce n’était pas une partie de plaisir. Mais le confinement et le déconfinement aurait pu et pourrait sans doute se faire avec plus d’humanité à mon avis… et sans oublier les personnes les plus vulnérables quelles qu’elles soient… si ceux qui se disent les « garants » de notre santé s’en étaient préoccupés.

  2. Philippe Le Gal de kerangal

    Il est a regretter que pendant cette crise les personnes âgées n’aient pas eu un accompagnement
    adapté. Population hautement à risque , ils ont été complétement négligés.
    je précise que je suis dans cette catégorie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.