La psychologue Marie Pezé : « Le burn out est un phénomène sociologique »

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L’épuisement professionnel évolue avec l’organisation du travail. Une personne soumise trop longtemps à une intensité professionnelle trop forte va finir par s’effondrer. Et cela peut laisser des séquelles à vie, explique la psychologue Marie Pezé, auteure du Burn out pour les nuls. Pour éviter d’en arriver là, il faut connaître ses droits et devoirs, mais aussi savoir reconnaître les premiers symptômes du burn out.

burn out
Photo Marie Pezé
© Valérie Couteron

Marie Pezé a créé la première consultation Souffrance et travail. Psychologue et psychanalyste, elle a publié Le Burn out pour les nuls* en 2017.

Du présentéisme au reporting permanent en passant par la perte de la qualité au profit de la quantité, elle explique comment les organisations du travail peuvent abîmer les personnes. Elle souligne le rôle des proches et des médecins. Et indique quels sont les signes qui doivent alerter, comment y réagir et se faire aider.

Qu’est-ce que le burn out ?

Donner une définition du burn out, c’est impossible, parce que c’est une pathologie qui est au croisement de la connaissance du corps humain, de sa physiologie, des nouvelles formes d’organisation du travail, des stéréotypes à l’œuvre dans une société, des attentes collectives. C’est un phénomène sociologique. La définition du burn out est en lien avec l’évolution des organisations du travail.

En 2020, ces dernières continuent à énormément bouger et changer, et les symptômes du burn out sont de plus en plus somatiques. Il cause des AVC, des infarctus, des tentatives de suicide Et tous les patients ont des atteintes cognitives. Au sein du réseau Souffrance et Travail, nous faisons systématiquement réaliser des bilans neurologiques par des psychologues. Les conclusions sont catastrophiques au niveau de la concentration, de la logique et des différentes mémoires.

Dans le réseau, nous avons édifié nos propres outils, et notamment « le test de propagation du burn out », qui aborde ce qu’il se passe aussi dans la sphère personnelle, qui est très impactée par le syndrome d’épuisement professionnel. Tout ce qu’on peut dire, c’est que le burn out, ce n’est pas un état de fatigue dépassé, c’est un syndrome à part entière — un peu comme la douleur chronique, qui n’a plus rien à voir avec la douleur périphérique de départ — et qui inclut, au moment où ce cercle vicieux se met en route, des éléments sociaux, professionnels, personnels, médicaux, administratifs…

A partir de quel moment doit-on s’inquiéter ?

Il y a trois symptômes auxquels il faut faire attention, très précocement, pour ne pas arriver au burn out :

  • Une fatigue que le sommeil ne répare plus. C’est un signal important, car le sommeil est protecteur de la santé. En France, on a un vrai problème avec cette histoire de sommeil qui serait une perte de temps. On le sait, dans le burn out, on passe à des processus qui entament les « briques de la maison ».
  • Les produits que l’on prend pour tenir. Les produits légaux : anxiolytiques, antidépresseurs, hypnotiques pour dormir. Ou bien, suivant « la tribu » à laquelle on appartient, le cannabis le soir pour redescendre, la petite bière en after hour qui va en devenir deux, trois, quatre, cinq, six, dans d’autres lieux les amphétamines et la cocaïne…
  • La perte du plaisir à faire un métier qu’on adorait. On y va parce qu’il faut le faire, mais c’est fini. Ce qui n’a rien à voir avec la peur au ventre d’aller travailler quand on est en situation de harcèlement, et pour nous c’est un symptôme de diagnostic différentiel.

« Pour les gens qui aiment bien travailler, le burn out est une potentialité dramatique »

A quoi peut-on attribuer le burn out ?

C’est absolument indispensable d’aller regarder du côté des organisations du travail :

– La France, contrairement à d’autres pays, attribue au présentéisme une valeur d’engagement au travail. Il faut rester tard, les réunions sont souvent organisées après la journée de travail, c’est en fin de journée qu’on doit rendre les rapports. On demande au salarié de travailler comme un homme du XIXe siècle, qui est débarrassé de la sphère domestique et de l’éducation des enfants par une femme qui est encore au foyer. Mais la France est aussi le pays d’Europe où les femmes travaillent le plus. Le burn out des femmes est d’ailleurs d’une particulière gravité, avec une augmentation très nette des infarctus du myocarde chez elles depuis des années, parce qu’elles ont en rentrant chez elles une deuxième journée de travail à affronter.

– Nos inspecteurs du travail font le point sur les organisations du travail chaque année. En 2019, tous secteurs professionnels confondus, la charge de travail, sa quantité, sa complexité et son intensité se sont accrus partout. Cela ne cesse d’augmenter. Il y a de moins en moins de pauses, il y a de plus en plus de travail à faire parce qu’il y a de moins en moins d’effectifs pour l’exécuter, les tâches sont de plus en plus procéduralisées, notamment par le numérique, et donc elles sont plus complexes.

– Il y a également le problème de l’individualisation. Ce que l’on appelle l’évaluation individuelle, qui entretient la perte de la solidarité, la solitude au travail. Et là, avec le télétravail forcé, on atteint le summum de l’atomisation des collectifs de travail.

– Il y a les reportings constants. On sait à la seconde près si vous êtes sur votre ordinateur ou pas. Dans tous les secteurs professionnels, on demande du reporting de manière frénétique pour savoir en permanence où vous en êtes par rapport aux objectifs à atteindre. Cela maintient une pression stressante, anxiogène, et c’est épuisant.

– Et puis on arrive à un critère supplémentaire qui est probablement le terreau de tous les burn out. C’est que beaucoup d’organisations du travail ont abandonné les critères de qualité, pour s’aligner sur des critères de certification qui sont plutôt productivistes.

« Le burn out est une glissade »

Comment le burn out se réalise-t-il ?

Cela peut être, un matin, l’impossibilité de se lever, comme dans les grippes graves. Ou le passage à l’acte agressif, taper sur quelqu’un parce qu’on n’en peut plus, renverser son chariot de médicaments pour une infirmière. Cela peut prendre des formes très différentes, qui montrent simplement que l’organisme est arrivé au bout des efforts qu’il peut fournir. Avant cela, l’organisme ne redescend plus. Les gens disent « j’arrive à la maison, j’avale plusieurs verres de vin blanc en préparant le repas, puis le soir un pétard sur le canapé, puis après un somnifère, parce que mon organisme est lancé à une telle vitesse que je n’arrive plus à le stopper ». Il n’y a plus aucune volonté.

Là, il est important que le médecin généraliste, le médecin du travail, l’environnement familial intervienne, parce que la personne ne pourra pas s’arrêter toute seule. Et c’est d’ailleurs toute la complexité de la prise en charge du burn out.

Combien de temps avant le burn out surgissent les signes d’alerte ?

Le burn out est une glissade. C’est un processus. Vous y entrez dès que le sommeil que vous vous accordez ne répare plus votre fatigue. Et vous aurez beau vous reposer, même pendant quatre semaines de vacances, quand vous reprenez, au bout de 24 heures, vous êtes épuisé. C’est un processus qui est complètement invisible pour la personne qui le vit, parce que, prise par l’hyperactivité, elle ne pense plus. Parce que pour penser, il faut du temps et de l’espace.

« Il faut réhabiliter la fragilité du corps humain »

Individuellement, quand on voit les signes d’alerte tels que les troubles du sommeil, que peut-on faire ?

Quand on sent que c’est trop, qu’on le dit à son manager et que celui-ci n’en tient pas compte, il faut aller voir le médecin du travail, avec une visite à la demande. C’est une visite qu’il faut demander quand on subit du harcèlement sexuel ou moral, mais aussi quand on est en burn out. Il faut lui dire ce qui ne va pas, et là il pourra faire quelque chose. Sinon, vous allez partir en arrêt maladie simple : il ne vous reverra pas, ou six mois plus tard, et ça sera trop tard.

« Si vous n’êtes pas arrêté suffisamment tôt, vous pouvez garder des séquelles »

Que peut faire le médecin du travail ?

Il peut faire un courrier à votre médecin traitant pour qu’il vous arrête. Il peut aller faire une visite de poste. C’est le seul médecin qui a le droit de rentrer dans l’entreprise jour et nuit. Donc il peut aller constater la surcharge, la mauvaise installation, le bruit dans l’open space, etc. Et il peut à votre retour faire des préconisations. Il peut aussi faire une restriction de poste, pour vous enlever les tâches que vous n’êtes plus en capacité de faire. Il peut demander votre mutation sur un autre poste. Bref c’est un intermédiaire qui a des leviers médicaux pour essayer de vous tirer d’affaire.

Une partie des personnes qui ont fait un burn out en gardent des séquelles…

Bien sûr. Si vous n’êtes pas arrêté suffisamment tôt, vous gardez des séquelles définitives, un état de fatigabilité, des troubles cognitifs majeurs (atteintes définitives de la mémoire, de la logique, de la concentration). C’est-à-dire que vous avez abîmé votre appareil intellectuel. Il peut aussi y avoir des séquelles cardiovasculaires, musculo-squelettiques, des douleurs, des myalgies… Et ce sont des états d’atteinte à la santé qui sont malheureusement définitifs et chroniques.

« Se guérir d’un burn out, c’est se réconcilier avec le travail »

Comment les personnes qui ont fait un burn out peuvent-elles réintégrer le marché du travail ?

Dans notre réseau, on fait très tôt le bilan de ce qui est possible dans l’entreprise ou pas : le retour, un mi-temps thérapeutique, un changement de poste… Mais on peut aussi faire le diagnostic qu’il n’y aura pas de retour possible dans cette entreprise. Et maintenant, pendant l’arrêt maladie, grâce à l’inventivité de la CPAM et des médecins conseils, on peut, quand on va mieux, faire un bilan de compétences puis entamer une formation. Et une fois que l’on a complété tout ça, on négocie sa sortie de l’entreprise.

Nous sommes très attentifs à renégocier la trajectoire de travail. Parce que se guérir d’un burn out, c’est se réconcilier avec le travail. Sauf si on est trop atteint. Le réseau Souffrance et Travail est en train de préparer des vidéos d’entrée dans le monde du travail pour un jeune salarié, pour éviter que les gens aillent jusqu’au burn out. En général, ils démarrent sans savoir ce qu’est un contrat de travail, une convention collective, sans connaître les acteurs de l’entreprise. Après un burn out, il faut devenir un salarié averti de ses droits et de ses devoirs.

* Editions First, 416 p., 22,95 €.

  • Crédit photo : Getty Images
Auteur article
Charlotte de L’escale

journaliste spécialisée en santé et société.

35 commentaires pour cet article

  1. Sylvie

    Faites attention à vous et levez le pied avec le travail avant qu’il ne soit trop tard .Mon mari ,après des années et des années de boulot sans relâche à cause de la pression de ses supérieurs et d’une conscience professionnelle excessive , a fini par craquer il y a 8 ans , il avait alors 58 ans .Depuis quelques mois , il me disait qu’il était fatigué et qu’il n’atteindrait pas la retraite et voilà le résultat : burn-out et AVC .Il n’a jamais pu reprendre son activité et souffre désormais de problèmes cognitifs ( mémoire qui se perd , aphasie , plus de jugement ni raisonnement ni concentration ) .Un désastre dans notre vie alors que nous aspirions à une retraite heureuse .Il est l’ombre de lui-même !Son employeur n’a jamais pris de ses nouvelles et l’a remplacé à son poste par une personne plus jeune et bien moins consciencieuse ! J’espère que mon témoignage servira à ceux qui se croient indispensables et dans l’attente de remerciements qu’ils n’auront jamais!

  2. PICOUD

    cette pathologie était ou est très mal évaluée : cela m’est arrivé en 2018 et comme les médecins
    généralistes distribuent des antidépresseurs et des anxiolytiques comme des « bonbons » je trouve qu’on aggrave cette pathologie en partant précocement dans cette voie.
    Sans développer le sujet , la meilleure thérapeutique initiale serait l’arrêt maladie et le repos associé à un anxiolytique sur une courte période pour retrouver rapidement du sommeil et ne pas risquer la dépendance et les effets secondaires mnésiques.
    Le sommeil doit être un baromètre de première intention pour juger d’une reprise ou non.
    En 2018 , je me suis arrêté un mois et demi car on se croit toujours indispensable et j’ai fait un
    déni de la gravité de cet accident tout en assurant au médecin du travail que je pouvais reprendre mais en lui précisant que les traitements médicamenteux m’ handicapaient vraiment.
    Travaillant dans la santé , je perdais ma lucidité et ma capacité d’enregistrement : et grave erreur j’ai travaillé 2 ans sous traitement et en particulier sous LEXOMIL( pour supporter le stress) sans penser aux dégâts secondaires et à la dépendance créés par cette benzodiazépine.
    Moralité : on ne peut pas être « patient malade » et «  »soignant ».

  3. Domi

    J’ai explosé à la figure de mon patron élu, pour une bagatelle. Fonctionnaire dans une collectivité territoriale depuis plus de 30 ans. Je suis en arrêt depuis 4 ans et j’ai les mêmes symptômes décris par vous tous. J’avais eu des alertes, douleurs musculaires, ne pas pouvoir se lever le matin, et une fatigue et un dégoût de mon travail s’est installé. Quelques temps auparavant j’avais demandé une journée fermée au public pour avancer les dossiers sans être interrompus constamment. Cela n’a pas été pris en compte. Je n’arrivais plus à faire suivre, des erreurs, des oublis, voir le retard qui s’accumulait etc … des agents qui partaient pas remplacés, mais l’informatique va le faire sous ma responsabilité… ça va aller plus vite. Oui, en effet, cela a été plus vite. Je ne suis pas reparti et je me sens toujours incapable de faire quoi que ce soit. Psychiatre, antidépresseurs, yoga et marche me font avancer … Dom

  4. whoc

    pour ma part j’ai fais un burn out il y a 6 ans suie a un licenciement abusif que je n’ai jamais digèré, aujourd’hui je suis toujours incapable de travailler j’ai fais 2 tentatives qui se sont soldées par des crises de larmes. Maintenand je me sens beaucoup mieux ms je suis incapable de garder mon calme quand on m’enerve alors qu’avant j’avais une patience à toutes épreuve,le pire c’est que je ne redescend plus une fois que je suis en colère ca peut durer des heures..quand je vois vos temoignages je suis démoralisée j’ai 41 ans et dans une grande précarité, c est blasant. courage a tous.

  5. Thierry

    bonjour,

    C’est une étrange sensation que de réaliser combien son propre vécu est finalement si « banal » ; mais c’est aussi une reconnaissance qui permet de se sentir mieux.

    J’ai vécu (sans le savoir) un burn-out, du fait de conditions de travail et de management inadmissibles. Je n’ai jamais envisagé de me défendre ni de remettre en question quelqu’un d’autre que moi… Ca s’est fini par un licenciement abusif (pour faute grave), ce qui a été le (terrible) coup de grace. Arrêt de 3 ans, défiance matrimoniale et familiale, menant au divorce puis à la rue.

    Personne ne comprend la situation. La fatigue permanente, le sommeil sans effet, la rage contenue, la distance envers l’emploi, tout cela est considéré comme une faiblesse, voire un gout pour l’oisiveté. Le conjoint, la famille, la société, les instances, tout le monde vous mets en position de « victime coupable ». C’est une position invivable, qui vous démolit pour longtemps.

    J’ai fini par réaliser que mon niveau cognitif en avait pris un coup, que ma mémoire était perturbée, que j’étais en dépression, et que je n’avais plus aucune « résilience », au point de fuir toute source potentielle d’émotion dans la mesure où certaines pouvaient être négatives. Je suis tellement démoli que je ne peux même plus envisager de travailler dans le secteur privé, ce domaine de salauds et de requins.

    Ca fait 10 ans que ça dure, avec une tentative de retrouver un travail qui s’est encore révélée un très mauvais choix (il y a des professions libérales à éviter à tout prix…). Après le divorce, la chute, et plusieurs années de galère, je n’ai trouvé mon salut que par hasard, grace à un Directeur Général des Services d’une commune de l’Isère, lequel a une sensibilité sociale particulière.

    Mais la conclusion de mon parcours, c’est que l’on est toujours seul et qu’en la matière, c’est comme pour les banquiers : on ne vous prête le parapluie que lorsqu’il ne pleut pas. Les recours supposés possibles sont en réalité sans effet, ou si peu… Ne me parlez pas des médecins du travail (surtout si l’employeur n’y a jamais adhéré !) ou d’autres structures ; c’est souvent l’impuissance qui règne.

  6. Mary

    cela fait presque un an que je suis en arret de travail suite à un burn out, j’avoue que ce n’est pas facile, je fais tout pour ne pas me retrouver seule chez moi, les personnes autout de moi ne comprennent pas ce qui m’arrive et se permettent certaines réflexions, cela me blesse énormement, pour moi ce n’est pas une situation normale et j’ai de la peine à l’accepter, j’ai 22 ans d’anciennete dans cette societe tout se passait bien, changement de direction, plus de qualite mais de la rentabilite, je n’arrivais plus a suivre surtout en teletravail, cela me rassure de voir que je ne suis pas seule dans cette situation, je ne sais pas ce que je vais devenir, je suis a 1 an 1/2 de la retraite mais vu la situation ma retraite va peut etre etre repoussée, est ce que quelqu’un est dans cette situation svp ?

    1. Eric

      C’est une période difficile bien sûr, et il est très difficile de réussir à prendre du recul. Il faut essayer de penser à soi et d’installer du bien-être dans sa vie. Le sport m’a aidé à me vider la tête, et il y a maintenant l’hypnose qui facilite bien les choses aussi. Il faut oser et passer à l’action pour soi-même.

  7. Carla

    Bonjour à tous…j ai lu tout vos commentaires et ça me fait peur…je viens d apprendre que je suis en plein burn out après 14 ans en entreprise de Crèche commerciale…travailler à la chaine sans reconnaissance et sans recul…je suis qn de super active et bosseuse et là ploufff plus rien…je suis super fatiguée…que envie d aller me coucher sur le canapé après quelques tâches de la vie quotidienne…c est horrible pour moi à vivre

    1. Eric

      Bonjour Carla, il ne faut pas avoir peur…bien sûr, c’est facile à dire, mais il faut bien comprendre que la pression que votre travail vous met sur les épaules ne change en rien la belle personne que vous êtes, votre vie passe avant le travail. Il faut vous installer du bien-être et penser à vous pour profiter de toutes vos émotions positives, celles qui vous font dire que la vie est belle. Entourez-vous des bonnes personnes, celles qui ne vous jugent pas, faites les choses que vous aimez faire et pratiquez une activité physique quotidienne…si si ! Vous en avez le temps, alors prenez-le ce temps qui est à vous !

  8. Pierre

    Bonjour,
    Pour ma part, je vais hyper bien, bcp de collègues sont effectivement malades, je pense en réalité qu’il se sont mis eux même dans cette situation en acceptant des postes pour lesquels ils n’avaient pas la carrure (pour gagner plus ou devenir ceci ou cela) Et voila le résultat !
    Je pense que dans la vie il faut bien se dire « on travaille CHEZ ….. et surtout pas POUR …. »
    On travaille pour vivre ca oui, mais les problèmes de l ‘entreprise ne sont pas mes problèmes
    Voila un peu mon expérience
    J’ai 58 ans, je suis cadre dans une société américaine de renom.

    1. Thierry H

      Bonjour,

      1/ on n’a pas toujours le choix de moduler sa charge de travail ou les postes vers lesquels on nous dirige.

      2/ il est simpliste de résumer ça à une histoire de compétence ou de capacité de travail

      C’est justement avec des considérations de cet ordre qu’on met en place des burn-out….

  9. Man L

    Bonjour,

    Je viens de lire vos commentaires et je me reconnais tellement.
    J’ai 63 ans et je suis en arrêt pour burn-out depuis février. Je souhaiterais faire reconnaitre cette maladie comme maladie professionnelle. Est-ce que certains d’entre vous ont fait cette démarche ?
    Merci pour vos réponse

    1. Sophie

      Bonjour,
      Je suis en burn-out depuis mars 2020, j’ai été reconnu en maladie professionnelle en mai 2021, la procédure a pris un peu plus de 6 mois. Il y a eu une enquête de la sécurité sociale, j’ai dû fournir des mails, des personnes à contacter. Après moi d’autres salariés ont entamé cette démarche, l’entreprise dans lequel j’étais est très nocive et le médecin du travail nous soutient. Il est aussi important d’avoir un dossier médical qui témoigne de votre état, psychologue, psychiatre, ordonnance.
      Bon courage

  10. Catherine

    Je suis en arrêt maladie pour bur-out, et j’ai l’impression d’être condamnée à mort, qu’il n’y a aucune vie après. J’élève seule ma fille. On va faire comment pour nous en sortir ? Si je n’ai plus de boulot, pas d’argent pour payer les factures ! Et je n’ai pas de famille pour m’aider. De toute façon, je ne supporterai jamais de vivre au crochet des autres, c’est une honte insupportable pour moi. J’adorais mon boulot, et mon équipe est géniale. Je n’arrive plus à prendre le contact avec le monde extérieur. Aux dernières nouvelles, on étaient tous à bout dans l’entreprise. La direction nous a fait travailler 40h/semaine, avant de nous annoncer qu’on fera les 48h obligatoires. On a tenu bon, mais au bout d’un moment, l’élastique lâche. Les amis m’ont dit que nous faire travailler 48h plus de 6 semaines était illégal, mais après vérification auprès des juristes, notre contrat autorise bel et bien la direction à le faire. On nous a annoncé qu’on en a pour des mois, jusqu’à nouvel ordre. Pendant ce temps, la direction roule en bagnoles de luxe et se pointe aux horaire confortables. Pour eux, si on ne tient pas le rythme, c’est qu’on est faineants. Bref, la rage, l’impuissance, la panique, l’impression d’être prise au piège. Et peur pour ce qui attend ma file dans un monde de travail de plus en plus impitoyable.

    1. Martine

      Bonjour Catherine, où en êtes vous en ce moment? avez vous réussi à rencontrer des professionnels ( juriste, médecins, consultant en reconversion professionnelle…) pour être accompagner dans cette période difficile et envisager de nouvelles voies?

  11. Laurent

    Bonjour,
    Pour ma part j’ai fait un burn out il y a maintenant 3 ans…En parcourant l’article et les commentaires je retrouve, au mot près, les symptômes tant physiques que psychologiques…
    Un profil qui se retrouve dans tous les témoignages: investi, discipliné, exemplaire et j’en passe…et tout d’un coup la vie qui bascule en mode survie. La baisse de l’estime de soit… une difficulté à accomplir des tâches qui autrefois n’étaient qu’un détail, l’impression d’être en dehors du monde, à côté de la plaque. Surtout ce sentiment d’être perdu…Et maintenant comment vais je tenir, que vais je faire. Pour ma part, ma femme et mes enfants m’offrent un cadre rassurant mais, par ailleurs, tous les membres de ma famille sont des bourreaux de travail. Cela provoque en mois de l’angoisse et presque de la jalousie de ne plus faire partie de ce monde qui avance à 100 à l’heure, un sentiment étrange…Bon courage à nous tous…

    1. Laurent

      bonjour Laurent,
      je m’appelle Laurent, âgé de presque 58 ans, je suis en arrêt maladie depuis bientôt 13 mois et ne vois guère d’amélioration.
      Je suis cadre dans la grande distribution depuis près de 31 ans et il y a 13 mois je me suis effondré, recroquevillé sur moi-même et dans l’incapacité de communiquer avec mes équipes et mes collègues, plus de jus, plus d’énergie et incapable de me déconnecter du boulot, y pensant jour et nuit et ne relevant plus que ce qui n’allait pas….
      Je dois reconnaitre que mes conditions de travail se sont fortement dégradées depuis quelques années, départ de collègues non remplacé se traduisant par une surcharge de travail grandissante, absence d’équipiers non remplacés, multiplication d’opérations à mettre en place sans moyens supplémentaires, etc…….
      J’ai le sentiment d’être diminué, de plus en plus diminué et cela est une forte source d’angoisse qui m’obsède en permanence.
      Je n’éprouve aucune envie, plus aucun plaisir et chaque jour qui démarre est une nouvelle épreuve, ne serait-ce que pour se lever le matin.
      La moindre tache quotidienne est une épreuve, sortir de chez moi est une épreuve, faire des courses est une épreuve… je suis devenu un spécialiste de la procrastination, et pourtant…
      Auparavant j’étais hyper actif, très dynamique, gai comme un pinson, toujours plein de projets, à prôner de ne s’attarder que sur le meilleur qui nous entoure, toujours force de propositions, toujours à organiser des moments de partage tant au travail que sur le plan personnel.
      Aujourd’hui je n’ai plus aucune vie sociale, je fuis les réunions familiales, amicales et n’ai quasiment plus de relations avec mon environnement professionnel.
      J’ai l’impression que ma vie m’échappe et que je glisse doucement vers ma perte.
      J’achève un bilan de compétence qui ne m’a guère apporté de réponses et si peu de satisfaction. J’en attendais beaucoup mais rien ne s’est passé.
      Je ne vois pas d’éclaircie ……. tout cela me fait peur…. j’ai l’impression de devenir dingue.

  12. Colette

    bonjour cela fait 15ans que mon mari se bat avec cette f…maladie .Il survit il ne vit pas douleurs musculaires fatigue irritable colères Nous sa famille s’est pas toujours facile retravailler impossible il végète Ne parlons pas de son estime en soi il oublie ne se sent plus accepté dans ce monde de travail acharné pourtant il adorait son travail comme menuisier ne comptait pas ses heures pour le bien de son patron Invalide aujourd’hui il faut s’accrocher financièrement les visites cher les médecins psy généraliste spécialiste etc etc la liste est longue il faut du courage pour se reconstruire apres avoir été au plus bas

  13. jean marc

    Jean marc

    presque 8 ans que je suis malade d’un burn out professionnel.
    j’étais chef de chantier dans les travaux public . J’adorais mon métier . Pendant de nombreuses années j’ai fait beaucoup d’heures , de sacrifice …. Résultat : licenciement pour inaptitude , mis en invalidité , procés perdu car le burn out n’est pas reconnu par les instances et la justice .
    J’ai toujours du mal à faire face , la maladie est trés sournoise , maux de téte , de dos , essouflement , perte de mémoire et concetration , agréssivité …
    Faites attention à vous , prenez du recul , levez le pied .
    Pensez seulement à la vie !

  14. boucard

    Avant j’entendais parler de burn out et je pensais parfois que c’était sans doute exagéré , un simple désagrément , une petite dépression passagère . Dans mon travail il y avait bien sur cette pression et des comportements hiérarchiques intrusifs . Je n’ai rien vu venir , c’est bien le plus grave .Un matin un collègue a ouvert la porte de mon bureau , il souriait et m’annonçait que je pouvais préparer mes cartons car je devais déménager en fin de semaine .Il souriait car il briguait ce bureau de cadre depuis plusieurs mois .Lorsqu’il a refermé la porte , j’ai compris que je ne pouvais maitriser la situation , mon corps n’obéissait plus , j’étais en syncope , battements cardiaques incroyables , tension artérielle 25. Le Samu est venu me chercher au bureau , j’ai été mis sous observation , on m’a conseillé de voir un cardiologue et un psy .Ensuite j’ai découvert ce que cache ce mot fourre tout , cet anglicisme Burn out , qui est une atteinte bien réelle , c’est au japon que j’ai découvert finalement ce que cela recouvre et en traduction ils appellent cela dystonie neuro lymphatique , un dérèglement du système parasympathique et du nerf vague .Ce n’est donc pas une dépression mais une désorganisation du système nerveux central ,Ce que cela cause est particulièrement difficile à vivre car incompréhensible , le corps souffre , les douleurs musculaires , les chutes de température , les battements cardiaques , l’agoraphobie , l’hyperacousie, j’ai compris qu’en définitive , le système sympathique ( mode fuite) fonctionne en permanence , de sorte que la gestion de stress devient impossible , le moindre effort devient un stress , le sommeil même est rendu impossible puisque le parasympathique ne se déclenche plus .Rien ne sert de voir un psy, les antidépresseurs n’y feront rien , c’est un long combat avec soi même qui commence , pour retrouver un équilibre en évitant toute source de stress , la respiration abdominale , la cohérence cardiaque et la méditation sont indispensables .Les statistiques montrent qu’une personne sur deux en burn out rechutera dans un délai de 7 ans , c’est donc le délai nécessaire à la reconstruction interne du système nerveux central

    1. ferrand

      Je comprends tout à fait vos symptômes sur le long terme et je partage complétement votre analyse sur le sujet : ne pas différencier le burn out de la dépression .
      Pour ma part ça fait 6 ans , difficile de l’expliquer à sa famille et ses enfants quand on a été si active et de renoncer parfois par manque de force à toutes les activités , le temps et la liberté dont je dispose à présent .
      Bon courage à vous .

  15. Anne

    Mon dieu je me retrouve. Moi j’ai repris le travail mais je suis vide, plus motivée, tout m’agace, je suis distante. Combien de temps je vais durer je ne sais pas. Le monde du travail et les personnes qui y gravitent ne m’intéresse plus, j’ai l’impression d’être ailleurs une vraie machine, mon cerveau ne veut plus, pire la plupart de mes collègues m’irritent.
    Dieu que j’étais investie, 35 ans à ce rythme hormis le boulot rien ne comptait. Et aujourd’hui plus rien de tout cela, je suis littéralement vidée Je ne sais pas combien de temps je vais tenir. J’ai vraiment envie de tout envoyer paître ! Comment peut-on se laisser détruire de cette façon ?

  16. Monjean

    Ça fait 7 mois qu un lundi matin, plus rien.
    La semaine qui l a précédé (partie immergée..), j ai hurlé sur mon DG pendant 45mn chrono, sans m’arrêter, sans lui permettre d en placer une, et tout y est passé. Du jamais vu chez moi au travail. Mon travail adoré. Un respect de la hiérarchie très ancré.
    Une employée dite modèle depuis xx années. Tjs présente, tjs OK, tjs partante, tjs à 4 épingles, tjs fidèle, tjs coopérante, tjs à fond, tjs constructive, tjs efficace, tjs citée en exemple, tjs fiable, tjs en recherche d’améliorations, tjs dans la performance..

    Et puis plus rien. Le vide intersidéral. Fatigue abyssale, un pb physique (pas si soudain et tjs pas résolu), et ce souffle coupé : à peine quelques mots par jour mais d énormes efforts pour mes enfants que j aime tant. Un mode automatique enclenché, et des sanglots débordants. Prendre 30 ans de plus au réveil en un jour. Se traîner, chez le médecin d abord confiant: « 15j et ça ira mieux ». Je voulais le croire. Se sentir carbonisée tout en ayant froid, tout le temps. Arrêt de travail, une 1ère là encore. J ai décidé rapidement de ne pas retourner dans l entreprise, non pas pour moi.. mais pour ne pas freiner la productivité. Ce fut immédiatement accepté, papiers signés, jamais eu d appels, sms de ma hiérarchie (..), seule la drh démunie a géré.

    Et de médecins en hypnoses, de radios en mammo, d IRM en psy et de la rééducation à tous niveaux, encore aujourd’hui.
    Un téléphone sur « off » sauf pour me documenter sur le burn out bien diagnostiqué. « ah ouais ? J avais le droit à la déconnexion ? ». A la recherche des étapes pour en sortir. Le choc. Comme un trauma d accidentée de la route.
    Une famille à 800km soulagée que J arrête ce rythme, puis inquiète, très à l écoute de mes sanglots silencieux. Un ex mari compréhensif (qui pû valider toutes ses alertes passées), lui qui œuvre dans la santé, ce comble, et qui a tjs affirmé que notre rupture passée avait été enclenchée par mon rythme effréné. Combien de fois lui ai-je ri au nez avant ça ! Ou répondu « mais J ai pas le chooooiiiix !! « .

    Des amis hyper actifs apeurés mais présents, à distance. Les confinements nous ont séparés physiquement il y a un an. Dur de pas pouvoir se serrer dans les bras entre amis, adultes. Cette chaleur humaine, ça a manqué, ça manque encore.
    Automne, hiver, printemps, mes 2 seules envies (exceptés les enfants bien que quelques fois J aurais J avoue.. donné ma prime de départ pour pour souffler) ont été:
    – de jardiner, débroussailler, bêcher même handicapée, planter, engazonner, regarder pousser, faire revenir insectes et oiseaux, m émerveiller. Je ne supportais pas de rester à l intérieur. Des piles de courriers délaissés. Des exigences administratives simples devenues sources de blocages insurmontables.

    – la 2e envie: J ai passé des journées entières à faire des montages vidéos (en anorak dans le jardin..). Je n ai rien diffusé. Sauf aux proches. Le moins de contacts possibles avec l’extérieur. Je refusais qu on me renvoie un quelconque commentaire moyen.

    De la colère. De la haine envers ma stupidité d avoir accepté ces xx années là et de mon ancienne entreprise. Je les détestais tous, ou presque. J ai même pas pu, voulu, puis reparu pour leur dire « au revoir » à mes collègues préférés. Je les avais planté. On s’est appelé bien plus tard. Dur de reparler du boulot arghh. Donc à très petite dose.

    Maquillage et produits de beauté aux oubliettes. Le soin, l attention, l alimentation, la bienveillance, pour les enfants quoiqu’il arrive mais pour moi, bah pourquoi faire. Je disais aux enfants que je me soignais pour un pb physique et que je voulais passer du temps avec eux.
    Impossible de me concentrer sur un film.
    J ai rejeté toute actualité. Aucun journal tv, surtout pas. Le monde pouvait bien s’écrouler. Moi j’étais déjà en survie.

    J ai été contacté par un chasseur de têtes il y a 2 mois..super job, le même qu avant voire encore plus large. Branle bas de combat poussif, et J ai « remporté » les 3 entretiens (préparés et écrits dans la souffrance) grâce aussi, à un mode automatique bien huilé.
    Nuits agités. Pas envie, mais jamais eu envie de ce nouveau job ! . Pas de raisonnement clair. Du coq à l âne. Une angoisse délirante. Des gros doutes sur les capacités.

    Bonheur. Je viens d apprendre que le poste est momentanément suspendu.
    Une 1ère là aussi de réagir ainsi.
    Je suis soulagée car je ne suis pas prête.
    J ai encore besoin de temps mais ça va devenir un casse tête financier.
    Mais J ai pris une décision, enfin ! une ! je ne retravaillerai pas dans le même domaine.
    C’est encore le cerveau bien secoué que J identifie des formations. Montage par ex… Au service de domaines que J affectionne. La vie de la cité. Jeunesse et sports. L’environnement. L événementiel.
    Ou reprendre anciens métiers, directrice.. De centre jeunesse.
    Tout est encore… A faire. A poursuivre.. sans retomber dans les mêmes travers.
    Mais je veux du sens. Pas une boîte qui fait que du fric. Je veux un job qui ait du sens.
    Le chemin est encore long. Il faut détricoter ai-je lu, pour retricoter du nouveau.

    Chaque étincelle me porte au jour suivant.

    Jamais en xx années, je n’avais été sensibilisée au burn out dans l’entreprise. Jamais. Tu parles.
    Ta femme, ton mari, tes enfants sont en surchauffe? Ouvrez une nouvelle page de recherche : burn out. C’est pas du fake, y a pas de blush, c’est trash quand on le vit, on ne sait pas comment on s’en sortira. Alors ne tombons pas tous là dedans.
    Et je finirai par un :
    Prenons soin de nous. « NOUS » c’est nous mêmes et c’est les autres.

    1. Chantal

      Je suis fort émue par votre témoignage. Ma maman a eu un burn out, ce n’est que très tardivement que je l’ai compris, j’étais très jeune et en ce temps -là, on n’en parlait pas. J’espère que vous parviendrez à en sortir de ce foutu burn out. Bien à vous.

    2. Thierry H

      (à part le maquillage et autres ;-)…) qui ne se reconnaitrait pas là-dedans !!!

      Le désespoir, la rage, l’effondrement, l’isolement, la peur du contact (y compris avec les médias), les troubles de l’entourage, tout y est ou presque.

  17. Pascal

    Bonjour
    Mon burn out a déjà 7 ans !!!
    Je suis devenu un légume.
    J’étais chef d’entreprise et pour revenir au monde du travail , il n’y a pas de solution , pas de mi-temps…. Impossible …. Pas prévu dans ce monde du travail ….
    Alors pas de solution….

  18. Claudine

    Mon burn-out date d’il y a 5 ans déjà et je rencontre toujours des problèmes de mémoires, concentrations, palpitations, fatigue musculaire, maux de têtes…. j’espère qu’un jour je serai mieux.
    Je travaille malgré tout et il me reste encore quelques années avant ma retraite.
    j’espère surtout que je n’aurai pas d’AVC ou infarctus maintenant.
    Ce qui est dommage, c’est que dans les entreprises on ne nous informe pas avant que cela nous arrive.
    Notre santé est en jeu et tout le monde s’en fout !

  19. CR

    j’ai pris connaissance de cet Article sur LE BURN OUT par MARIE PEZE (une militante et professionnelle reconnue déjà depuis quelques années) Eh bien il y a encore du travail…….Cet article qui correspond au point près à la réalité. Je suis impacté par ce syndrome. On en parle beaucoup mais les entreprises » font la sourde oreille » tant que la productivité, la rentabilité et le jeunisme seront mis en avant…..Le salarié ne fait que répondre aux sollicitations et se rallie au groupe et si le groupe suit il se sent à l’écart….Comment beaucoup de sujets en FRANCE, des thèmes sont soulevés ce qui donne l’impression d’être dans LA PREVENTION …. FAUX c’est un leurre mais en parler c’est juste DE LA COMMUNICATION « de la Com comme on dit aujourd’hui » (la vitrine)….Les formations RPS n’aboutissent pas sur le terrain ….Pour le salarié, reste l’impression d’être jugé…il y a toujours de bons prétextes « Il est trop perfectionniste, il en fait TROP, il est trop stressé, il a des problèmes personnels…. et se faire reconnaitre en MP c’est argumenter, se mettre face à l’employeur alors que le salarié est en état de faiblesse ….et aura très souvent tort…Il est très long et difficile de faire bouger les « lignes » en FRANCE… malgré les entités de PREVENTION mises en place…….! Ce témoignage pour rassurer les personnes concernées par ce sujet…..Elles ne sont pas « seules »

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