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homme atteint d'un cancer

Retravailler après un cancer

Après la phase aiguë de la maladie et l'arrêt des traitements, la question de la reprise du travail se pose. Comment l’appréhender au mieux ?

Témoignages de Julien et Carole

Quand elle a senti qu’elle pouvait reprendre, elle a rencontré le médecin du travail : « j’avais besoin d’en parler avec lui, car après un an d’arrêt, j’avais l’impression que je ne savais plus rien faire, que je serais « nouvelle » ». Julien a consulté son médecin au bout de trois mois car il « tournait en rond » et voulait de nouveau « avoir le sentiment d’être utile ». Tous les deux se sont vus proposer un mi-temps thérapeutique. Julien a beaucoup apprécié cette reprise en douceur -même si certains ne comprenaient pas forcément ses « longs week-ends » – et l’autonomie que son chef lui a laissée pendant ces premiers temps. La sollicitude de ses collègues l’a touché mais il aurait préféré que tous ne viennent pas lui demander comment il allait alors que lui souhaitait tourner la page…

Carole, de son côté, a travaillé à mi-temps puis à 70 % pendant les trois mois suivants. « J’étais super contente de reprendre, confie-t-elle, de retrouver mes collègues, de reprendre la vie active et de sortir du monde de la maladie. Ça voulait dire que j’étais guérie ».

 

Extérioriser pour passer le cap

Elle a aussi eu la chance de vivre un mois de transition avec sa remplaçante. Et de se faire accompagner individuellement et gratuitement, via une association, par une coach. « Cela m’a fait beaucoup de bien d’extérioriser ce que j’avais en moi », se souvient-elle. Ella a pu lui parler du cancer auquel elle pensait encore souvent sans oser l’évoquer à ses proches. Le temps partiel thérapeutique révolu, Carole a obtenu une journée de télétravail qui lui permet de diminuer une fatigue dont elle ne sait si elle fait suite à la maladie ou relève de sa charge de travail.

Pour Julien, c’est après sa promotion que les choses se sont compliquées. « J’ai eu l’impression de passer, un peu à cause du fait que j’avais été malade, de la situation de bon technicien à celle de mauvais chef, explique-t-il. Je ne me sentais plus légitime. » Pour l’aider à passer ce cap, son médecin l’a orienté vers l’accompagnement proposé par la Ligue contre le cancer : il a vu plusieurs fois une psychologue. Ces séances lui ont « fait beaucoup de bien » et lui ont permis de se sentir à l’aise dans son nouveau poste.

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  • Géraldine Langlois
  • Crédit photo : PeopleImages/Istock

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