Quand et comment faire le vaccin contre les papillomavirus ?

La vaccination contre les papillomavirus n’est pas obligatoire, mais recommandée, aux garçons comme aux filles.

Quand et comment faire le vaccin contre les papillomavirus ?

La Haute autorité de Santé recommande le vaccin contre les papillomavirus humains (HPV), appelé Gardasil ou Cervarix, aux filles – et depuis peu, aux garçons – âgés de 11 à 14 ans. Il protège de certains types de HPV responsables d’infections sexuellement transmissibles et de lésions précancéreuses, voire de cancers, chez les hommes comme chez les femmes.

Deux ou trois injections pour que le vaccin soit efficace

Le vaccin est administré en deux injections pratiquées à six mois d’intervalle. « C’est un âge pratique, car ce vaccin peut s’administrer en même temps que les rappels qui sont faits à ce moment-là : diphtérie, tétanos, polio et coqueluche », commente le Dr Xavier Carcopino, gynécologue et membre de la Société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale.

Il est possible de faire un vaccin « de rattrapage » après cet âge, et jusqu’à 19 ans, en trois injections. Il est aujourd’hui convenu de ne plus poser aux jeunes la question du démarrage de leur vie sexuelle (les HPV se transmettent en effet lors des relations sexuelles). Mais on a avancé l’âge de la première vaccination entre 11 et 14 ans pour cette raison.

Le vaccin est pris en charge par l’Assurance maladie et remboursé à 65 % par la Sécurité sociale. Son coût est de 105 à 116 euros par injection selon le vaccin.

Rumeurs infondées sur la dangerosité

Ce vaccin avait été accusé à tort, il y a quelques années, d’être responsable de maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques. Il est désormais prouvé que ce n’est pas le cas, selon des études réalisées par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) mais aussi de nombreuses études de pharmacovigilance internationales.

Ces accusations et rumeurs sont, entre autres, la cause de la très mauvaise couverture vaccinale contre les HPV en France. Elle est seulement de 23 % de la population alors que l’objectif fixé par le Plan cancer est de 60 %.

  • Crédit photo : Getty Images
Auteur article
Pauline Hervé

journaliste spécialisée dans les sujets relatifs à la santé (prévention, innovation et recherche, soins...)

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