Contraception gratuite pour les femmes jusqu’à 25 ans : ce qu’il faut savoir

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Depuis le 1er janvier 2022, la gratuité de la contraception a été étendue aux femmes de 18 à 25 ans. Les examens biologiques et actes médicaux liés à la contraception sont également compris dans la mesure.

Contraception gratuite

Jusqu’à l’âge de 25 ans, les femmes ont désormais accès à une contraception gratuite. Celle-ci sera prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sans avance de frais. Le dispositif, entré en vigueur le 1er janvier 2022, devrait concerner environ 3 millions de personnes. La prise en charge inclut également un rendez-vous annuel chez un médecin ou une sage-femme et les examens de biologie médicale associés à la prescription d’une contraception. Enfin, la gratuité comprend les actes de pose ou de retrait d’un contraceptif, tel que les dispositifs intra-utérins (stérilets).

Pour disposer d’une contraception gratuite, les jeunes femmes devront présenter une ordonnance. Les médecins généralistes, les gynécologues, les sages-femmes et les centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) sont à même de prescrire un moyen de contraception.

Qui bénéficie de la gratuité de la contraception ?

Les jeunes filles de 15 à 18 ans bénéficient déjà de moyens de contraception gratuits depuis 2013. La mesure avait été élargie aux mineures de moins de 15 ans en 2020.

On observe depuis quelques années un recul de l’usage de contraceptifs chez les 18-25 ans, qui s’expliquerait en partie par des raisons financières. Cette nouvelle extension devrait ainsi offrir aux jeunes femmes de cette tranche d’âge un accès à la contraception et à des échanges avec un médecin, quels que soient leurs revenus.

Le seuil de gratuité de la contraception a été fixé à 25 ans. Selon le gouvernement, il correspond à un âge où les personnes ont acquis plus d’autonomie financière et ne sont plus intégrées dans la complémentaire santé de leur foyer.

Quels sont les moyens contraceptifs concernés ?

Les femmes ont accès à la contraception de leur choix, mais tous les dispositifs ne sont pas inclus. La mesure s’applique aux pilules de première ou de deuxième génération, aux dispositifs intra-utérins, aux implants et aux diaphragmes. Cela comprend également la contraception d’urgence (pilule du lendemain), qui peut être délivrée sans ordonnance. À l’inverse, les pilules de troisième et de quatrième génération, les patchs, les crèmes spermicides, les anneaux vaginaux, ainsi que les préservatifs masculins et féminins ne sont pas concernés.

Quelle prise en charge après 25 ans ?

Au-delà de 25 ans, les stérilets, implants, et diaphragmes délivrés sur ordonnance sont pris en charge par l’Assurance maladie à hauteur de 65 %. Certains contraceptifs oraux sont remboursés, mais ce n’est plus le cas des pilules de troisième et de quatrième génération depuis 2013, en raison de risques thromboemboliques accrus.

Concernant la contraception masculine, deux préservatifs sont remboursables à 60 % par l’Assurance maladie sur prescription. Il s’agit d’« Eden » et de « Sortez couverts ! ». Afin de mieux répartir la charge contraceptive, le gouvernement prévoit de dresser un état des lieux de la contraception masculine en 2022 et de promouvoir les méthodes validées scientifiquement.

  • Anaïs Daniel
  • Crédit photo : Getty Images

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