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Vivre avec le diabète de type 1

Vivre avec le diabète de type 1

Encore appelé diabète insulino-dépendant, cette maladie autoimmune touche 300 000 personnes en France. Son seul traitement, l’insulinothérapie, est contraignant à vie. Pourtant, avec de bonnes habitudes et de l’organisation, on peut mener une vie quasi normale avec le diabète de type 1.

Le diabète de type 1 touche 10 % des trois millions de Français traités pour cette maladie. Sa particularité, par rapport au diabète de type 2 beaucoup plus répandu ? Souvent dépisté à un âge relativement jeune, le diabète de type 1 est une maladie autoimmune, autrement dit déclenchée par un dysfonctionnement du corps lui-même, qui n’assure plus la production d’insuline nécessaire à son bon fonctionnement. Celle-ci sert à équilibrer le taux de sucre dans le sang, et en son absence, la glycémie peut devenir si élevée ou si basse qu’elle crée de nombreux risques pour la santé, voire devenir mortelle.

Mais le traitement existe : injections quotidiennes d’insuline, et mesure des taux de glycémie deux à quatre fois par jour. Alors, comment faire pour mener tout de même une vie « normale » dans ce cadre ?

 

S’entourer des bons professionnels

C’est un endocrinologue ou diabétologue qui assurera le suivi principal. Mais il peut être nécessaire de faire appel à un(e) infirmier(e) pour aider à effectuer ses soins, un diététicien ou nutritionniste pour apprendre à gérer son alimentation et un podologue au moindre problème concernant les pieds, une zone particulièrement sensible aux conséquences du diabète.

 

Apprendre un nouveau quotidien

Qu’il ait besoin de plusieurs injections quotidiennes ou qu’il soit équipé d’une pompe à insuline, le diabétique va apprendre à gérer lui-même ses soins. Cela demande un temps d’apprentissage et de nouveaux réflexes à chaque déplacement par exemple : prévoir tout son matériel, vérifier le niveau d’équipements sanitaires du pays… Mais, « c’est le médecin traitant ou le diabétologue qui adaptera au mieux le traitement en fonction de la destination et du schéma de l’insulinothérapie », précise la Fédération française des diabétiques (FFD).

 

Ne pas rester seul

Les associations de diabétiques apportent des informations pratiques pour vivre avec cette maladie. Elles permettent aussi de se sentir moins seul et de mieux accepter. Car accepter, c’est souvent mieux se soigner, pour éviter ce que raconte Céline, 32 ans : « J’ai eu le diagnostic il y a 5 ans, mais je le vis comme une punition car le sucre était mon grand plaisir. Du coup, pour le moment je ne suis pas sérieuse avec mon traitement… Résultat j’ai mal partout, je vais aux toilettes 20 fois par jour, je suis fatiguée. Mais j’ai honte d’en parler à mon médecin, et je n’ai personne avec qui partager cela. ». L’Assurance maladie a également mis en place un portail d’information très détaillé destiné aux diabétiques, nommé Sophia. Il permet d’appeler gratuitement des infirmiers conseils pour toute question.

 

Informer et former son entourage

Se sentir moins isolé, être rassuré et rassurer en retour : nombreuses sont les bonnes raisons de parler de son diabète à son entourage familial, amical et professionnel. En famille, on peut essayer d’adapter fréquence et nature des repas pour qu’ils restent un moment convivial malgré les exigences du diabète.

Au travail, les collègues seront rassurés de savoir quels gestes faire en cas de crise d’hypo- ou hyper-glycémie. « Je l’ai même expliqué à ma petite de 4 ans qui a pris le pli : avant chaque repas, elle me rappelle d’aller faire ma piqûre car on mange. J’en ai parlé à tout le monde, amis et collègues. Cela m’aide à mieux vivre avec cette maladie qui ne se voit pas. Vivre avec, et pas la subir : la différence est importante pour moi », souligne Sophie, 36 ans.

 

Garder ou adopter une pratique sportive

Le sport, ou plus largement l’activité physique, est recommandé pour les personnes diabétiques. Presque toutes les disciplines sont accessibles, mais, précise la FFD « Certains sports extrêmes ou de combat ne sont parfois pas possibles avec un diabète, surtout si des complications sont présentes : hypertension mal contrôlée, maladie coronarienne, rétinopathie évoluée… ».

Pour le reste, il est important d’en parler avec son diabétologue, pour ajuster ses injections d’insuline avant ou après le sport, et surtout de se faire plaisir. Des activités plus douces comme la marche, le jardinage ou même promener son chien restent bénéfiques si l’on n’a jamais été fan de sport !

 

En savoir plus :

L’association « L’aide aux jeunes diabétiques » accompagne les familles.

  • Pauline Hervé
  • Crédit photo : Wavebreakmedia/Getty Images

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