Télétravail, quarantaine, indemnités : les entreprises s’adaptent face au coronavirus

Tout salarié, de retour de déplacement dans un pays à risque, doit se soumettre à des mesures spécifiques afin d’éviter toute propagation du coronavirus. Il peut bénéficier d’indemnités journalières si son isolement s’impose.

Personne en télétravail chez elle

Depuis la propagation du coronavirus, des précautions sont à observer par et dans les entreprises. Cela concerne les sociétés, les collectivités et les établissements publics ou privés où travaillent des salariés qui ont voyagé récemment dans les zones d’exposition au coronavirus* ou qui ont été en contact avec des personnes exposées. Ces recommandations visent à limiter le risque de chaîne de contamination.

* Au 28 février 2020, les zones concernées sont : la Chine continentale, Hong Kong, Macao, Singapour, la Corée du Sud, l’Iran, l’Italie (les régions de Lombardie et de Vénétie). Ces informations sont remises à jour quotidiennement en fonction de l’évolution de la situation.

Les conduites à observer dès le retour

Avant même de reprendre leur travail et leur vie sociale, ces salariés doivent observer un certain nombre de conduites. Et ce durant au moins quatorze jours après leur retour afin de préserver leur santé, celle de leurs proches, de leurs collègues… Ce délai s’explique par le fait qu’il faut compter entre deux et quatorze jours pour que les symptômes du coronavirus apparaissent après infection.

Ces mesures sont à suivre rigoureusement :

  • se laver les mains régulièrement,
  • porter un masque chirurgical en cas de contact avec autrui et à l’extérieur,
  • tousser et éternuer dans son coude,
  • utiliser des mouchoirs à usage unique,
  • surveiller sa température deux fois par jour ainsi que l’apparition de symptômes d’infection respiratoire. Si c’est le cas, le SAMU est à contacter sans tarder.

Privilégier avant tout le télétravail

Un salarié de retour d’une zone à risque ou qui a été en contact avec une personne exposée doit bénéficier d’adaptations dans son entreprise pour que soit sécurisé l’ensemble des effectifs et que soit assuré le bon déroulement de ses activités professionnelles. Ainsi, il lui faut éviter tout contact généré par les réunions, les repas à la cantine, l’utilisation des ascenseurs… Son maintien à domicile est préconisé avant tout.

Si aucune solution de poste isolé ou de télétravail n’est possible, le médecin du travail doit contacter l’Agence régionale de santé. Cette dernière désignera un praticien assermenté qui jugera s’il est pertinent d’établir un arrêt de travail. Ces arrêts, de quatorze jours minimum, ne peuvent pas être délivrés par le médecin de famille du salarié.

Compensation pour la perte financière engendrée

L’employé concerné sera alors pris en charge exceptionnellement par la Caisse primaire d’assurance maladie. En effet, un décret en date du 1er février 2020 ouvre droit aux indemnités journalières pour une durée maximale de 20 jours, afin que ces salariés, ainsi mis en quarantaine, ne subissent pas de pertes financières trop importantes. Aucun délai de carence n’est appliqué en l’espèce : les indemnités courent dès le premier jour d’arrêt de travail. Les parents, dont les enfants font l’objet de mesures d’isolement, rentrent également dans ce cas de figure.

  • Patricia Guipponi
  • Crédit photo : Getty Images

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