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Le tiers payant

Le tiers payant vous dispense, sous certaines conditions, de faire l’avance des frais médicaux à votre charge sur présentation de votre carte Vitale à jour et de votre attestation de mutuelle. Dans quels cas fonctionne-t-il ?

Le tiers payant s’applique de droit

  • En cas d’hospitalisation, d’acte de prévention dans le cadre d’un dépistage organisé, d’accident du travail ou de maladie professionnelle : le tiers payant s’applique pour l’ensemble des soins ; et à condition, pour l’hospitalisation, de choisir un établissement conventionné.
  • Si vous êtes bénéficiaire de la CMU-C, l’ACS ou l’AME* : pour l’ensemble des soins.

* CMU-C : couverture maladie universelle complémentaire. ACS : aide à l’acquisition d’une complémentaire santé. AME : aide médicale de l’État.

 

Vous devez vérifier si le tiers payant est pratiqué

  • En pharmacie : le tiers payant est pratiqué en quasitotalité pour tout achat sur prescription médicale, et à condition d’accepter les médicaments génériques.
  • Pour les opticiens, ambulanciers, kinésithérapeutes, radiologues, infirmiers, laboratoires d’analyses : renseignez-vous auprès du professionnel pour savoir s’il a passé une convention de tiers payant avec l’assurance maladie et avec la mutuelle.

 

Et si le tiers payant n’est pas pratiqué ?

  • En ce qui concerne votre mutuelle, n’hésitez pas à le lui signaler. Elle se rapprochera du professionnel ou de l’établissement concerné pour lui proposer un accord.
  • Sachez aussi que certains professionnels acceptent, à votre demande, de différer l’encaissement de votre chèque de paiement le temps que vous soyez remboursé.

 

Questions à Étienne Caniard, président de la Mutualité française

Quel est le principal apport du tiers payant ?

Il favorise l’accès aux soins. Le tiers payant sera effectif dès la fin 2014 dans le cadre du parcours de soins pour les ménages bénéficiant de l’Aide à la complémentaire santé (ACS) et il sera généralisé en 2017.

Il permettra de « désengorger » les urgences des hôpitaux, aujourd’hui trop souvent sollicitées par des patients qui ne disposent pas des ressources suffisantes pour avancer leurs frais médicaux.

Ne craignez-vous pas que les patients n’aient plus conscience du coût des soins ?

Je ne le crois pas. Et l’expérience de nos voisins européens le prouve : le tiers payant n’a pas provoqué de surconsommation dans 24 des 28 pays de l’Union où il est déjà en application.

Les Français ne vont chez leur médecin ni par plaisir ni parce que c’est gratuit ! Qui plus est, au-delà des assurés, c’est l’ensemble des acteurs qu’il faut responsabiliser, y compris les professionnels de santé. Je fais notamment allusion aux prescriptions parfois excessives de médicaments, de bilans ou d’imageries.

Les déficits de notre système de santé résultent en grande partie de sa mauvaise organisation, mais certainement pas d’une surconsommation choisie des patients.

 

Pour en savoir plus

  • La rédaction
  • Crédit photo : Garo/Phanie

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