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Quèsaco une « coopérative d’activités et d’emploi » ?

Quèsaco une « coopérative d’activités et d’emploi » ?

Vous souhaitez créer votre entreprise sans pour autant prendre trop de risques ? La coopérative d’activités et d’emploi (CAE) peut être une solution.

Peut-on développer sa propre activité tout en étant salarié ? Ce n’est pas une devinette mais la possibilité offerte par les coopératives d’activités et d’emploi (parfois aussi appelées « coopératives d’activités et d’entrepreneurs »).

Les CAE permettent d’être indépendant tout en évoluant dans un cadre collectif et de bénéficier d’un statut sécurisant, celui de salarié en CDI. Et donc de minimiser les risques. C’est notamment une formule rassurante pour des personnes en recherche d’emploi.

L’intérêt, c’est en effet de pouvoir entreprendre seul, tout en étant accompagné, et de profiter de l’expérience d’autres créateurs d’entreprise. Mais pas seulement. Cela permet également de mutualiser des compétences, des ressources (comme la comptabilité par exemple) et de participer démocratiquement à la vie de la structure.

 

150 millions d’euros de chiffre d’affaires

La première coopérative d’activités et d’emploi est née en 1995. Et selon la Confédération générale des Scop, il y en aurait près de 120 aujourd’hui en France (et une douzaine de projets en construction), pour un chiffre d’affaires global de 150 millions d’euros*.

Au total, elles regroupent plus de 10 000 personnes : 7 000 entrepreneurs salariés (+12 % par an en moyenne depuis 2011) et 3 000 porteurs de projets. Seuls 1 300 salariés sont associés au sein des CAE, ce qui est assez peu pour des coopératives. En revanche, parmi les salariés toujours présents dans la coopérative au bout de trois ans, plus de la moitié sont associés. Certains quittent en effet la CAE au bout d’un certain temps pour retourner dans l’entreprenariat classique ou reprendre une formation.

 

Les CAE appartiennent à l’économie sociale et solidaire

En majorité, les CAE sont multi-activités mais certaines sont aussi spécialisées dans le bâtiment, les services… De forme coopérative, elles choisissent le statut de Scop ou de Scic et font partie de la grande famille de l’économie sociale et solidaire.

La loi ESS de juillet 2014 entend d’ailleurs développer davantage les coopératives d’activités et d’emploi. Elle reconnaît pour cela le régime juridique d’entrepreneur salarié dans le droit du travail et prévoit de mieux encadrer ce statut, tout en incitant ces salariés à devenir associés.

 

Un exemple de coopérative d’activités et d’emploi

CLARA est une coopérative d’activités et d’emploi (CAE), installée à Paris et spécialisée dans le domaine artistique. Elle a obtenu le Prix de la performance économique durable lors des Prix ESS 2016. Ces prix, créés par le Conseil national des Chambres régionales de l’économie sociale et solidaire (CNCRES), sont remis lors du Mois de l’ESS.

 

* Chiffres au 31 décembre 2015.

  • Angélique Pineau
  • Crédit photo : g-stockstudio / Istockphoto

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