Vacances : ce qu’il faut emporter dans sa trousse à pharmacie

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La composition de la trousse de premiers soins à emporter dans ses bagages varie en fonction de la destination et de l’état de santé du vacancier. Le point sur les produits indispensables avec Isabelle Regourd, secrétaire du syndicat des pharmaciens de la Haute-Garonne.

trousse à pharmacie

Lorsque l’on part en vacances, quelle que soit la durée du séjour, il est fortement conseillé de prendre une trousse à pharmacie dans sa valise. Sa composition sera adaptée à la destination, les activités que l’on compte faire sur son lieu de villégiature (farniente sur la plage, randonnées, etc.), les fragilités et pathologies de chacun.

Des produits et médicaments de premiers soins sont toutefois recommandés pour couvrir l’urgence (fièvre, piqûres…) et la bobologie (douleurs ou coupures superficielles).

Certaines pharmacies peuvent proposer des trousses déjà prêtes. « Toutefois, elles ne contiennent que les produits pour les plaies, tels que les antiseptiques, les désinfectants, les pansements, les compresses, une paire de ciseaux… Le reste, composé de médicaments, est à compléter », observe Isabelle Regourd, secrétaire du syndicat des pharmaciens de la Haute-Garonne.

Se prémunir des coups de soleil et des piqûres d’insectes

Dans son officine à Toulouse, la pharmacienne conseille à ses clients d’emporter dans leur trousse de première urgence, en plus des produits précités, un répulsif pour les moustiques et une crème pour apaiser les piqûres. « On est à l’abri des moustiques nulle part. Ils prolifèrent quasiment partout dans le monde ».

Un aspi-venin est aussi recommandé. Comme son nom l’indique, il va permettre d’extraire le venin d’abeille ou de guêpe après une piqûre. « C’est aussi utile pour les morsures de serpent qui sont cependant plus rares ». Le tire-tique doit aussi faire partie du voyage pour enlever les tiques qui peuvent s’incruster lors de balades en forêt ou de randonnées. Un thermomètre incassable et une pince à épiler, pour retirer par exemple les échardes, sont également à glisser dans la trousse.

Autres incontournables des vacances : une protection solaire, dont le coefficient d’efficacité doit correspondre à la fragilité de la peau, et une crème pour les coups de soleil et les brûlures. Il faut se protéger même quand le ciel est couvert, les rayons du soleil sont très puissants. « Je conseille toujours de prendre de l’arnica et/ou une pommade pour les coups, les chutes, ainsi que du sérum physiologique pour nettoyer les yeux et enlever les petites poussières », poursuit Isabelle Regourd.

Masques, gel, autotests pour le Covid à ne pas oublier en vacances

Il ne faut pas oublier de prévoir un contraceptif (préservatif, pilule régulière ou du lendemain…). « Et depuis que le Covid sévit, il faut emporter des masques, du gel hydroalcoolique et des autotests », rappelle la secrétaire du syndicat des pharmaciens de la Haute-Garonne.

Les tubes et flacons de moins de 100 ml de lotion hydroalcoolique sont autorisés dans l’avion, mais doivent être placés dans un sac spécifique, en plastique et transparent, refermable, d’un litre maximum, de dimension 20 x 20 environ. Certains pays peuvent exiger un masque FFP2. C’est le cas par exemple de l’Italie, où certains conducteurs de bus et de taxis le demandent à bord et refusent les voyageurs munis de masques chirurgicaux.

« Quand on part pour un pays lointain comme l’Afrique, il faut emporter des produits pour stériliser l’eau », note la pharmacienne. Les bas de contention sont les bienvenus pour les trajets longs en position assise comme c’est le cas en avion. « C’est bien d’en avoir une paire quand l’acheminement dure plus de trois à quatre heures ».

Privilégier les médicaments qui se prennent sous la langue

Les coliques, diarrhées, maux de tête ou de ventre peuvent entraîner de vrais désagréments durant le séjour. C’est pour cela qu’il faut mettre dans sa trousse de pharmacie certains médicaments. Et privilégier ceux qui sont orodispersibles surtout quand on ne dispose pas d’eau sur soi. « Le paracétamol soigne la fièvre, les douleurs. Il peut s’administrer, placé sous la langue ou en dosette », ajoute Isabelle Regourd.

Les personnes qui souffrent du mal des transports doivent se munir de médicaments appropriés. Contre les intoxications alimentaires, on peut emporter un antidiarrhéique et un anti-vomitif, « ainsi qu’un antispasmodique pour traiter les douleurs abdominales et un antihistaminique pour stopper les réactions allergiques. »

Consultation, carte européenne et vaccins

Une visite chez le médecin s’impose pour toute question liée à la santé avant son départ en vacances et/ou pour renouveler ses ordonnances lorsque l’on souffre de certaines douleurs ou pathologies. « Il faut les prendre sur soi car elles peuvent être demandées à la douane, lors des contrôles dans les aéroports… », indique Isabelle Regourd, secrétaire du syndicat des pharmaciens de la Haute-Garonne.

Il est possible de bénéficier d’une prise en charge médicale lors de séjours en Europe. Il existe en effet une carte européenne d’assurance maladie qui doit être demandée au moins 15 jours avant le départ en vacances auprès de l’Assurance maladie (guichet et en ligne sur le compte Ameli). Elle est individuelle et nominative et est valide pendant deux ans. Cette carte ne remplace toutefois pas l’assurance voyage et ne garantit pas la gratuité des services de soins.

Avant de partir, il est aussi préférable de se renseigner sur les vaccins recommandés ou obligatoires en fonction de sa destination. L’institut Pasteur a mis en ligne la liste des vaccins à effectuer selon les pays.

  • Crédit photo : Getty Images
Auteur article
Patricia Guipponi

journaliste généraliste spécialisée notamment en social et santé.

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